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La presse Et les forces de l'ordre [Feat. Swann Eberhart]

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MessageSujet: La presse Et les forces de l'ordre [Feat. Swann Eberhart] Dim 26 Juin - 10:16

Léandro venait d'arriver tout juste au bureau quand son équipe et lui furent appelé sur une scène de crime dans le parc d'Humboldt. Il s'était équipé et avait foncé vers l'adresse que lui avait donné un des hommes déjà sur place. Il prit donc le volant et arriva après seulement une dizaine de minutes.

Sur place, le jeune lieutenant de police se renseigne sur les indices que l'équipe présente avait pu relever sur le corps de la victime quand.soudain, il tourna la tête et vit une vague de journaliste débarqués. Comment pouvaient-ils déjà être au contraire du meurtre ? Il se dirigea alors vers eux afin d'aider un collègue qui avait du mal à les contenir.

" - Je vous demanderais à tous de bien vouloir reculer, ceci est une scène de crime et pour l'instant nous n'avons aucune information à communiquer à la presse, si c'est le cas nous ferrons une annonce publique plus tard. Merci de votre compréhension."

Il espérait que ses paroles allaient avoir l'effet escompté, c'est-à-dire de ne plus se ruer sur le policier qui s'occupait de la sécurité de la scène de crime, sinon, il serait sans doute forcé à faire usage de la force afin de les éloigner une bonne fois pour toute. Et ce n'était pas ça qui le gênait à vrai dire, Léandro était un bon flic et il n'hésitait pas des dois à faire des choses qui ne sont pas forcément autorisées par la loi, si toutefois ça peut l'aider à résoudre une enquête sur laquelle il bosse.
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MessageSujet: Re: La presse Et les forces de l'ordre [Feat. Swann Eberhart] Ven 1 Juil - 19:41


L’info était arrivée à toute vitesse à la rédaction. Un meurtre dans le parc d’Humboldt. Il n’y avait pas eu de temps à perdre et j’avais été dépêchée sur place pour obtenir un maximum d’information. Je n’avais pas mis longtemps à rejoindre les lieux situés non loin du siège du journal. Je n’étais pas la seule sur place, puisque tout un tas de journalistes étaient déjà là. Moi qui pensais avoir la primeur du scoop, j’étais un peu déçue. Mais fallait s’en douter, avec les réseaux sociaux, twitter et compagnie, l’info circulait à une vitesse folle et rares étaient les scoops.

Me fondant parmi les journalistes présent, je découvrais avec un petit sourire que le policier qui nous parlait n’était autre que Leandro Alvaro. Je l’avais déjà croisé sur d’autres affaires et j’étais certaine de l’avoir agacé la dernière fois avec toutes mes questions. Néanmoins, j’avais l’impression qu’il y avait une certaine forme de respect et j’espérais pouvoir lui soutirer des infos. Certains journalistes reculaient, juste le temps de prendre des notes ou de faire un direct qui sonnerait creux sans informations. Moi je n’en faisais qu’à ma tête, comme d’habitude et me rapprochait du cordon de police.

« Lieutenant Alvaro! » J’attendais qu’il se retourne et lui adressais un petit sourire ainsi qu'un signe de la main. Je savais qu'il m'avait reconnue. Il devait se dire que c’était le retour de la casse pied de service et je ne pouvais pas lui donner tort. Je m’attendais à prendre un vent et jetant un regard autour de moi pour vérifier que mes confrères étaient loin, je dégainais ma petite arme secrète. Ma mémoire et mes infos. « C’est le même tueur que la semaine dernière ? » Parce que j’avais laissé mes oreilles trainer dans la cohue des journaliste, les témoignages qui circulaient déjà et j’avais fais le lien avec 2 crimes qui avaient eu lieu la semaine dernière et la semaine d’avant. « Je dois écrire qu’on a un tueur en série ou pas ? » J’attendais sa réaction, je savais qu’une fuite dans les médias ne les arrangerait pas. Pas tant qu’ils n’en auraient pas besoin. Tout ce que je voulais, c’est qu’il fasse demi-tour et vienne me parler. Le jeu du chat et de la souris m’avait manqué.

