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tristana ★ i can be your superhero

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MessageSujet: tristana ★ i can be your superhero Lun 4 Juil - 23:29

(he fell down, just to drown in a sea of delight)
★ ★ ★ ★


Les pneus crissèrent, écho au coup de frein brutal qui se voulait contrôle. Laissant derrière elle une longue trace de gomme, la vieille Chevrolet termina de se garer. En sortit, à peine le moteur s’était-il coupé, Tristram, lunettes de soleil sur le nez, une main passant dans ses cheveux. Un groupe de jeunes étudiantes se tenaient plus loin, sur le trottoir, non loin d’une boutique de disques et lui lançaient des regards qui se voulaient discrets. Tristram leur accorda un regard, un sourire, un clin d’œil qu’elles purent deviner et les abandonna à leur sort tandis qu’elles se mettaient à glousser. Ce n’était que des gamines, des jeunes filles en mal d’attention, qui fantasmaient d’une relation pimentée avec un homme plus âgé. Sans se douter que ce même homme n’oserait jamais aller au-delà du moindre contact physique. La Colère. La Sienne. Il passa devant l’Eglise, lui lança un coup d’œil en biais sans pour autant faire mine de vouloir y pénétrer. Il irait se repentir plus tard. Pour l’heure, il avait encore le temps. Le temps et du boulot. Ses yeux se posèrent sur le numéro de la rue qu’il cherchait et, s’allumant une cigarette tandis qu’une vieille dame composait le code de l’immeuble, il prit grand soin de retenir le code digital et se glissa derrière la petite mamie tandis qu’elle entrait dans l’immeuble. Il s’autorisa un sourire charmeur à son attention alors qu’elle lui lançait un regard méfiant et ne se rassura que lorsqu’elle lui offrît un sourire en retour. D’abord les étudiantes, maintenant les retraités, voilà qui devenait intéressant. Tristram fuit l’ascenseur, lui préférant les escaliers qu’il monta quatre à quatre jusqu’à se retrouver devant la porte 12C. Il tendit la main, tourna la poignée mais rien ne vint. Collant l’oreille contre la porte, il guetta le moindre bruit. Rien. Un coup d’œil à gauche et à droite et il tirait son .9mm de sa veste, l’arma d’un silencieux avant de tirer dans le verrou. Son client n’avait pas demandé une discrétion à toute épreuve, il en profitait légèrement. Il s’engouffra dans l’appartement, fouillant chaque papier, chaque tiroir, chaque meuble. Mais rien. L’autre enfoiré avait bien caché son butin. Restait donc son coffre à la banque. Ça allait être plus difficile, mais ça restait jouable.

Il quitta un appartement sens dessus-dessous d’un pas leste, dévalant les marches comme s’il n’avait commis aucun méfait. Au rez-de-chaussée, il força la boîte aux lettres mais elle ne contenait pas davantage de merveilles artistiques que le reste de l’appartement. Résigné, il quitta l’immeuble. Direction la banque.

Tristram enfonçait la clef de sa Chevrolet dans la serrure de sa portière quand il entendit un moteur vrombrir. Attiré par le bruit, il tourna la tête pour découvrir une superbe Porsche, sans doute à peine sortie du garage, foncer à vive allure. S’il n’accrochait pas au design – et plus particulièrement à la couleur jaune poussin qu’il trouvait d’autant plus affreux qu’elle ne mettait pas en valeur le sigle de la marque – il devait reconnaître qu’elle donnait l’impression d’en avoir sous le moteur. Il continuait de suivre la voiture du regard quand, du coin de l’œil, il aperçut une jeune femme se retrouver sur la route. Comment est-ce qu’elle avait atterrit-là, il l’ignorait, mais ce qu’il comprit, en revanche, c’est que s’il n’agissait pas, elle finirait bientôt sous les roues de la Porsche. Il s’élança, sautant par-dessus une barrière et plongeant ensuite sur la jeune demoiselle qu’il attrapa au niveau de la taille pour la pousser du chemin. Il entendit le véhicule freiner, le sentit passer à ras de leurs deux corps maintenant allongés sur le bitume. Se redressant légèrement pour ne pas totalement écraser la jeune femme, Tristram esquissa une grimace. « Je vous assure qu’en général, je commence par me présenter avant de m’étendre sur un beau visage. » Il eut un sourire et, prenant conscience que sa main reposait toujours au creux de la taille de l’inconnue, il la retira. « Vous n’êtes pas blessée ? » Mais à peine s’était-il inquiété de l’état de la jeune femme qu’une portière se claqua derrière eux. Tristram se redressa et, sans surprise, reconnut le chauffard qui s’approchait. Ce dernier affichait une mine mi-inquiète – faussement, sans doute, mi-agacée. « Je suis désolé, vous avez surgit de nulle part, je ne pouvais pas freiner. Vous vous êtes presque jetée sous mes rou… NON MAIS CA VA PAS LA TETE ? » L’homme recula, les deux mains portées à son nez sur lequel Tristram venait d’abattre son poing. « Oh, pardonnez-moi, mais votre visage s’est jeté sous mon poing. Vous comprenez, je ne pouvais pas freiner. » Il se para d’un sourire ironique et suffisant tandis que l’autre se lamentait et hurlait menaces et injures. Tristram s’en détourna, proposa une main pour aider la jeune femme à se relever. « Excusez-le, je crains qu’il n’ait pas été élevé dans le respect des femmes. » Un autre petit sourire pour aider à faire oublier la violence dont il venait de faire preuve.

