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Les fins heureuses existent vraiment ? → Maxyn & Dick

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MessageSujet: Les fins heureuses existent vraiment ? → Maxyn & Dick Jeu 11 Aoû - 15:02

Aujourd’hui était pour moi une journée de repos, je n’avais pas eu besoin de me rendre au café, après avoir profité de la matinée pour enfin me faire une grasse matinée, récupérant le sommeil en retard que j’avais accumulé depuis quelques temps. J’avais ensuite été donner un coup de main à un ami, enfin, un ami, c’était plutôt une connaissance pour moi, mais depuis presque un an, lorsqu’il avait besoin pour des petits boulots, il m’appelait, j’allais lui rendre service, ce n’était pas forcément toujours tout rose, pour dire même jamais, mais au moins ça me permettait de pouvoir gagner un peu plus d’argent, payer plus facilement le loyer de l’appartement et les frais d’hôpital. En même temps depuis deux ans ma vie était un véritable enfer, je ne voyais pas trop comment est-ce qu’il était possible de faire pire, donc en rajouter un peu plus ou un peu moins, ce n’était pas bien grave à mes yeux. Depuis trois heures j’étais, dans cette chambre, que j’avais vu bien trop souvent à mon goût, sincèrement je m’en serais vraiment bien passé, sauf que malheureusement pour cela il fallait que Maxyn se réveille, qu’elle sorte de son coma, mais mes espoirs ne semblaient pas prêt d’être réalisés.

J’avais pris du temps un peu plus tôt pour me dégourdir les jambes, marcher dans les couloirs de l’hôpital, prendre l’air à l’extérieur, j’avais même été acheter un café au bar le plus proche, celui qui se trouvait à l’hôpital n’était pas le plus appétissant et encore moins celui qui donnait le plus envie. Boisson que j’avais d’ailleurs terminé après être revenu dans la chambre, le gobelet en carton se trouvant dans la poubelle. La chaise avançait à côté du lit, je tenais la main de ma femme dans la mienne, l’approchant à mon visage, fermant les yeux, comme si en ne la voyant plus allongé dans ce lit inconsciente, j’allais retrouver notre vie d’avant, celle où l’on était heureux, où rien ne pouvait venir gagner notre bonheur, pas même une balade à cheval. Mais j’avais beau vouloir imaginer autant de chose que je le voulais, je finissais toujours par revenir à la réalité en ouvrant les yeux, comme à chaque fois, mon cœur se serrer dans ma poitrine, systématiquement. Cette femme, ma femme, je l’avais aimé dès le tout premier regard que l’on avait partagé, dix ans que l’on était ensemble, on aurait dû les fêter, tout sourire, mais il n’en était rien, notre dixième anniversaire, je l’avais passé dans cette chambre, sur cette même chaise, dans la même position à attendre une évolution, que le bruit répétitif de ses machines change de la normal, que ça annonce le réveil de Maxyn. Oui cette soirée je l’avais passé ainsi, comme toutes les autres, comme chaque jour, mais comme à chaque fois, mes attentes étaient restées sans réponses, jamais les choses avaient pris un meilleur chemin, tellement que les médecins parlaient de la débrancher avec l’accord de sa famille et de son mari. Cette solution était tout simplement impossible, jamais je n’accepterais cela, même si c’était peut-être le mieux pour ma femme, il me serait impossible de répondre positivement à une telle proposition.

J’avais reposé sa main sur le lit, assit sur la chaise, mon dos sur le dossier, mon regard était perdu dans le vide, alors que je m’amusais avec deux doigts de ma main droite à faire tourner mon alliance autour de mon annuaire. Je m’étais complètement perdu dans mes pensées, si pendant deux ans ma vie était un véritable enfer, depuis quelque temps, elle avait pris une tournure encore un peu plus étrange, avec l’arrivée de Jaimie dans ma vie. Je ne pouvais pas dire que c’était un coup de foudre entre nous, mais il y avait une très forte attirance, une attirance que je n’arrivais pas à comprendre et tout juste à contrôler, d’ailleurs la seule fois où j’ai vraiment cru que j’allais lâcher prise, je m’étais retrouvé à lui dire la vérité, lui annoncer que j’étais marié et que ma femme avait fait une chute à cheval, que depuis, elle était dans le coma, que j’attendais son réveil, que je continuais de me battre comme je le pouvais pour elle. Oui, j’avais pensé que de lui dire la vérité allait rompre cette situation, casser l’attirance et nous permettre de passer à autre chose, pourquoi pas créer une belle amitié, mais les choses n’avaient pas changé, lorsque Jaimie était dans la même pièce que moi, j’étais content, elle me permettait de me sentir bien, elle était même la seule personne avec qui j’arrivais à vraiment sourire depuis deux ans, c’était pour dire à quel point elle avait eu un impact dans ma vie. A tel point, que je me retrouvais dans cette chambre d’hôpital, à côté de ma femme, en train de penser à elle, à notre rencontre, j’avais cette sensation d’en devenir pathétique et ridicule, de rompre toutes les promesses que j’avais fait à ma femme alors que pourtant j’étais resté l’homme fidèle qu’elle avait toujours connu.
Maxyn & Declan
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MessageSujet: Re: Les fins heureuses existent vraiment ? → Maxyn & Dick Jeu 11 Aoû - 17:03




Les fins heureuses existent vraiment ?
Maxyn & Dick







15 jours avant accident :