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MessageSujet: Re: La presse Et les forces de l'ordre [Feat. Swann Eberhart] Sam 2 Juil - 13:00

Léandro n'aimait pas les scènes de crime, où lorsqu'il arrivait, cette dernière était déjà remplie par tout un tas de personnes avares d'informations comme des journalistes, ou de simples curieux. Qu'est-ce qui était excitant de le faire de voir un cadavre ? Il en voyait tous les jours et pourtant, il ne trouvait en aucun cas cela plaisant. Il faisait son boulot et en côtoyer tous les jours en faisait partie, ce n'était pas forcément une partie de plaisir, mais il devait tout de même le faire. Comme sur chaque scène, il se devait d'éloigner les curieux que ce soit de simples civils ou des journalistes. Malgré le périmètre de sécurité installé, il pouvait y avoir des indices sur le crime commit au delà de la zone délimitée.

Alors qu'il avait parlé calmement aux journalistes et autres personnes se trouvant là, les trois quarts firent demi-tour. Il était heureux de voir que pour une fois, il avait été écouté, mais c'était sans compter sur Eberhart. Cette fameuse journaliste qui était toujours sur place peu importe l'endroit. Il fallait bien évidemment qu'elle se fasse remarquer une fois de plus. Il soupira alors et fit demi-tour pour lui faire face.

" - Je pense que vous n'avez pas dû bien comprendre ce que j'ai dis à vos collaborateurs il y a quelques minutes. J'ai dis que nous n'avons rien à déclarer à la presse pour le moment, quand ça sera le cas, vous serez la première informée mademoiselle Eberhart." fit-il en tournant les talons.

Mais il savait que leur discussion n'allait pas s'arrêter là, elle allait essayer de lui soutirer des informations comme à chaque fois, mais cette fois-ci, Léandro n'avait pas de tuyaux à lui refuler, du moins pas pour l'instant.
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MessageSujet: Re: La presse Et les forces de l'ordre [Feat. Swann Eberhart] Sam 2 Juil - 21:51

J’avais au moins obtenu de lui qu’il fasse demi-tour et se rapproche un peu. Au moins le temps de m’envoyer promener. Je m’attendais à ce genre de réaction et je le laissais parler sans broncher. Mais il avait beau me tourner le dos à nouveau, je ne comptais pas laisser tomber. « Tenez mieux vos témoins alors ! Ils parlent trop! » En effet, l’un des badauds à proximité de la scène avant que le périmètre de sécurité ne soit installé, s’amusait à décrire ce qu’il avait vu. Il avait du échapper aux policiers puisque qu'il n'avait fait que passer et n'avait pas été de ceux qui avaient découvert le corps. Ça n’avait rien de plaisant mais certains détails qu’il avait révélés m’avaient rappelé une autre scène de la semaine précédente et j’étais certaine de ne pas me tromper. Mes confrères n’avaient pas fait le lien parce que les détails qui m’avaient intrigués n’avaient pas été révélés dans la presse à l’époque. C’était des éléments que j’avais gardés pour moi.

« C’est le même mode opératoire ? » Je le voyais me jeter un regard et esquissais un geste de la tête presque suppliant. « En off… Promis je n’écrirais rien… » Et comme pour prouver ma bonne fois, j’accrochais mon stylo à mon carnet et le glissais dans mon sac en bandoulière. « Vous n’étiez peut être pas sur les autres scènes de crime, mais ce qu’a dit ce type tout à l’heure… C’était la même chose la semaine dernière et celle d’avant. » Parce que je pouvais lui soutirer des infos et lui en donner aussi. « Jetez un coup d'oeil, renseignez vous auprès de vos collègues… Vous verrez que j'ai raison… » Je levais les mains l’air de dire que je laissais tomber pour le moment et reculais d’un pas pour aller attendre un peu plus loin, à l’écart des autres journalistes.

J’avais ressorti mon calepin du sac pour le fouiner et retrouver mes notes de ces deux dernières semaines. C’était un joyeux bordel là-dedans mais je parvenais toujours à m’y retrouver. Le type de tout à l’heure passait près de moi et j’en profitais pour lui faire répéter son récit. Certains éléments concordaient et je jetais un regard à la scène de crime qu’on ne parvenait pas à discerner d’où on se trouvait. Le badaud s’éloignait et j’observais mes collègues qui semblaient s’ennuyer à couvrir un crime comme un autre… Sauf que j’avais l’intime conviction que ce n’était pas un meurtre isolé mais bien un qui appartenait à une série.
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MessageSujet: Re: La presse Et les forces de l'ordre [Feat. Swann Eberhart] Lun 4 Juil - 10:53