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MessageSujet: Re: tristana ★ i can be your superhero Ven 8 Juil - 1:08

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C’était une journée normale, dans la vie de Morgana. Métro, boulot, dodo, comme disait l’expression tant utilisée par notre chère population mondiale pour désigner le train-train quotidien, autrement dit : la routine. Elle n’aimait pas ça, mais son métier permettait de diversifier ses journées. La plus part du temps. Les autres jours, c’était rapport et ennui au beau fixe… comme aujourd’hui. D’ailleurs, celle-ci se terminait et Morgana était ravie. Elle avait beau adorer son boulot, il lui arrivait d’être soulagée de rentrer chez elle. Elle pourrait prendre un bain, se détendre devant un bon bouquin et un verre de vin. Ouais. Dans ces moments, elle était ravie de rentrer chez elle. C'est en marchant jusqu'à son domicile, qu'elle réfléchissait au livre qu'elle commencerait, au vin qu'elle boirait et le repas qu'elle se ferait ce soir -car elle était excellente cuisinière-. Peut-être qu'elle se ferait un plat africain, comme elle avait appris à les faire durant son adolescence. Ça dépendrait de ce qu'elle avait dans son frigo. Perdue dans ses pensées, elle traversa la route et ce fut le drame.

Alors qu’elle entendait des pneus crisser, elle sentit deux mains l’agripper. Elle n’eut pas le temps d’analyser et de comprendre la situation, qu’elle était au sol et qu’un homme se trouvait au-dessus d’elle. Un rire nerveux échappa ses lèvres, lorsqu’il plaisanta. Elle venait seulement de réaliser ce qu’il se passait. L’homme presque allongé au-dessus d’elle –quelle situation bizarre, d’ailleurs !- lui demanda si elle n’était pas blessée et elle prit quelques secondes avant de répondre. Elle-même ne savait pas trop, en réalité. « Ça devrait aller. », répondit-elle à son sauveur, essayant de se lever. Ouais, en fait…ça n’allait pas si bien. Morgana sentait un problème, avec l’une de ses chevilles alors elle décida de ne pas s’appuyer dessus. De ne pas se lever du tout, elle resterait au sol quelques minutes de plus. Elle eut à peine le temps de se préoccuper de sa cheville, que le chauffeur commençait à l’accuser de ne pas avoir regardé la route, d’avoir déboulé de nulle part et…oh. Revirement de situation. Le sauveur venait de frapper le chauffeur de son poing et de ses mots. Malgré la violence, Morgana se mordait la lèvre inférieure pour ne pas éclater de rire. Cet homme avait de l’humour et ça plaisait à la jeune femme. Lorsqu’il se tourna vers elle, elle fit un sourire sincère. Sa main se glissa dans la sienne, alors qu’il plaisantait encore. Un rire s’échappa de ses lèvres, amusée par ce qu’il disait. « La galanterie se perd, c’est dommage. Heureusement que vous êtes là pour remonter le niveau. », ajouta-t-elle en riant légèrement. Alors qu’elle allait se relever, elle eut comme une décharge dans la cheville droite. Elle écarquilla les yeux. Habituellement, la douleur ne la dérangeait pas mais là…là c’était horrible douloureux. Ça l’était tellement qu’elle s’écroula dans les bras de son sauveur, passant ses bras autour de son cou pour s’y retenir. Aie. Elle les sentait venir, les semaines d’arrêt de travail à plein nez. Elle soupira longuement. « Je…Je m’appelle Morgana. », tenta-t-elle pour faire oublier la gêne qu’elle ressentait à l’idée de se retrouver pendue au cou de cet homme –aussi séduisant fut-il-.
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MessageSujet: Re: tristana ★ i can be your superhero Ven 8 Juil - 10:38

L’air presque grave, Tristram acquiesça lorsque la belle inconnue lui assura bien aller. Elle n’avait pas l’air particulièrement sereine, ni même sûre de ce qu’elle avançait, mais d’après ce qu’il pouvait voir, elle n’avait pas le moindre signe de contusion ou de saignement. C’était déjà ça ; il n’aurait pas besoin de l’emmener en urgences à l’hôpital – et d’ensuite s’occuper de l’autre abruti de chauffard. Il ne remarqua pas la grimace sur les lèvres de la demoiselle, déjà occupé à faire volte-face pour régler le problème nommé « gueulard ». Ce dernier, les mains sur son nez, commençait à se plaindre. A travers ses gémissements, et d’une voix étouffée par les deux mains qui obstruaient sa bouche, le chasseur de têtes comprit vaguement qu’il était question d’un nez pété. Il inspira et préféra se détourner. Il pourrait lui faire subir encore bien pire s’il continuait de manquer de respect à tout le monde avec autant de hargne. C’était bien un conducteur de Porsche ça, pour sûr. Il n’y avait que ces comptes en banque débordant qui pouvaient adopter un tel comportement. Un regard jeté à la plaque d’immatriculation et Tristram savait qu’il retrouverait la trace du chauffard en quelques minutes. Mais sa priorité, pour l’heure, restait la jeune femme qui avait manqué d’être renversée. Il l’aida à se relever tandis qu’elle riait et qu’il lui rendait son sourire. «Que voulez-vous, je suis un dandy. Un dandy américain. » Il avait peut-être moins d’allure qu’un dandy britannique, mais il pouvait déjà confirmer avoir plus de classe que les conducteurs de Porsche. L’effet vieilles américaines, sans doute. Quand on conduisait une Chevrolet, on se devait d’adopter un comportement correct. Mais son sourire s’effaça pour se peindre en un début d’inquiétude tandis que la jeune femme semblait basculer en avant. Son réflexe fut de tendre les bras pour la rattraper et il sentit ses bras venir s’enrouler autour de son cou. Il avait porté une de ses mains à la taille de la jeune femme, l’autre s’était nichée dans son dos. Une position idéale pour une danse et digne d’un tableau de maître. « Il semblerait que vous n’alliez pas aussi bien que vous le pensiez. » Il baissa les yeux pour tenter d’apercevoir l’état de la cheville de celle qui se présenta sous le prénom de Morgana mais il ne distingua rien. Il releva la tête, sourit. « Ah, j’ai toujours aimé connaître les prénoms des dames que je tenais dans mes bras. » Son sourire s’élargit tandis qu’il se permettait un regard aux alentours, pour trouver un banc ou n’importe quoi où il pourrait aider la jeune femme à s’asseoir. « Enchanté, donc, Morgana. Votre fidèle serviteur répond au nom de Tristram. Mais vu notre intimité actuelle, je ne vous en voudrais pas si vous m’appelez Tris. » Il plaisantait mais au fond de lui bouillait une colère sans nom en voyant le chauffard composer un numéro. Sans doute la police pour se plaindre de son nez cassé – mais amplement mérité. Tristram passa son bras autour de la taille de Morgana. « Pardonnez-moi pour la prise en main, mais je vais essayer de vous conduire jusqu’à ma voiture, elle est garée juste là. Ne vous en faîtes pas, je n’ai nullement l’intention de vous emmener dans un lieu obscur, c’est juste pour reposer votre cheville le temps qu’on l’examine. » Et il aviserait, par la suite, s’il y avait besoin d’appeler des ambulances ou de l’emmener à l’hôpital. Menant le geste à la parole, il guida la jeune femme jusqu’à sa Chevrolet, où il l’aida à se poser contre le capot. « Vous me permettez ? » demanda-t-il tout en pointant la cheville qui semblait faire défaut à la jeune femme d’une main, prêt à se baisser pour l’observer.