Le nouveau-né n°8 mourut le 17 Mars 2016 à six heures sept du matin. C’était une petite fille, âgée de trois jours. Depuis le début l’année, les morts pleuvaient, le temps des ravages, comme l’appelait Max, semblait ne pas s’amoindrir et, doucement mais surement, les victimes tombaient sans que nul ne puisse endiguer l’hécatombe. Quelques mois plus tôt, alors que la jeune femme finissait sa garde, un code noir avait raisonné dans le pavillon des urgences. Ce maudit code lancé uniquement en cas de grosse déferlante de victimes. En effet, en cette semaine de noël, un sdf était tombé sur un spectacle horrible : des corps mutilés aux victimes à demi conscientes, des cadavres placés en chambre froide et cinq femmes en mort cérébrale maintenues par la technologie à la vie pour donner visiblement vie à leurs progénitures. L’horreur était absolue et, si elle ne filtra pas du pavillon, cela fut par le fait ultime de vouloir trouver les coupables, démanteler l’organisation de boucher. Il fut alors mis en place un quartier spécialisé pour les victimes. La direction ferma le pavillon des urgences pédiatriques, prétextant un besoin de rénovation et on y plaça les pauvres femmes et les victimes entre vie et mort. Un conseil de médecine fut mis en place, tous assignés au plus grand des secrets et jour après jour chacun luttait dans le faible espoir d’en sauver au moins un.

Mais comme si l’horreur ne suffisait pas à elle seule, les semaines suivantes eurent leur lot de nouveaux arrivants, certains si malades ou mal affectés de diverses pathologies que l’équipe médicale dut se résoudre à devoir numéroter les victimes, sans prendre le temps de connaitre leur identité, la plupart ne parlant même pas la langue. C’est ainsi qu’on ne découvrit qu’après l’horreur de l’ablation d’organes, la mise en place d’un coma programmé. Certains s’étaient fait infester par un staphylocoque doré, visant à les éliminer doucement, mais surement. Leur espérance de vie moyenne était de cinquante-six heures pour les plus malheureux. Les patients étaient tour à tour enregistrés sous des numéros et quant aux nouveau-nés, on ne prenait même plus la peine de leur donner un prénom. Le Docteur Grant examinait le petit corps sous le regard impuissant de Max. Protégées par leurs masques à gaz, des infirmières sans visage enregistraient les détails de sa vie et de sa mort. Depuis le couloir, leur parvenaient les gémissements déchirants de la seule mère qu’ils avaient réussi à sortir de sa léthargie provoquée, sans toutefois réussir à endiguer le virus sur le nouveau-né, ses cris assourdis par la vitre de séparation ne rendaient pas moins le drame acceptable. Lili Marka, dix-neuf ans à peine. Mère d’un cadavre.

« Température corporelle : 37.2 degrés à la naissance, » Annonça une infirmière en consultant un graphique. Le masque donnait à sa voix un timbre métallique. Une autre retranscrivait soigneusement les données sur une feuille de papier jaune.

« 38.6 à deux jours, » Poursuivit la femme. « 39.2 à quatre heures ce matin. 43.1 à l’heure du décès. » Elles se déplaçaient sans bruit dans la pièce, tel une ombre verte pale au pays des morts.

« Laissez-moi la prendre dans mes bras, » S’écria Lili d’une voix rauque. « Laissez-moi juste la tenir un peu. »

Les infirmières ne lui prêtèrent aucune attention. C’était la troisième naissance de la semaine, et le troisième décès : il semblait plus important à leurs vues d’enregistrer la mort de cet enfant et d’en apprendre quelque chose – afin de prévenir, sinon la suivante, peut-être celle d’après ou la centième ou la millième humaine qui viendrait. L’afflux était tel que nul n’arrivait à envisager une fin positive en ce jour, chacun se rattachait de ce fait à une faible lueur, et pour ces femmes en blouse verte, trouver quelque chose, n’importe quoi pour que les prochains arrivants survivent semblaient à présent primer sur l’aspect humain d’un pauvre cadavre qu’elles examinaient.

« Rythme cardiaque ?» Demanda l’une d’elles.

* Je n’en peux plus, * pensa Max. * Je suis ici pour soigner, pas pour jouer les croque-morts… *

« Rythme cardiaque ?» répéta la femme d’un ton insistant.

Sophia était le médecin en chef depuis la retraite récente de celle qui avait ce poste et n’avait pas moralement supporté l’affaire. Maxyn restait silencieuse, notant mentalement les informations qu’elle pourrait donner à la pauvre mère alors que sous ses yeux l’horreur d’une nouvelle mort se détaillait. La jeune interne en Pédiatrie du St Vincent Hôpital revint alors sur terre, tandis que dans un angle presque invisible, Max n’oubliait pas de noter que la jeune femme était au bord du gouffre.

Si l’urgentiste tenait encore, c’est qu’elle avait depuis l’enfance appris à compartimenter ses émotions en trois faces bien distinctes, mais cela n’était pas un acquis. Il avait fallu travailler et souffrir pour arriver à ce résultant et malgré cela il lui arrivait encore de ressentir des émotions qu’elle jugeait déplacées. Comme celle qu’elle venait elle-même d’avoir un peu plus tôt. Jouant discrètement de la pointe de fermeture de son crayon dans sa poche elle détaillait silencieuse la scène qui se jouait.

« Régulier jusqu’à quatre heures, où il grimpe soudainement de 107 à 133 battements minute. A cinq heures, 149. A six heures, 154. A six heures douze… 72. » Lili se remit à gémir alors que sa main frappait une nouvelle fois le miroir sans teint du couloir, cherchant à interpeller les habitants de la pièce mortuaire.

« J’ai les mêmes chiffres, » confirma une collègue. Sophia nota ce résultat tout en fusillant du regard le second médecin présent qui devait elle aussi s’assurer du professionnalisme de sa collègue sans pour autant n’avoir le droit d’intervenir sans demande de sa part. Max cependant menait une lutte intestine contre le manque d’humanité de ces femmes, mais en bonne professionnelle, n’en montrait rien, attendant de voir la suite et souhaitant intérieurement qu’une fois les détails notés, l’humain reprendrait le pas sur le chercheur, l’échange visuel ne dura que quelques secondes, et en quelques battements de cils Sophia reporta son attention sur la jeune interne perturbée par la somme des morts.