La jeune femme avait un ton que l'italien n'appréciait pas spécialement, c'était presque comme si elle lui disait comment il devait faire son travail. Non en fait, ce n'était pas qu'une impression, elle lui disait comment il devait s'y prendre, et il n'aimait pas du tout qu'on lui dise quoi faire et encore moins commun. Il avait un sérieux soucis avec l'autorité depuis déjà de longues années, mais avec son supérieur il faisait les efforts nécessaires pour ne pas trop le montrer, même s'il était réputé pour ne jamais obéir aux ordres, ou du moins en faire qu'à sa tête. Cependant, il n'en demeurait pas moins être un bon élément, apprécié de sa hiérarchie, malgré ses manquements à la loi.

" - Je ne vous dis pas comment faire votre travail mademoiselle Eberhart, j'aimerais que vous en fassiez autant." fit-il un peu excédé.

Maintenant, elle essayait de lui soutirer des informations en prétextant que c'était elle seule, il avait vraiment du mal à y croire, surtout venant d'une journaliste, ils savaient parfaitement mentir, et la jolie blonde ne faisait pas exception à la règle.

Il est en vrai qu'en temps normal il lui arrivait de lui refiler des informations, mais pour le moment, il n'était sûr de rien et préférait ne pas lancer de fausses rumeurs sur le mode opératoire. Les indices n'avaient pas encore parlés, Léandro ne se prononça donc pas sur les affirmations de sa collaboratrice.

" - J'étais sur les scènes précédentes, c'est mon travail, seulement, je ne peux pas insinuer quelque chose en l'air tant qu'il n'y a pas de preuves tangibles pour confirmer lesz dires de mes collègues ainsi que les miens. Donc pour le moment je préfère m'abstenir de quoique ce soit pour éviter l'amalgame, surtout que dans la presse vous êtes fort pour ça." dit-il en la regardant droit dans les yeux.

Le lieutenant Alvaro finit par la regarder s'éloigner et retourna auprès de ses camarades pour en savoir plus sur les preuves présentes sur la scène de crime et surtout, les informations que le légiste pourrait lui donner, pour confirmer ou annuler la thèse de la fameuse journaliste.
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MessageSujet: Re: La presse Et les forces de l'ordre [Feat. Swann Eberhart] Mer 13 Juil - 11:32

Ce qu’il pouvait être susceptible celui-là… Je n’avais pas choisis le flic le plus facile à interroger. Déjà la dernière fois ça avait été compliqué même si au final chacun avait trouvé son compte. Il m’envoyait sur les roses et je laissais sa remarque glisser. Une fois qu’il aurait fini de râler, on pourrait peut être discuter.

Je voyais bien qu’il ne me faisait pas confiance, et je comprenais. Bon nombre de mes collègues n’étaient pas des gens de paroles. Mais si on avait réellement affaire à un tueur en série, je n’allais pas m’amuser à l’écrire comme ça, à la va-vite. Ça serait le meilleur moyen de créer la panique et la police n’en aurait pas besoin et ça pouvait aussi provoquer le tueur et on n’avait pas besoin de ça non plus.

Je décryptais ce qu’il me disait. En gros, il s’abstenait mais il n’écartait pas cette possibilité. C’est avec un petit sourire satisfait que je l’observais. « Merci lieutenant… » Je l’observais s’éloigner alors que je faisais de même. Ma rédaction m’appelait mais je préférais ne pas me prononcer non plus. Dans la discrétion, je ne faisais confiance qu’à moi-même.

Après avoir poireauté un petit moment, ça semblait bouger à nouveau autour de la scène de crime. Et au moment où Leandro sortait du périmètre de sécurité, je m’approchais enfin de lui comme je le voulais. « Alors ? » Il n’y avait pas d’enthousiasme glauque dans ma voix. J’étais plutôt du genre inquiète et concernée. Ça me faisait pas marrer et ça ne m’excitait pas de savoir qu’on avait un potentiel tueur en série en ville.
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MessageSujet: Re: La presse Et les forces de l'ordre [Feat. Swann Eberhart] Mer 13 Juil - 14:28

Léandro n'était pas facile de caractère, il était même très impulsif des fois, mais c'est ce qui faisait de lui un bon élément. Avec Swann ça n'avait jamais été simple entre eux, c'était toujours tendu peu importe la scène de crime sur laquelle ils se retrouvaient. Il voulait bien l'aider mais elle devait comprendre que des fois, il ne pouvait pas.