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MessageSujet: Re: tristana ★ i can be your superhero Dim 10 Juil - 23:36

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Cet homme avait une certaine classe, qui plaisait beaucoup à Morgana. Elle avait toujours aimé ce type d'homme, toujours prêt à aider une femme en détresse et galant comme ça n'existait presque plus. Il faisait partie d'une espèce en voie d’extinction, malheureusement. Alors qu'elle était assise au sol, il l'aida à se relever et elle accepta volontiers sa main. « C'est toujours plus classe d'être un dandy américain, qu'un véritable connard. », dit-elle en lançant un regard vers le conducteur fou. Elle aurait pu l'arrêter pour excès de vitesse, dommage qu'elle n'était pas de service. D'ailleurs, il se plaignait qu'il allait appeler la police, pour le coup porté. Il saignait du nez et agissait comme un enfant. Morgana leva les yeux au ciel, ce n'était qu'un nez après tout ! Au mieux, il aurait mal pendant quelques jours. Au pire, il allait souffrir pendant quelques semaines mais il le méritait. Qu'il arrête de se plaindre, alors. Il énervait Morgana à beugler comme un vieux fou. Elle riait au blagues de l'inconnu, il souriait en retour mais ça ne dura pas longtemps.

Alors qu'elle venait de tomber dans ses bras, elle cru apercevoir un début d'air inquiet apparaître sur le visage de son sauveur. Comme c'est mignon ! Morgana aurait eu l'air attendrit, devant une attention pareil...si seulement sa cheville ne lui faisait pas mal. Elle s'accrocha à son cou et fit une moue, lorsqu'il assura qu'elle n'allait pas aussi bien qu'elle pensait. Effectivement, elle n'allait pas bien. Enfin...Sa cheville n'allait pas bien, en fait. Parce que mentalement, se retrouver dans les bras d'un si bel homme ne la dérangeait pas forcément. Alors qu'il blaguait sur le fait de savoir son nom, elle tenta l'humour pour le rassurer et sûrement pour se rassurer aussi. « Ne vous affolez pas, vous ne me tenez dans vos bras que parce que je suis blessée. », dit-elle d'une voix amusée. « Je ne vous aurais pas laissé faire avant le deuxième rendez-vous, normalement. ». Elle le provoquait légèrement, avec un sourire en coin malgré la douleur qu'elle sentait se propager de sa cheville à son genoux. Elle plongea son regard dans le sien, le fixant de ses yeux clairs et sourit un peu plus lorsqu'il annonça son nom. « Je suis enchantée, Tris. », murmura-t-elle en appuyant sur son surnom.

Lorsqu'il passa son bras autour de sa taille, elle eut presque un frisson. Il voulait l'emmener jusqu'à sa voiture ? Intéressant. Un rire s'échappa de ses lèvres, un rire doux. Il savait détendre l'atmosphère. « Vous n'avez pas l'air dangereux mais... ». Elle hésita un instant, un petit sourire en coin. « Qui vous dit que je ne le suis pas ? », dit-elle en se mordillant la lèvre du bas, grandement amusée par cet échange. Elle en oubliait presque l'automobiliste qui se plaignait derrière eux. Néanmoins, Morgana se laissa guider jusqu'à sa voiture, s'asseyant sur le capot avec son aide. « Une Chevrolet ? ». Morgana tourna la tête, pour observer du coin de l'oeil la voiture sur laquelle, elle était assise. «  Vous avez bon goût. », affirma-t-elle en hochant légèrement la tête. En plus d'être sexy, drôle, Tristam avait de la classe. Décidément, ça plaisait beaucoup à la jeune femme. Elle tourna la tête et leva les yeux vers lui, lorsqu'il lui demanda s'il pouvait toucher sa cheville blessée, elle leva doucement sa jambe en l'y autorisant. Lorsqu'elle sentit les doigts de Tristam sur sa cheville, elle serra les dents. Elle avait affreusement mal, mais elle n'avait rien de cassé...du moins, elle l'espérait.  