« Vous feriez bien de rester concentrée, » Grogna-t-elle. « On ne manque pas d’internes encore valides qui donneraient tout pour sortir du rang et avoir votre place. »

« Oui madame, » Acquiesça sagement la jeune blonde.

La chef du groupe se leva et donna l’ordre d’un geste qu’on emporte le corps sans pour autant déposer un regard sur l’enfant.

« Je crois que c’est tout ce que nous pouvons apprendre pour l’instant. Nettoyez-moi ça et préparez une analyse sanguine complète. » Sur ces mots elle sortit tandis que les infirmières continuaient de s’activer, enveloppant le bébé en vue de son incinération prochaine, alors que d’autre s’affairaient à la stérilisation du matériel, épongeant le sang.

La mère pleurait, encore seule et oubliée de tous. Le plus calmement possible Maxyn sortit son crayon et son bloc pour noter les informations acquises et s’avança vers la jeune interne.

« Que nous apprend la brusque accélération cardiaque s’il vous plait ? C’est pour répondre le plus clairement possible à la mère. »

La petite blonde, les yeux rouges d’épuisement et de peine, se tourna et après un regard pour la jeune femme dans le couloir, poussa un soupire.

« Que le virus a atteint le seuil de saturation. Il s’est propagé jusqu’à envahir tout le système respiratoire, et le cœur s’est emballé pour tenter de compenser »

Gardant visage neutre, Max dégrafa son masque à gaz.

« Un de ces jours, les chercheurs identifieront la cause et un motif récurrent dans ces données et s’appuieront dessus pour mettre au point un traitement. Et ils y parviendront grâce à votre travail, ne l’oubliez pas. » Maxyn marqua un silence, « Il ne faut pas vous relâcher, dites-vous que vous faites cela pour éviter une possible évolution de la maladie et que les prochaines naissances ou arrivées ne souffrent pas de nos erreurs et que nous puissions les corriger. La découverte d’un remède dépend directement des données que vous avez entre les mains, à votre façon vous êtes le rempart contre ces fous. » Max lui fit un sourire, avant de s’excuser et nota rapidement les informations avant de les ranger pour se rendre auprès de la mère, bien décidée à lui donner un peu de temps, de chaleur et des réponses. Certes rien ne réparait la douleur, la perte, mais il était encore temps d’en amoindrir les effets et de pouvoir déclencher un processus de deuil acceptable…

Coma…

Parfois, on fait des choses sans mesurer la force du séisme que cela engendrera, on se dit que c’est la meilleure solution pour s’en sortir, pour survivre. Sur le moment tout semble juste logique, normal, couler de source, nous sommes certains que nos actes porteront leurs fruits comme nous l’entendons et n’avons aucune conscience que cela peu anéantir plus de choses sur notre passage que cela en sauvera. A d’autres moments, nous tachons au contraire de tout détruire, on y met de l’application et on n’attend rien de plus que l’instant où la douleur sera assez insupportable pour nous achever, mais, là encore, c’est mal connaitre les tours que nous réservent la vie. Le destin ?

Parlons-en de ce crétin de destin, qui ne fait sois disant rien au hasard et qui pourtant se joue et se fout de nous. Quand je regarde ma vie, mon passé, je me demande bien comment je fais pour être encore capable de croire que le monde puisse changer, j’avais pris part à cette enquête, à ce groupe médical, sans imaginer une seconde que cela m’emporterait aussi loin. Sans imaginer un instant que mon travail me volerait ma vie, mon avenir…

Dick m’avais fait voir le monde autrement, réaliser que pour lui je peux être à la fois égoïste avec le reste du monde et généreux avec les être aimés (lui) simplement par amour, mais je ne peux pas être vindicatif, tyrannique ou sadique avec ce dernier car les blesser reviendrait à me détruire moi-même non ?

Voir celui qu’on aime souffrir devient par extension souffrance pour soi. Cela peut sembler utopique, idiot ou simplement délirant pour ceux ou celles qui n’ont jamais ressentis cela, mais je l’avais appris avec Dick, je l’avais aussi compris quelque part avec notre mariage et surtout grâce à l’amour qu’il m’a donné. Pour ma part, s’il m'est arrivé de pleurer sans raison apparente juste à l’idée d’un monde où il ne serait plus, où je ne pourrais simplement plus les voir sourire, dire que mon monde repose sur lui, sur mes sentiments serait sûrement un poids bien trop lourd et irréel. Mais je peux affirmer qu’il en tenait quelques fondations importantes, Declan pas sa simple réalité, par l’espoir, la douceur qu’il avait donné à ma vie d’ado perdue face à sa perte et l’amour, à sa façon il avait soigné mon cœur blessé par la mort de ma sœur, le départ de mon père quelques mois après ma rencontre avec lui et le long naufrage de ma mère.

Deux mois que je luttais nuits et jours pour le retrouver, m’attachant à me souvenir d’un monde où il me tenait dans ses bras où j’étais heureuse, cherchant en vain à m’éveiller à sortir de cette cage infernale… De ce long cauchemar où je suis seule dans ce corps fourbe et cruel. Les heures, les jours, les semaines, les mois passaient. Doucement mes espoirs, les souvenirs, se changeaient en torture. Je me perdais peu à peu à rêver de cette vie, de ces sentiments ? J’étais seule, jamais plus il n’apparut dans mes songes et j’ouvris les yeux le cœur battent sur ma réalité, je réalisais cruellement la vérité de mon simple statut solitaire et rêveur. Suis-je une incurable romantique ? Folle et cette fille que je fus peu à peu m’échappe, elle me déprime à l’appeler dans l’ombre de mes pensées. Ses sentiments, son fort intérieur, elle le désire, elle m’implore de me souvenir, elle le veut simplement lui, cet inconnu au visage à présent trouble, elle veut le savoir heureux, même dans les bras ou la vie d’une autre, ou loin d’elle… Était-elle sado-maso de simplement vouloir le droit à une part d’ombre dans sa vie ? Je ne sais pas, doucement je la repousse. La douleur qu’elle m’inflige par ses souvenirs est insupportable, je l’enferme au loin. Et peu à peu, je ne l’entends plus que par de faibles murmures.