L'italien était pas très ami avec l'autorité, et bien souvent d'ailleurs il avait enfreint les règles pour n'en faire qu'à sa tête, ce qui lui avait valu plusieurs fois de se faire remonter les bretelles. Et il savait parfaitement que tuyauter une journaliste n'était pas très bien vu de son supérieur, surtout pour divulguer des informations que seuls les policiers sont sensés savoir.

Quelques instants plus tard, le jeune lieutenant avait des informations complémentaires. D'après le légiste, les conditions de mort de la victime correspondaient avec le mode opératoire des deux autres crimes commit plus tôt. Il soupira. Swann allait encore en profiter pour lui rabâcher qu'elle avait raison et que lui avait tord. Tout ce qu'il détestait. La foule s'était éloignée mais quelques journalistes étaient encore présents sur les lieux, même si c'était minime. Il sortit alors du périmètre pour réfléchir, mais au lieu de ça, la jeune femme s'empressa de le rejoindre pour lui demander des informations. Il fronça les sourcils et s'assura que personne ne pouvait entendre leur conversation.

" - D'après le légiste les plaies sont les mêmes que lors des deux autres crimes précédents, il y a donc une forte probabilité pour que ce soit le même homme qui est tué ces trois personnes. Mais qu'on se mette bien d'accord, je ne suis au courant rien et ce n'est pas moi qui vous ai transmis ces informations." fit-il d'un ton assez autoritaire.

Si jamais sa hiérarchie apprenait qu'il renseignant les journalistes sur place, il était bon pour perdre son job. Et c'était la seule chose qu'il savait faire.
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MessageSujet: Re: La presse Et les forces de l'ordre [Feat. Swann Eberhart] Dim 31 Juil - 19:48


J’aurais préféré me tromper. Ça aurait sans doute fait du mal à mon égo mais j’aurais préféré me tromper. En rejoignant Leandro Alvaro, j’espérais qu’il me dirait avec triomphe que je m’étais trompée et que je devais arrêter de nourrir des fantasmes de tueurs en série. Sauf qu’il regardait autour de lui avant de prendre la parole et je comprenais que s’il voulait rester discret, c’est que j’avais mis le doigt sur quelque chose. Et merde.

Même blessures que sur les crimes précédents. Je tenais un scoop et pourtant, je ne savais pas quoi en faire. Leandro s’assurait que je ne balance pas mes sources et je fronçais les sourcils. « Hé ! Je suis pas une balance d’accord ? Le secret des sources je connais et je sais être discrète. » c’est qu’il allait finir par me vexer à force.

« C’est quoi votre plan ? Prévenir la population ou au contraire garder ça secret ? » Je n’avais pas vraiment envie de semer la psychose chez les habitants, surtout si ça empêchait la police de faire son travail. En même temps, les gens méritaient de savoir, pour être peut être plus prudent. « Vous avez un profil type ? Du tueur, de la victime ? Vous allez demander à des profiler de vous aider ? » Je mélangeais un peu tout, je sais, mon boulot de journaliste et celui d’enquêtrice. Sauf que j’étais pas dans la police moi.

« Si ça peut aider, je publie pas l’histoire comme celle d’un potentiel tueur en série. Mais je veux être la première à publier le scoop quand vous jugerez que c’est le bon moment. » En gros, je gardais l’info pour moi, pour la sortir au bon moment, mais je voulais être la première. C’est à dire, publier mon article avant même qu’il y ait une conférence de presse organisée. « On a un deal ? » et je levais les yeux au ciel. « Et bien sûr ça ne viendra pas de vous, je vous l’ai déjà promis. » Je plongeais dans son regard en attendant son approbation.
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MessageSujet: Re: La presse Et les forces de l'ordre [Feat. Swann Eberhart] Mar 2 Aoû - 16:23

Léandro savait parfaitement faire son travail, seulement, malgré le fait que Swann soit une privilégiée sur certains points, il n'en demeurait pas moins que normalement, les informations découvertes durant la fouille de la scène de crime ne devaient pas être mise au grand jour avant accord avec la direction. Même si l'italien détestait l'autorité et parfois les ordres venant d'en haut, il se devait de les respecter un minimum s'il voulait rester en poste aux renseignements.