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MessageSujet: Re: tristana ★ i can be your superhero Lun 11 Juil - 20:53

Tristram ne put retenir un léger rire à la réponse de la jeune femme. Elle avait du répondant, du mordant et n’avait pas peur des mots. Il appréciait les femmes de caractère – et encore plus quand elles étaient accompagnées d’un minois aussi adorable que celui de la jeune femme qu’il venait de sauver. Visiblement, à en juger par le regard assassin qu’elle lança au conducteur qui se tenait toujours le nez entre ses deux mains, elle n’était pas prête d’oublier ce type. Une chose que Tristram n’était pas prêt de faire lui non plus et pour sûr. Maintenant qu’il avait retenu la plaque d’immatriculation, le modèle et le visage de l’autre abruti, il était plus que certain qu’il irait lui passer une petite visite à l’occasion. Rien de bien grave, juste histoire de lui faire une petite leçon sur la politesse et la galanterie. « I’ll take that as a compliment, my dear. Et vous n’avez guère à vous en faire, on m’a inculqué quelques valeurs. Le féminisme en fait parti. » Il ne serait donc pas de ceux qui se permettrait le moindre commentaire déplacé à propos d’une jeune feme. Il avait peut-être pour habitude de jouer de son charme, il avait bien trop de respect pour elles pour les maltraiter – et plus encore, il n’enfreignait pas les lois de sa religion. Sauf quand il était question d’ôter la vie de quelqu’un mais c’était chose toute différente. Tout devenait différent, dès que l’argent était en jeu.

Tenant la demoiselle dans ses bras afin qu’elle ne s’écroule pas une deuxième fois sur le bitume, il lui rendit son sourire. Un sourire qu’elle avait adorable, d’ailleurs. Un sourire qui se transforma en rire à sa réponse et il secoua la tête, véritablement amusé. Voilà qu’en plus d’avoir du mordant, elle savait flirter avec discrétion. « Oh, mais je n’oserai pas m’imaginer autre chose, voyons. Et c’est parfait puisque dans mon code, au premier rendez-vous, je me contente de proposer ma veste en bon dandy, et au second, j’enlace. Au troisième, j’embrasse en général. » Il se risquait mais vu leur situation actuelle, Tristram pensait ne rien avoir à craindre. Et puis, ce n’était pas comme s’ils étaient vraiment dans un rendez-vous romantique – bien que l’idée se fasse tentante, à présent. Leurs regards s’accrochèrent et le chasseur de têtes ne fit pas semblant de vouloir le détourner. Ce fut à peine s’il l’entendit utiliser de ce surnom. Un surnom que seul sa petite sœur avait utilisé jusqu’à sa disparition. Il ne pensait pas qu’elle aurait osé l’employer. Visiblement, il avait eu tort. Et cette entreprise rendait la douce Morgana plus que fascinante. Il empêcha les souvenirs de tous remonter, refoula les images d’une enfance heureuse.

Il retint la réplique qui lui vint à l’esprit tandis qu’elle affirmait sa non-dangerosité. Les apparences étaient souvent trompeuses mais Tristram n’allait pas lui donner tort pour cette fois. Il lui lança un regard à la dérobé, la détaillant des pieds à la tête avec un sourire amusé. « Rien, mais j’ose espérer sur votre code de l’honneur des super-méchants pour ne pas oser vous en prendre à celui qui vient quand même de vous sauver la vie. » Il porta une main à son cœur, théâtrale et faussement blessé qu’elle puisse vouloir s’en prendre à lui après le geste qu’il venait d’avoir. Il l’aida à s’installer contre le capot et ne retint pas un air surpris tandis qu’elle commentait son petit bijou de voiture. Un sourire sincère prit place sur son visage tandis que ses traits devenaient semblables à ceux de jeunes enfants la veille de Noël. « Alors là, vous me surprenez. Toutes les femmes ne sont pas amatrices des vieilles américaines et encore moins d’une Chevrolet aussi déglinguée que la mienne. » Déglinguée était une façon de parler. Il en prenait bien trop soin pour qu’elle soit en mauvais état et chaque éraflure se voyait nettoyer et dissimuler dès le lendemain. Il la vit relever la jambe et prit ceci comme l’autorisation de pouvoir l’examiner. Il s’accroupit afin d’être au bon niveau sans avoir à l’obliger de lever la jambe. Délicatement, il attrapa son pied et souleva son pantalon afin de pouvoir examiner la blessure. La cheville avait légèrement enflé mais rien ne semblait trop grave. Du bout des doigts, il tâta la cheville afin de vérifier que chaque os était à sa place. Il s’excusa pour la douleur que son geste pouvait occasionner et reposa finalement délicatement le pied à terre. « Ça semble être simplement une foulure. J’ai de quoi faire un bandage dans mon coffret. » Il s’était relevé tout en parlant et avait désigné l’arrière de sa voiture qu’il rejoignit en quelques pas. Le coffre offert, il déposa son arme qu’il avait toujours dans son dos et attrapa la trousse de secours qui ne quittait pas son véhicule. Le coffret claqué, il retourna auprès de Morgana et, reprenant sa position, il entreprit de lui bander le pied. « Je ne suis pas médecin, mais je ne vous recommanderai pas de course pendant les prochains jours si vous voulez que votre cheville s’en remettre sans trop de dégât. Et je vous conseillerai quand même d’aller voir votre médecin, on ne sait jamais. Mes connaissances sont maigres, je peux être passer à côté de quelque chose. » Il releva la tête pour croiser le regard de Morgana. Un sérieux s’était emparé de son visage et du ton de sa voix.

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MessageSujet: Re: tristana ★ i can be your superhero Dim 17 Juil - 22:06

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Whaou. Tristam avait tout de l'homme idéal, selon Morgana. Il était charmeur, mais il restait respectueux. Il avait un répondant qui la faisait rire, l'entraînant à répliquer de la même manière. Il avait tout d'un véritable gentleman, autant dans le caractère que dans la tenue. Morgana restait surprise, face à cet...homme. Il était trop parfait pour être humain, ce n'était pas possible ! Cerise sur le gâteau : ses parents lui avaient inculqués les valeurs du féminisme. Décidément, il avait tout pour plaire à Morgana. « J'aime les hommes qui connaissent les valeurs du féminisme et qui les respectent. ».