Je m’attachais à la combattre et doucement elle devient muette, elle ne me dit plus que la vie n’est pas aussi merdique. Quand je plonge mes yeux dans le futur, je n’y vois rien, non rien de plus que dans mon passé et si à vous je vous avoue que je n’y ai jamais vu grand-chose pour moi, si ce n’est quelques utopies et illusions doucement décomposées par des coup du sort ou par mon esprit récalcitrant.

Quelque chose a changé, une lueur perce doucement, mon horizon n’est plus aussi sombre, ma gorge, mon souffle me brûle, je lutte imperceptiblement, mes muscles sont douloureux… La lueur deviens plus vive et me brûle, mes pensées se troublent, le bip mécanique et continuel devient insupportable… trop fort, j’ai mal au dos, mes jambes semblent couvertes de fourmis, elles me piquent, me démangent, que se passe-t-il ? J’ai envie de hurler et soudainement le vide, le silence le plus profond, ma main bouge sans que je puisse y faire quoi que ce soit, et j’entends cette voix, ce timbre familier et rassurant. Je sens sa main dans la mienne, son souffle proche de mon oreille…

Si autrefois je m’en délectais jour après jour au travers des actes simples qui m’attachent à lui, en cet instant je ne comprends pas, je n’arrive pas à comprendre ce qui se passe. Je ne revois plus son sourire, je ne m’en souviens plus, l’ai-je déjà vu ? Doucement mes doigts se resserrent sur son étreinte. Je n’arrive pas à ouvrir les yeux, pas encore, mais je l’entends à présent, sa voix est plus forte, il semble affolé ?

C’est frustrant terriblement frustrant... Tout cela me donne la sensation que je suis juste un morceau de rien, froissé, déchiré dans un tambour qui n’a de cesse de me faire tourner et retourner pour me rendre faible, malade. Les souvenirs remontent et s’enfoncent, aussi rapidement le voile du passé se déchire et se retisse, seule reste la certitude : cette voix est importante. Quelques furent les moments si doux à ma mémoire ils ne sont plus, plus rien ne me semble réel. Tendrement, affolée, sa voix m’appelle, me nomme et je ne connais pas ce prénom, me parle-t-il encore ? J’entends à présent d’autres voix et tour à tour, on me touche, ils brûlent ma chair, me touchent douloureusement. Encore et encore ce bip infernal, plus rapide. Et le silence, l’une des voix a décrété que tout ceci est juste une réaction neuronale, que veulent-ils dire ? Je n’entends plus que ce bip et ressent sa main encore dans la mienne. Les secondes assassines et les minutes meurtrières semblent l’avoir mis à mal, souffre-t-il lui aussi ?

Chacun de mes doutes, de ces moments, ont finis par composer un ensemble pour me conduire à ces actes de folie de m’attacher à cette foutue voix, qui n’a fait qu’accentuer ma solitude et mon renfermement, quelque part être altruiste quand on ignore tout nous apporte pas que du bon. Je me suis souvent demandée, seule dans le noir complet, si je pourrais simplement aussi disparaître sans que cela soit un acte de lâcheté face au cadeau de sa présence qu’il m’offre chaque jour en me parlant de sa journée et qui pourtant, de là où je me trouve, me semble bien plus empoissonné que tendre par moment, pour lui. Je ne sais rien de lui, j’ai même du mal à me souvenir de ses mots à présent, je sais juste qu’il a mal. Et cette certitude qui finalement me donne la force d’ouvrir les yeux…

Sur l’instant je ne vois rien, tout est trop vif, trop lumineux, mes yeux se bougent doucement et je sens ce tube dans ma gorge. Je tourne doucement la tête bloquée par le tube, je sens sa main dans la mienne mais je ne le vois pas. L’air de la machine me dérange et je commence a étouffer à paniquer… Où suis-je, que se passe-t-il ?

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MessageSujet: Re: Les fins heureuses existent vraiment ? → Maxyn & Dick Mar 16 Aoû - 18:42

Je continuais de faire tourner mon alliance autour de mon doigt avec l’aide de ma main droite, mais mon regard l’avait quitté, j’avais penché ma tête en arrière, trouvant le dossier de la chaise sur laquelle j’étais, fermant presque les yeux, mes pensées toujours autant perdu que ces derniers jours, voire mois. Depuis la chute à cheval de ma femme, mon amour pour elle n’avait pas changé, si ma vie était bien moins belle que ce qu’elle était avant, jamais je n’aurais laissé tomber, aujourd’hui encore j’en étais incapable, mais il y avait eu du changement. Jaimie était entrée dans ma vie, d’une rencontre pourtant tellement banale, rapidement j’avais découvert qu’une forte attirance nous liait et j’avais beau essayer de calmer cette situation, rien ne marchait. J’avais même été jusqu’à avouer toute la vérité de mon mariage et de l’accident de ma femme, sujet que je n’avais abordé avec personne, pas même de ma famille depuis le premier jour de coma de Maxyn. Seulement voilà, cette femme restait pourtant dans mes pensées, comme maintenant, si seulement j’avais une solution qui pouvait m’aider, m’apporter les réponses à mes questions, mais j’avais beau l’espérer, ça n’arrivait pas.