" - Je préfère prévenir par simple précaution, je ne tiens pas à vous vexer ou autre. J'aime quand les choses sont claires, alors je les clarifient pour éviter tout mal entendus par la suite."

Il eut à peine le temps de lui répondre qu'elle recommença à lui poser tout un tas de questions sans réel lien les unes entre les autres. Il soupira. Il avait l'impression d'être l'arroseur arrosé. Toutes ces fois où il interrogeait les potentiels suspects, et aujourd'hui, il se sentait traité comme s'il en était un, en subissant l'interrogatoire de la journaliste.

" - Je ne suis pas en mesure de répondre à toutes vos questions presque dénouées de sens, mais, vous aurez sans doute vos réponses en temps voulu. En attendant, c'est une très bonne décision que de garder l'affaire au chaud. Je vous tiendrais au courant si toutefois j'ai des nouvelles venant de mes supérieurs."

Un deal ? Léandro ne faisait pas parti de ces personnes à qui on pouvait mettre une corde au cou, et ensuite qu'on peut manipulé comme on le désire. Il savait s'affirmer, et si la direction décidait de faire une conférence de presse, ce ne sera pas la première personne informée, il ne le sera peut-être pas du tout, sauf si le patron est dans un bon jour.
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MessageSujet: Re: La presse Et les forces de l'ordre [Feat. Swann Eberhart] Dim 14 Aoû - 22:05


Je le regardais comme s’il me prenait pour une débile. Débile que j’étais loin d’être mais il faut croire que Leandro avait du mal à ne pas me prendre de haut juste parce que monsieur avait un badge. Parfois il pouvait se montrer sympa et l’instant d’après, il donnait l’impression que vous n’étiez qu’une miette coincée sous sa botte qu’il pouvait écraser. « Je sais merci… Je suis pas idiote vous savez ? Mais si ça fait du bien à votre égo de me traiter comme une petite chose sans cervelle… Allez-y. »

J’avais juste fait mon boulot à lui poser des questions. Et encore, les premières avaient été posée dans l’espoir de ne pas ruiner leur travail. Mais faut croire que MONSIEUR Leandro Alvaro mettait tout le monde dans le même panier. Alors quand il parlait de question presque dénuées de sens, je serrais les dents quelque peu agacée avant de me relâcher en me disant que de toute façon, ce type ne représentait rien pour moi. C’était une source, je pouvais en trouver d’autre. Il n’était pas la plus importante d’entre elles.

« Dénuées de sens ? Ce n’est pas de ma faute si mon cerveau bouillonne plus que le votre officier… Y’a un potentiel tueur en série, désolée de vous demander comment vous allez procéder, mais forcément ça me fait me poser des questions… Mais vous avez raison, ça n’a aucun sens ! Autant rentrer gentiment sans se fouler ! » Ajoutais-je avec ironie. Cette fois il m’avait vraiment gonflé. Comme d’habitude il faisait son petit numéro et cette fois était la fois de trop. « Je vais garder mes questions dénuées de sens pour quelqu’un d’autre merci… Ce n’est pas la peine de me prévenir… Je trouverai un autre moyen de me renseigner. Mais comptez plus sur moi en échange. Ça vous avait bien arrangé la dernière fois pourtant, mais c’est donnant donnant  ! » Je n’étais pas du genre à ramper pour obtenir des informations. J’étais une bonne journaliste, je le savais, mais je n’étais pas prête à tout pour un scoop et surtout pas à me faire prendre de haut par un officier de police lambda.

Je tournais les talons et m’éloignait de Leandro sans le moindre remords. Par le passé, j’avais aidé dans des enquêtes parce que les journalistes ont parfois plus de facilité à obtenir des infos car ils ne sont pas coincés par la procédure. Si je me retrouvais avec des infos cette fois, ce n’est pas à Leandro que je les apporterai. J’en avais marre d’avoir l’impression d’être qu’un caillou dans sa chaussure et de subir son sale caractère. Définitivement, avec Leandro et moi, nous avions l’exemple parfait de la mésentente entre la presse et la police.
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MessageSujet: Re: La presse Et les forces de l'ordre [Feat. Swann Eberhart] Mar 16 Aoû - 9:17

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