Morgana voyait bien qu'il était rentré dans son jeu et ça l'amusa. Elle se pencha à son oreille et murmura : « On a fait deux rendez-vous d'un coup, la prochaine fois vous devriez m'embrasser. », avec un petit sourire en coin. Morgana se redressa légèrement, pour replonger son regard dans le sien en gardant son sourire. Lorsqu'elle s'était réveillée ce matin, elle ne s'était pas imaginée qu'elle allait presque se faire renverser par une voiture, qu'un homme allait la sauver in extremis, qu'elle allait essayer de le séduire et qu'il allait rentrer dans son jeu. Quelque part, elle ne savait plus si ce n'était que pour s'amuser ou si leur jeu se transformait en réelle séduction.

Alors qu'elle venait de lui avouer qu'elle était peut-être dangereux (ce qui n'était absolument pas le cas), elle se mit à rire devant l'attitude théatrale qu'il venait de prendre. Elle n'avait pas pu rester sérieuse plus longtemps, abandonnant alors son petit sourire ironique qu'elle avait adopté. Décidément, elle restait sur sa position : il était drôle et il la faisait beaucoup rire. Il marquait des points, s'il voulait la séduire. Avant de lui répondre, elle plissa les yeux un instant, ayant l'air de réfléchir et se frotta le menton quelques secondes. « Vous avez de la chance, pour cette fois. ». Elle avait haussé les épaules, en lui répondant. Ce qu'elle ne savait pas c'est qu'il était réellement le méchant, et elle la gentille.

Elle fonça légèrement les sourcils. Toutes les femmes ? Mais elle n'était pas toutes les femmes, voyons. Elle mis ses poings sur ses hanches, plissant les yeux, d'un air mi-amusé mi faussement vexé. « Je ne suis pas toutes les femmes ! », dit-elle comme une évidence, en levant les yeux au ciel, faussement vexée qu'il la prenne pour une femme banale. Elle replongea son regard dans le sien. Elle surprenait beaucoup de monde, dans ses goûts notamment et elle adorait ça. Elle était pleine de surprise et lorsqu'une personne apprenait quelque chose sur elle, elle adorait y voir l'étonnement se peindre sur le visage. Il venait d'attraper la cheville pour l'examiner et pour atténuer la douleur, elle se dit que parler serait peut-être un bon moyen d'évacuer. « Mon père adorait ces voitures, donc ça me rappelle des souvenirs d'enfance. Chaque année, certains propriétaires de Chevrolet se réunissaient à Denver et mon père nous y emmenait. Il était fou de joie, on aurait dit un enfant à noël... ça nous faisait beaucoup rire de le voir comme ça et on passait de bons moments en famille... », avoua-t-elle. Parler de son enfance, c'est une chose qu'elle n'aimait pas beaucoup mais...elle sentait qu'elle pouvait faire confiance à Tristam, pour une raison qui lui était inconnue.

Lorsqu'il eut reposé son pied au sol, un silence s'installa jusqu'à ce qu'il revienne avec la trousse de secours. Elle regarda attentivement ses moindre faits et gestes lorsqu'il banda sa cheville, il avait l'air doux et il faisait attention à ce qu'il faisait. La jeune femme fut reconnaissante, parce qu'il ne lui faisait presque pas mal...enfin, il n'ajoutait pas une douleur supplémentaire à celle qu'elle ressentait. Il avait l'air sérieux et lorsqu'il croisa de nouveau le regard de Morgana, cette impression se confirma. Elle avait presque l'air de sentir de l'inquiétude dans ses yeux. Elle esquissa un maigre sourire, presque agacée de ne plus pouvoir courir (parce que ça voudrait dire qu'elle devrait rester au bureau et elle détestait ça) mais tout de même reconnaissante envers lui. « J'aimerais vous promettre d'aller voir un médecin, mais je sais très bien que je n'irai pas. Le mot prudence ne fait pas partie de mon vocabulaire ! », affirma-t-elle doucement.

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MessageSujet: Re: tristana ★ i can be your superhero Sam 30 Juil - 22:54

Son visage prit un air perdu entre l’enfant heureux et l’homme charmeur alors que Morgana confiait avoir ce que Tristram prenait pour un penchant, pour les hommes avec des valeurs qui précieuses que le féminisme. Pour lui, bien qu’élevé à la manière des moines dans un monastère et dans la grande piété et la crainte de Dieu, il paraissait inconcevable de ne pas les posséder. Il avait longtemps admiré leur combat dans la société jusqu’à parvenir des droits presqu’équivalent à ceux des hommes – et il continuait d’admirer leur détermination à obtenir une égalité totale. Il faisait parfois mieux que ça ; il se glissait parmi les protestantes pour les aider dans leur cause. Il les soutenait et était prêt à l’affirmer dans la rue. Souvent, ça lui permettait de rencontrer de charmantes jeunes femmes – presque aussi charmantes que Morgana – qui aimaient s’apercevoir qu’il existât des hommes qui n’attendaient pas d’elles qu’elles restent derrière les fourneaux toute la journée, à s’occuper du repas du soir et des gosses. « Oh, je vais finir par croire que vous basez vos critères de sélection selon moi. » Un brin de prétention humoristique et inoffensif. « Si ça peut vous rassurer sur toutes ces bonnes valeurs, j’ai été élevé dans un univers presque exclusivement féminin, ça a sûrement joué. » Il esquissa un clin d’œil sans arrière-pensée avant de l’agrémenter d’un léger sourire.