Je m’étais tellement perdu dans mes pensées, que j’avais fini par ne plus faire attention aux bruits que les machines faisaient, tellement l’habitude de les entendre que je ne les entendaient plus, désormais mes yeux étaient complètement clos, si mes doigts avaient arrêté de faire tourner ma bague, ils étaient toujours posé dessus, caressant mon alliance avec mon pouce comme si ça allait m’aider, comme si j’allais savoir quoi faire pour pouvoir tout arranger, pour pouvoir retrouver la vie que l’on avait avant l’accident de Maxyn. Je me moquais de ce qu’il fallait que je fasse, mais si au final on pouvait se retrouver tous les deux, recommencer notre vie comme on l’avait laissé, alors je le ferais sans hésiter. Seulement, il n’y avait rien que je pouvais faire, la seule qui avait notre destin en main c’était ma femme, il n’y avait qu’elle qui pouvait se réveiller, je ne pouvais pas le faire pour elle, c’était aussi une des raisons qui faisait que je ne pouvais pas accepter que les médecins la débranchent, il n’y avait qu’une personne qui était capable de savoir, de répondre à cette question et c’était ma femme, on ne pouvait pas décider pour elle. Je n’aurais pas pu vivre avec ce poids sur mes épaules et sur mon cœur, à m’imaginer tout le temps si je l’avais tué alors qu’elle aurait peut-être pu s’en sortir un jour, même si ce n’était pas l’optimiste qui était de mise du côté médical, Maxyn je la connaissais, je savais qu’elle était forte, que si elle avait décidé de s’en sortir, elle s’en sortirait.

Je m’étais totalement perdu dans mes pensées, mais heureusement pas suffisamment pour ne pas entendre le son des machines s’accélérer, j’ouvrais les yeux d’un seul coup, dirigeant mon regard directement vers ma femme, avec la sensation de me faire une fausse joie. Parce que si les machines n’émettaient plus le même son, Maxyn était toujours dans la même position, son regard je ne le retrouvais toujours pas, je ne savais pas ce qui était le plus dur, qu’elle soit dans le coma depuis deux ans ou cette idée totalement fausse que j’étais en train de me faire de son réveil. « Max… » Je me relevais, quittant cette chaise pour reprendre place près du lit, ma main retrouvait la sienne à nouveau serrant ses doigts dans les miens, oui mon cœur me faisait horriblement mal, je le sentais se serrer un peu plus à chaque seconde dans ma poitrine, seulement je ne pouvais pas me résoudre : Ma femme allait finir par se réveiller. J’avais toujours cru en elle, dès la toute première fois où l’on s’est rencontré, ce n’était pas pour effacer tout cela maintenant, c’était à ce moment précis que Maxyn avait besoin de moi et je serais là pour elle.

Après quelques secondes et probablement mon imagination, je sentais ses doigts venir serrer les miens, un geste que j’avais si longtemps espérait et qui n’avait jamais été réalisé depuis son accident, pourtant, aujourd’hui c’était en train d’arriver, j’avais envie de croire que ce n’était pas moi qui le rêvait. De ma main de libre, j’appuyais sur ce bouton que j’avais tant regardé par le passé, celui où je pouvais appeler les infirmières et médecins, pour la première fois depuis deux ans, il y avait de l’évolution dans le cas de ma femme et après autant de temps de souffrance, il était temps que les bonnes nouvelles soient de retour. « Maxyn, c’est moi, Dick… » Puis d’un seul coup, ces deux dernières années me revenaient en mémoire, la souffrance vécu également et faisait revenir à grand pas ce côté pessimiste que je connaissais plutôt bien : Et si ma femme était juste en train de baisser les bras ? Cette idée, je ne voulais pas l’avoir, mais pourtant elle ne voulait pas sortir de ma tête alors que je voyais deux infirmières et un médecin entraient en trombe dans la chambre, est-ce que j’étais en train de voir ma femme mourir sous mes yeux, sans rien pouvoir faire ?

« Elle est en train de faire une réaction neuronale. » « Une réaction neuronale ? … Ca veut dire quoi ? » J’étais perdu, c’était un milieu que je ne connaissais pas, ce milieu était celui de ma femme pas le mien, moi j’étais fait pour entrer dans un bâtiment en feu ou encore pour intervenir lors d’un accident de la route, mais ce jargon-là, il m’était étranger. Je ne savais pas ce que le médecin avait voulu dire, mais ce qui était sûr c’était que je n’avais pas de répondre à ma question, je me sentais comme un poisson hors de l’eau, je ne savais plus quoi faire, ni même quoi dire, oui je l’admettais j’étais en train de paniquer, qu’est-ce que j’étais censé faire ? En deux ans, il s’en était passé des choses dans ma vie, j’avais rencontré Jaimie et cette attirance inconnue, Swann et ses conseils ô combien important, j’avais même retrouvé mon cousin Liam qui était sorti de prison. Mais avec ce qui était en train de se passer actuellement, tout d’un seul coup se balayait, partant dans un coin de ma mémoire pour me rappeler de Maxyn, de tous nos souvenirs, de notre vie à deux, une vie que je n’étais pas prêt à laisser partir. Et visiblement, il semblait que c’était également le cas pour elle, puisque bien difficilement ses yeux s’ouvraient, j’étais même en train de me demander si je n’étais pas en train de rêver. Pourtant, cela semblait bien réel, je ne pouvais pas m’empêcher d’afficher un sourire sur mon visage, j’étais soulagé et heureux de ne plus la voir inconsciente, mon cœur se relâchait complètement. « Sweetie… » J’avais imaginé ce moment à de nombreuses reprises, j’avais je ne sais pas combien de fois répété dans ma tête tout ce que je pouvais bien lui dire si Maxyn ouvrait les yeux et pourtant, maintenant que ça avait lieu, je ne savais plus quoi dire, aucun mot ne passait ma bouche à par ce surnom que j’avais toujours eu l’habitude de lui donner.
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MessageSujet: Re: Les fins heureuses existent vraiment ? → Maxyn & Dick Mer 17 Aoû - 0:35