Elle devenait presque entreprenante. Son sourire s’effaça légèrement. Pas suffisamment pour lui donner un air véritablement sérieux mais tout de même. Il se retint de baisser les yeux en direction des lèvres proposées par la jeune femme. Il la gardait encore contre lui, une main protectrice posée sur son bras. « Faîtes attention, je pourrai vous prendre au mot. » Ou penser que deuxième rendez-vous, il y aurait. Quelque chose qui ne se produisait pas, chez lui. Il s’interdisait des contacts trop réguliers. Ça pouvait attirer l’attention d’éventuels clients. Ça pouvait les amener à vouloir discuter ses règles. Mais, pour la première fois, il n’avait pas envie d’avoir à couper court à leur discussion fort amusante. Il aurait pourtant pu se détourner d’elle. Lui sauver la peau et fuir, telle une ombre. Mais quelque chose, dans le regard de la jeune femme semblait le retenir. Et leur petit jeu de chat et de la souris lui plaisait réellement. Ils développaient une complicité que Tristram n’avait que peu connue et qui était loin d’être désagréable. Oui, la revoir était une possibilité. Possibilité qui pourrait devenir certitude s’il était certain de pouvoir remporter ce baiser de troisième rendez-vous.

Maintenant théâtral et faussement heurté par l’idée qu’elle ait pu vouloir lui faire du mal – bien qu’il avait du mal à imaginer une jeune femme de sa constitution réussir à le mettre K.O aussi aisément – il perdu de son assurance en la voyant faire mine de réfléchir à sa proposition. Il savait qu’il ne craignait rien. Non pas parce qu’il avait cette assurance qu’elle était inoffensive mais parce qu’il était qui il était. Parce qu’il avait l’habitude d’ôter la vie à des hommes plus grands et plus costauds. Plus entraînés, parfois, aussi. Qu’il n’en était pas à sa première blessure de guerre. Que s’il avait touché du bois jusqu’à présent et n’avait pas encore été touché par balle, il avait déjà été victime de coup de poings bien placés ou, pire encore, de couteaux aiguisés. Il prit un air soulagé alors qu’elle se décidait finalement à lui laisser la vie sauve. Cette vie qu’elle lui devait bien, après tout. « Hm, disons que s’il y a une prochaine fois, je compterai sur le fameux baiser pour encore vous faire changer d’avis. » Jouer les acrobates quand il était question de survie, il en avait pris l’habitude.

Prenant son rôle de médecin très à cœur et surtout dans son entièreté, il était allé chercher le matériel nécessaire pour panser la cheville foulée de Morgana à l’arrière de sa voiture tandis que celle-ci expliquait son intérêt pour les vieilles américaines. Il l’écoutait avec attention, les yeux rivés sur le pied délicat de la jeune femme, tandis que ses mains effectuaient un geste habituel. Ses doigts déroulaient le bandage et tournaient autour de la cheville. Inlassablement. Il ne releva que brièvement la tête, percevant comme une intention nostalgique dans la voix de Morgana. Il eut un sourire à son tour, imaginant la scène. Il n’avait pas de souvenir de famille à partager. Pas d’instant nostalgique à dévoiler, à son tour. « Votre père semble être un homme bien. Si jamais un jour il veut faire un tour dans une vieille Chevrolet, celle-ci n’est pas la seule que j’ai en réserve. » Même si toutes n’étaient pas des Chevrolet. Et même s’il n’en avait, en réalité, pas tant que ça. Juste deux autres dont une qui ne pouvait guère rouler tant elle avait été bousillée par le temps et par un mauvais traitement. Une magnifique Ford Mustang. Un véritable gâchis qu’il tentait de réparer.

S’il aurait préféré pouvoir roucouler avec des connaissances en médecine plus approfondie, il se devait d’être honnête sur ses compétences limitées. A défaut de pouvoir être honnête sur le reste. Il secoua la tête, vaguement exaspéré par l’aveu qui venait de lui être fait. « Je peux vous emmener à l’hôpital. Comme ça, je serai assuré que vous voyiez un médecin. » Mais ça voudrait dire qu’un infirmier viendrait défaire le bandage qu’il venait de terminer et Tristram avait une fierté à conserver – et voir son travail être détruit était au-delà de ses forces. « Ou alors, je pourrai vous donner rendez-vous dans quelques jours et si vous n’avez pas la moindre ordonnance d’un quelconque médecin, ou une radio de votre cheville, j’emploierai les grands moyens. » Il se releva, tournant la tête pour se donner une allure un peu plus mystérieuse.

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MessageSujet: Re: tristana ★ i can be your superhero Dim 25 Sep - 22:45

i can be your superhero
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Les valeurs du féminismes étaient importantes pour Morgana, parce qu'il s'agissait d'une des choses qui l'avait poussé à travailler dans la police en dehors de la mort de sa jumelle. Elle travaillait dans un milieu presque masculin et son caractère imposant avait forcé le respect. Au début, elle avait eu beaucoup de difficulté à s'intégrer. Les hommes la traitaient comme une chose fragile, incapable de faire un métier aussi difficile que celui-ci et elle avait du travailler deux fois plus qu'eux pour montrer qu'elle pouvait le faire. Aujourd'hui, certains d'entre eux restaient récalcitrants mais la plupart montraient du respect face à elle et ne faisait plus de différence avec les autres, parce qu'elle avait su faire ses preuves. Elle était certaine qu'il fallait s'imposer, savoir crier haut et fort qu'une femme avait les mêmes droits que le sexe opposé. Malheureusement ce n'était pas encore parfait, il y avait encore beaucoup de choses à améliorer et le fait qu'un homme s'y intéresse, plaisait beaucoup à la jeune femme. Elle essaya de reprendre son sérieux face à la remarque de son interlocuteur pour lui répondre. « ...Qui vous dit que vous étiez mon style, physiquement ? », demanda-t-elle en haussant un sourcil, un sourire taquin figé aux coins de ses lèvres. « Ceci-dit, vous marquez des points. », avoua-t-elle avant que son sourire ne s'élargisse pour finalement reprendre son sérieux. Il venait de piquer sa curiosité en avouant avoir vécu dans un milieu presque exclusivement féminin. C'était...inhabituel. Son père était décédé ? Il ne l'avait jamais connu ? Il était partit ? Elle se posait des questions, son métier de flic reprenant le dessus. Elle secoua la tête, essayant de lui éviter un interrogatoire comme elle savait si bien les faire. « Un univers exclusivement féminin ? ». De nouveau, elle haussa un sourcil, curieuse de savoir comment avait été son enfance.

Morgana sentait presque une ambiance électrique, entre eux, ce qui attisa un peu plus sa curiosité. Pourquoi une connexion s'était installée entre eux ? C'était le grand mystère et elle avait très envie d'en découvrir davantage sur Tristam, pour comprendre ce qui faisait qu'ils s'entendaient si bien alors qu'ils ne se connaissaient que depuis quelques minutes. Il l'attirait comme un aimant et ça la perturbait grandement. Presque collée à lui, elle posa une main sur son torse à ce qu'il venait d'avouer, les yeux baisser avant de les remonter pour plonger son regard océan dans celui de son partenaire. Son sourire n'avait pas disparu, bien au contraire. Il ne cessait d'augmenter, lui donnant presque mal aux joues. « Oh, vous pouvez me prendre au mot. Ça ne me dérangerait pas. ». Elle eut presque un air sensuel, envers lui. Elle adorait ce petit jeu qui s'était installé avec lui. Ça l'amusait grandement.

D'un coup, elle le regarda longuement, avant de prendre un faux air vexé et de croiser les bras. « Vous me sous-estimez. », dit-elle en plissant les yeux, sûre de ce qu'elle avançait. Il avait l'air certain de ne pas se faire battre pas Morgana, pourtant il ignorait le milieu dans lequel elle travaillait. Elle était contrainte de savoir se battre et connaissait beaucoup de techniques de combat pour se protéger en cas de besoin. Elle était peut-être petite, mais elle était forte. Il était peut-être grand mais il ne lui faisait pas peur. Bon...Avec sa cheville c'était un peu compromis, mais elle avait réussi à mettre K.O des hommes plus imposants que lui. La sous-estimer, c'est ce que beaucoup avaient fait et c'est ce que certains avaient regrettés par la suite. L'avantage d'être une femme, c'est qu'on ne l'estimait pas capable de battre un homme alors ils y allaient tranquillement pensant gagner d'avance. Son sourire s'étira, une lueur amusée brillait dans ses yeux, à l'idée de battre Tristam. La vie était un éternel défis, pour elle. Elle se promettait de le battre dans un combat équitable, un jour. Ce serait amusant, mais elle ne dévoilerait pas son plan tout de suite. Elle s'approcha un peu plus de son sauveur, son sourire toujours en coin. « Mais peut-être que ce baiser vous sauverait, on ne sait jamais. ». Elle avait beau vouloir le battre, elle était curieuse de voir comment il embrassait. Elle en avait très envie, en fait.

Alors qu'il bandait sa cheville, Morgana lui racontait des souvenirs d'enfance qui étaient la raison de son adoration pour les vieilles voitures américaines. Elle eut presque un pincement au coeur. C'était de beaux souvenirs, qui restaient douloureux parce qu'elle pensait toujours à Nathalie dans ces moments. Alors que son regard s'était perdu au loin, elle baissa les yeux vers son interlocuteur tandis qu'un sourire triste prenait la place de son si joli sourire. « Oui, mon père est un homme bien et il vous adorerait, je pense. ». Elle ne le voyait que rarement. Elle n'était jamais retournée à Denver depuis qu'elle y était parti, ses parents venaient la voir de temps en temps à Chicago mais ils ne pouvaient que rarement abandonner le ranch à quelqu'un d'autre. Son père, avait qui elle avait été très proche durant l'enfance, lui manquait beaucoup mais retourner là-bas, serait trop douloureux pour elle. Elle soupira longuement, essayant de chasser les idées noires de sa tête.

Lorsqu'il émit l'idée de l'emmener à l'hôpital, elle secoua vivement la tête. Elle détestait cet endroit et essayait au mieux de ne pas avoir à s'y rendre. C'était sa hantise, que d'y aller. Vraiment. « Non, non, non. Pas l'hôpital. C'est hors de question que je m'y rende. », avoua-t-elle presque menaçante. Cet endroit était un concentré de souvenirs terribles pour elle et elle refusait d'y aller. Elle essaya de cacher son malaise, d'un sourire gêné puis un peu plus assuré. « C'est un moyen d'obtenir un autre rendez-vous, que de réclamer une ordonnance d'un médecin ? », le taquina-t-elle pour essayer de faire oublier l'histoire de l'hôpital.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: tristana ★ i can be your superhero Mar 25 Oct - 18:37

La conversation prenait, décidément, un tournant des plus intéressants. Lui, pourtant véritable loup solitaire et cavalier esseulé en venait à apprécier la compagnie de la jeune femme qu’il venait de sauver. Une parfaite inconnue et, pourtant, il avait presque l’impression de la connaître depuis plus qu’une poignée de minutes. Il s’était toujours su belle gueule. Il savait qu’il pouvait compter sur son sourire d’adolescent et sa voix rauque pour plaire aux femmes qui l’attiraient et il en avait toujours usé à outrance, malgré sa pudeur et les textes de sa Bible. C’était donc d’un ton un peu présomptueux qu’il avait glissé sa remarque avec un sourire en coin, continuant sur la voie du flirt qu’ils avaient tous deux emprunté tout en restant collés l’un à l’autre. A travers des œillades échangées, coups d’œil lancés en coin et ces sourires francs qui se succédaient, Tristram était totalement certain que ce beau visage qui s’adressait à lui ne faisait que rejoindre l’opinion de la majorité des femmes. Mais la réponse qui survint n’était pas celle à laquelle il s’attendait. Il resta un instant sans savoir quoi répondre avant qu’un rire ne lui échappe. C’était de bonne guerre. Il porta une main à son cœur, feintant une expression blessée. « Touché, » souffla-t-il en français avant de baisser la tête, théâtral. Tête qu’il releva bien vite avec, cette fois-ci, un sourire amusé sur les lèvres. « Oh, vraiment, je marque des points ? Et dîtes-moi, combien de points me faut-il pour vous plaire ? » Mais la vraie question qu’il se posait était surtout de savoir combien de points il lui restait à accumuler pour pouvoir se permettre de l’inviter à dîner sans qu’elle ne s’offusque. Il préféra, toutefois, ne pas trop s’avancer et taire la question pour l’instant. Son sourire commença à s’effacer tandis que Morgana reprenait ses derniers mots. Il ne s’était pas attendu à ce que cette révélation ne l’intrigue. Et jamais, encore, il n’avait raconté son passé. L’avantage d’être un solitaire. La seule personne qui connaissait le milieu dans lequel il avait été élevé, la rigueur avec laquelle il avait été dressé à respecter les règles dictées, était portée disparue depuis des années. Sa gorge se noua au souvenir de sa petite sœur et il s’efforça de ne rien perdre de son sourire. « Ah, désolé, ce genre de confidence ce n’est que quand la relation devient vraiment sérieuse. » Et même si, quelque part, il espérait n’avoir jamais à devoir lui raconter la douleur qu’avait été son enfance, il savait également que s’il y avait quelqu’un à qui il en parlerait un jour, ce serait sûrement à elle. Parce qu’il y avait ce je-ne-sais-quoi en elle qui le poussait à vouloir en dire davantage. A se dévoiler davantage. Sans avoir à mentir.