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Je fermai les yeux un bref moment, tentant de remettre de l’ordre dans le brouillon de mes pensées. Je n’arrivais pas à bouger, l’air dans mes poumons s’invitait quand bien même je tentais de l’en sortir, j’étais tout simplement comme un poisson sorti de son bocal et incapable d’en exprimer quoi que ce soit. A mes côtés, deux hommes et deux femmes qui s’agitaient, parlaient, passaient en revue les machines qui m’entravaient. Seul l’un d’eux me détailla et tint ma main, je pouvais sentir ses doigts enrouler les miens et sa voix me fut aussitôt familière, sauf que je ne reconnaissais pas ses traits, son regard me passait en revue et ses lèvres affichaient un sourire rassurant. Je décidai je ne sais pourquoi de me fixer sur lui et pas sur les trois autres qui semblaient se ficher de mes craintes ou même de la douleur que provoquait certaines de leurs actions.

Perdue, oui totalement perdue, voilà où j’en étais. Je tachais pourtant encore de prendre le pas sur les événements, de respirer quand bien même le tuyau bougeait, quand bien même les pastilles collées de tous côtés sur ma peau. Serrant ma prise sur la main de l’homme, je fermai les yeux alors que l’autre enfonçait une aiguille dans le cathéter et y infiltrait un produit qui me brulait, me faisant me tordre quelque peu en protestation.

« On vous l’enlève quelques minutes le temps de faire plus d’examens, de lui passer un scanner et vérifier que nous sommes bien face à une bonne nouvelle monsieur Price. »

En quelques secondes ma main se retrouva arrachée de la sienne par l’infirmière et mon lit entra en mouvement ce qui me donna instantanément la nausée. Les lumières plantées au plafond me brûlaient les rétines et me forçaient à garder les paupières closes. Alors que chaque vague de mon véhicule médical me tordait un peu plus les entrailles, j’avais envie de leur hurler d’arrêter, de me libérer. Mais encore une fois je luttais en vains. J’étais là, allongée, muette avec à mes coté des barrières et des machines hurlantes et stridentes qui réveillaient une vive douleur dans mon crâne.

Quand enfin le calvaire du trajet se termina ce fut pour faire face à une nouvelle batterie d’examens, de questions auxquelles on me demandait de répondre en clignant des paupières.

« Deux pour non, une pour oui. » Me répétait l’homme entre chaque question. Il fut question de ma santé. Avais-je mal ? Oui, mais où ? Passèrent alors en revue les points douloureux et les explications. Puis l’attente seule dans une pièce aux lumières bien trop fortes, le silence et la peur. Pas une fois il n’avait été fait mention de l’endroit où je me trouvais, pas plus que ce qui m’arrivait et pourtant j’en avais besoin. Je voulais savoir, comprendre ce qu’il se passait. J’avais encore en tête l’obscurité et le côté rassurant de mon sommeil, ici tout était trop vif, trop brouillonnant.

Je ne sais pas combien de temps se passa avant de voir revenir l’homme, il resta là un moment à me détailler tout en notant sur les feuilles des informations que je ne pouvais lire. Pouvait-il seulement voir mes peurs ? Ma crainte ? Ou se fichait-il que je sois ainsi perdue sur ce lit, reliée à tout un tas de choses qui semblaient vouloir me faire plus de mal que de bien.

« Vos poumons fonctionnent et le scanner me laisse perplexe. » Il déposa le tas de papier sur la machine dans laquelle il m’avait glissée et attrapa ma main.

« Une infirmière va venir retirer le tuyau, on a besoin de savoir si vous pouvez parler, si l’hématome encore présent dans votre cortex cérébral ne vous prive pas de certains sens. » Que voulait-il dire ? Etais-je mourante ?

Je tentai une nouvelle fois de bouger, repoussant sa main qui tenait la mienne pour la placer maladroitement sur le tube.

« Oui on va tacher de vous libérer de ceci. » Me dit-il d’une voix calme.

Mes pensées s’entre choquèrent, j’étais perdue. Il se releva et sans ajouter un mot me laissa une nouvelle fois seule. Le silence, le calme. Je recherchais la quiétude.  J’observais cette pièce et détaillais la vitre où un pâle reflet se dessinait, la machine se mit à hurler alors que je n’arrivais à reconnaitre le reflet. Mes cheveux étaient sombres, ma peau d’une pâleur telle qu’on pouvait me prendre pour un simple mannequin de cire. Je m’attachai à l’écoute des bruits réguliers de la machine qui retranscrivaient chaque battement de mon cœur.  Je fermai alors les yeux, un bref moment, posant mon regard dans l’obscurité. Je me fis donc violence pour reprendre ma contemplation quand une jeune femme fit son entrée, replaçant d’un geste qui semblait tendre une mèche de mes cheveux.

Je restai là, impuissante face à elle qui tour à tour actionnait des boutons et plaçait sur moi tout un tas de choses que je ne pouvais voir. La porte s’ouvrit une seconde fois, laissant entrer une seconde femme qui me tendit un sourire aimable.

J’écoutai attentivement chaque mot de leur discussion, qui portait visiblement sur mon sujet et ce qu’elles appelaient un miracle.  La suite fut bien moins douce, moins agréable, l’extraction de l’horrible machinerie, la sensation d’étouffer et la douleur dans ma gorge. Quand enfin mon souffle se calma.  L’une d’elle m’aida à me redresser, me tendant une sorte de bâtonnet glacé et m’expliquant de le placer dans ma bouche, que je n’avais pas encore le droit de boire. M’expliquant qu’il faudrait encore un temps pour que je puisse parler ou même avaler quelques choses. J’opinai du chef et elle reprit sur le fait que mes muscles bien que valides, ne seraient pas encore prêts à me porter, que je devais impérativement rester allongée et qu’ils avaient laissé en place la sonde. Elle me demanda si j’acceptais que la suite se face en présence de mon époux et là, je restai sans réaction physique.