Son sourcil s’arqua et son regard devint plus séducteur. Plus taquin, aussi, peut-être. Ainsi donc, elle se fichait bien d’être prise au mot. Et elle ne refusait pas, non plus, l’idée d’un second rendez-vous. Peut-être un peu plus conventionnel, celui-ci que cette première rencontre des plus originales. Tristram laissa ses yeux survoler l’ensemble du visage de Morgana avant d’aller les plonger, à nouveau, dans ce regard électrique et hypnotisant. « Alors il va falloir s’organiser ça très vite. » Ce n’était pas que l’idée de brûler les différentes étapes le prenait en étau, mais il n’était pas du tout contre l’idée de la revoir et de pouvoir goûter à ces lèvres qui l’appelaient depuis de trop longues minutes à présent. Et s’il évitait consciencieusement de trop descendre le regard sur cette bouche attirante, c’était bien dans l’espoir d’y résister le plus longtemps possible. Il avait des principes et il y tenait. Tout comme il tenait à ses règles.

Le regard de la jeune femme changea du tout au tout et il retint une grimace in extremis. Ouch. Il venait de faire une bourde. Visiblement, elle prenait la mouche à ses propos. Il passa sa langue sur ses dents, conscient qu’il lui fallait faire vite pour réussir à se faire pardonner ce petit écart de conduite. Et ce petit jugement machiste. De nouveau, il baissa la tête, esquissant une mine contrite et désolée dans l’espoir que ce visage, qu’il savait être considéré comme adorable par la plupart des femmes, puisse faire la moitié du boulot. « Ce n’était pas du tout dans mes intentions, sachez-le. Je suis absolument certain que vous êtes capable de vous défendre si j’en juge par votre sens de la répartie. » Mais il ne pouvait pas admettre être un habitué des arts martiaux. Ce serait mener la conversation sur un terrain qu’il savait miné et il préférait l’éviter. Un sujet sensible après l’autre. Il n’avait pas besoin qu’elle apprenne la vérité sur ses activités dès la première rencontre – ni même qu’elle ne l’apprenne tout court. Un pas en avant et les voilà de nouveau physiquement proches. Physiquement prêts à se toucher l’un, l’autre, encore. « Je prends bonne note. Et on verra si on a besoin d’en arriver à ces extrêmes. » Un baiser pour une vie, ça se valait, non ?

Il l’écoutait se confier avec attention. Si une vie de famille lui était inconnue, il ne pouvait qu’imaginer les liens qui la retenait attachée à son père. Une relation qu’il ne connaissait pas et qu’il jalousait un peu, sans pour autant l’avouer à haute voix, ni même se l’avouer. Alors lorsqu’il fut question de ce père, qui semblait tout à fait charmant, et de cette possible rencontre entre eux, Tristram sentit un voile couvrir ses yeux. L’idée était venue de lui, certes. Mais était-ce pour autant qu’il saurait comment se comporter avec un père ? Avec des parents ? Il esquissa l’ombre d’un sourire. « Je n’ai pas encore fais ma demande qu’il est déjà temps pour moi de rencontrer votre père ? Si ça continue comme ça, demain on achète une maison ensemble. » Mais cette simple idée lui serrait déjà le cœur. La rencontre avec la famille. Ça donnait un air beaucoup trop sérieux à quelque chose qui n’existait pas. Pas encore réellement, du moins. Il retrouva un peu de son sérieux pour ajouter. « Mais je suis certain que la réciproque serait tout aussi vraie. » Comment pourrait-il en être autrement, après tout ?

Il fut surpris par le ton qu’elle employa lorsqu’elle refusa qu’il la conduise jusqu’à l’hôpital. Ce n’était pas son lieu favori non plus, mais de là à se montrer aussi… Agressive dans son ton ? Il fronça les sourcils une fraction de seconde sans comprendre avant de lever les mains en signe d’amendement. Et de proposer une autre solution. Il était un bon chevalier. « Uniquement si vous me promettez d’accepter, » répondit-il avec un sourire mi-figue, mi-raisin. Debout à nouveau, il l’observa, toujours assise sur le capot de sa voiture. Il se pencha légèrement dans la direction de Morgana, comme sur le point de lui faire une confidence. « Même si j’aurai sûrement trouver une autre solution pour obtenir ce second rendez-vous. Rappelez-vous que je vous dois un baiser. » Et il n’était pas homme à ne pas tenir ses promesses. Son boulot exigeait qu’il sache tenir sa parole et il s’efforçait d’en faire de même pour sa vie privée.

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MessageSujet: Re: tristana ★ i can be your superhero

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