Mon époux ? Je lançai un nouveau regard au reflet et acquiesçai.

« Q… » Ma gorge se serra et la douleur fut si vive que mon souffle se coupa, s’en suivit une toux incontrôlée, sur le rappel de l’infirmière qui me redisait que je ne pouvais pas encore parler.

Quand enfin je retrouvai mon oxygène, elles se mirent à nouveau à déplacer mon lit, me redonnant cette envie de fuir, de vomir. Je tentai alors de me tourner et le mouvement se stoppa pour me bloquer en place, alors qu’on redressait le matelas pour enfin me placer dans une position plus agréable. Mes yeux pouvaient appréhender les couloirs, les personnes, le trajet. Le passage dans l’ascenseur fut horrible. Mon cerveau passa en boucle un tas de questions que ma bouche ne pouvait émettre. J’ai un époux ? Pourquoi je ne m’en rappelle pas ? Qu’est-ce qui m’est arrivé ? Je suis visiblement touchée au cerveau et dans un hôpital, mais pourquoi qu’est qui s’est passé ?

La porte s’ouvrit sur une pièce où se trouvaient nombre de fleurs, la pièce était plus chaleureuse, au fond de laquelle je retrouvai le visage rassurant de la seule voix qui me semblait familière, mais toute aussi inconnue. Je le détaillai quelques secondes avant que l’infirmière ne me rappelle à l’ordre de ne surtout pas tenter de parler ou de me lever. Elle ajouta avec humour que je devais rester une gentille fille puis s’adressa à l’homme, lui indiquant la même chose, ajoutant que le médecin passerait dans quelques minutes et que les nouvelles étaient relativement bonnes. L’homme sembla soulagé là où j’étais pour ma part totalement perdue et les deux femmes se détournèrent pour nous laisser seuls dans un silence de nouveau-né entrecoupé par le bruit des bips de la machine cardiaque remise sur le meuble voisin à mon lit.

Mes yeux passèrent de lui au mur en face où quelques photos se trouvaient, puis à nouveau vers lui. Mes iris me faisaient encore mal, la nausée se calma quelque peu. J’aurai tellement voulu parler, dire quelque chose, mais le premier rappel m’avait servi de leçon pour les heures, les mois à venir. Je laissai retomber ma tête sur l’oreiller et soupirai, plantant une nouvelle fois mes iris sur l’homme, tachant de trouver en lui des points connus, mais rien si ce n’était une certaine beauté. Était-il mon époux ? Était-ce bien sa voix que j’avais reconnue, entendue ? Qui m’avait appelé tout à l’heure ? Tout se troublait encore plus à présent et le tourbillon de mes pensées semblait encore pire à présent que j’étais seule dans ce lieu avec cette sorte de panique qui m’entravait entre désir de réponses et craintes


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MessageSujet: Re: Les fins heureuses existent vraiment ? → Maxyn & Dick Dim 28 Aoû - 17:47



Les fins heureuses existent vraiment ?
Maxyn & Declan
« On vous l’enlève quelques minutes le temps de faire plus d’examens, de lui passer un scanner et vérifier que nous sommes bien face à une bonne nouvelle monsieur Price. » C’était sans doute con de ma part, mais après les deux dernières années que l’on venait de vivre, je n’avais pas envie qu’on me l’enlève encore quelques minutes, j’avais envie de pouvoir passer du temps avec ma femme égoïstement. Je savais très bien que les examens qu’ils allaient lui faire passer étaient nécessaire après son réveil dont eux même ne croyait pas, mais voilà, je voulais la garder pour moi, me retrouver seul avec Maxyn, pouvoir la prendre dans mes bras et retrouver ces sensations du passé. Même si bien sur je savais qu’après deux ans de coma il allait lui falloir du temps pour revenir dans la réalité, effectuer des gestes banals, de pouvoir parler correctement à nouveau, marcher correctement toute seule. Peu importe le temps que cela prendrait, elle pourrait compter sur moi, sur ma présence, après tout lorsque je l’avais épousé, j’avais devant sa famille, la mienne et nos amis accepté de l’aimer et de la soutenir dans les bons, comme dans les mauvais moments, je ne trahirais pas ma parole, encore moins l’amour que j’avais pour elle. C’était tout un petit tas de chose qui faisait que je n’avais pas envie qu’il me l’enlève le temps de quelques examens, mais je n’avais guère le choix, puisqu’avant même que je ne puisse reprendre la parole, le contact que j’avais avec ma femme par sa main dans la mienne était rompu pour la sortir de la chambre en direction de je ne sais quelle salle de cet hôpital.

Je me retrouvais, debout dans cette chambre complètement vide de toute présence humaine, sans le moindre bruit, le silence total, c’était la toute première fois depuis que je venais ici aussi souvent que le pouvais qu’il n’y avait pas le moindre son, c’était tellement étrange comme sensation. Je passais ma main sur mon visage, comme pour m’assurer que ce qui était en train de se passer n’était un rêve, mais bien la réalité, que ma femme avait donné tort aux médecins, qu’elle m’avait donné raison de continuer de croire en elle et de ne pas accepter de la débrancher. Les yeux fermaient, j’avais encore bien du mal à croire ce qui était en train de se passer et pourtant je ne pouvais pas masquer ce sourire présent sur mon visage, oui là maintenant, j’avais envie de croire que c’était le début de notre nouvelle vie à tous les deux, le début d’une nouvelle histoire, mais une histoire qu’une fois encore on allait écrire ensemble, encore plus fort que jamais, après ce que l’on venait de traverser, je ne voyais pas comment on pouvait faire plus difficile, ce n’était pas possible. Retirant ma main de mon visage, j’ouvrais à nouveau les yeux, alors que ma vue commençait à se brouiller par les larmes qui étaient en train de me gagner, non je n’étais pas triste, mais je ne pouvais empêcher ses larmes de sortir, bien trop content, heureux de ce qu’il se passait. Passant ma langue sur ma bouche avant de mordre ma lèvre inférieure, je passais un bras derrière moi, cherchant la chaise de ma main avant de m’assoir dessus, laissant mon dos trouver le dossier de la chaise, avant que ma tête ne tombe en arrière, les yeux tournaient vers le plafond de cette chambre que je connaissais trop bien.

Je ne serais pas capable de dire combien de minutes exactement j’étais resté dans la même position, dans l’immédiat ça n’avait pas d’importance, la seule chose que je voulais, c’était retrouver ma femme, pouvoir à nouveau passer du temps avec elle. Sortant de mes pensées, je venais attraper mon téléphone dans la poche arrière de mon jean, la nouvelle technologie me permettait de me rendre avec sur les réseaux sociaux, celui sur lequel je me trouvais étant Instagram, je voulais y mettre un message pour Maxyn, pour celle que j’aime. Des photos de nous deux, j’en avais pas mal en stock, le choix était dur de n’en prendre qu’une seule, mais mon choix s’arrêtait sur celle que l’on avait prise lors du week-end de mariage d’un ami que l’on avait, avec en fond ce paysage magnifique. Après deux ans de cauchemar, je voulais montrer que cet enfer nous permettrait d’en sortir plus fort, bien sûr il y avait Jaimie dans ma vie, bien sûr cette relation apportait beaucoup d’interrogation pour moi, mais je ne pouvais pas, je ne voulais pas tourner la page après dix ans d’amour, depuis notre toute première rencontre j’avais Maxyn dans la peau, dans mon cœur et je n’avais pas envie que cela se termine. Je venais à peine d’envoyer la photo avec un petit commentaire, que du mouvement revenait dans la chambre où je me trouvais, ma femme revenait allongée dans ce même lit qu’elle avait depuis deux ans, accompagné d’une infirmière qui la ramenait.

Un sourire prenait place une nouvelle fois sur mes lèvres, mon portable sur le support du plateau repas, à côté des fleurs, je me relevais de la chaise sur laquelle je me trouvais, laissant l’infirmière s’adresser à Maxyn avant de se tourner vers moi. « Le médecin va passer vous voir avec les résultats des examens, vous avez eu raison de continuer à croire aux miracle Monsieur Price, à première vue cela semble positif… Comme j’ai dit à votre femme, elle ne doit pas parler pour le moment, ni même tenter de se relever, il va lui falloir encore du temps pour que tout rentre dans l’ordre. » « Merci… » Je ne savais quoi répondre d’autre à cette infirmière, c’était pour cette raison que je m’étais contenté de ce simple mot, avant qu’elle ne quitte la chambre, me permettant de me retrouver avec ma femme pour la première fois depuis deux ans. Je me rapprochais du lit, avant de venir m’y asseoir sur le bord, ma main ne tardant pas à retrouver celle de Maxyn, serrant ses doigts dans les miens, avant de passer l’autre délicatement sur sa joue que je caressais avec mon index. « Tu m’as manqué… Tu m’as terriblement manqué. » Et encore, le mot était trop faible pour traduire à quel point ces deux dernières années sans elle avait été horriblement dur pour moi. « Je sais que… Que tu ne dois pas parler, mais ça fait deux ans que je viens te voir depuis ton accident de cheval et que je ne peux rien te dire, alors… Je suis désolé si je parle trop… » Une nouvelle fois je laissais un sourire se montrer sur mon visage, je ne pouvais pas qualifier ce jour comme le plus beau de ma vie, parce qu’il arrivait après une chute qui avait apporté bien des problèmes, bien des angoisses, mais oui, là tout de suite, j’étais content… Heureux de retrouver ma femme. « Ca a été dur sans toi et… Beaucoup de chose ont changé depuis deux ans, mais j’ai toujours cru en toi, j’ai toujours su que tu ne baisserais pas les bras sans te battre… Je ne suis même pas sûr qu’à ta place j’aurais été capable de faire la même chose… Je sais que je te l’ai promis le jour de notre mariage et que tu le sais déjà, mais je serais toujours là pour toi mon amour, peu importe ce qu’il se passe que ce soit bon ou mauvais, je serais présent à tes côtés… » Il y avait tellement de chose que j’avais envie de lui dire, comme faire un récapitulatif de ces deux dernières années, mais en priorité, je voulais lui montrer à quel point elle avait de l’importance dans ma vie, à quel point, malgré ce passage difficile, elle avait continué de me manquer chaque jour sans exception.
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MessageSujet: Re: Les fins heureuses existent vraiment ? → Maxyn & Dick Dim 11 Sep - 2:33




Les fins heureuses existent vraiment ?
Maxyn & Dick







Avez-vous déjà eu la sensation de connaitre un lieu, une personne, cette sensation dérangeante au plus haut point d’avoir un mot sur la bouche sans être capable de le sortir, de le trouver ? C’est exactement ce que je ressentais en cet instant. Je le trouvais charmant, agréable, il semblait souffrir de la situation et quelque part je ne pouvais que comprendre au vu des quelques mots prononcés. Je détaillais ses traits, muette, et glissai ma main dans la sienne. J’avais tellement de questions pour lui, tellement de sentiments contradictoires.

Le détaillant encore et toujours, je cherchais d’où me venaient ces flots d’émotion, ce frisson, je n’arrivais pas à me souvenir de mon prénom, et pourtant sa voix, elle, je le connaissais. Je me rappelais de certaines phrases. Doucement je relevais ma main libre pour la glisser sur sa joue et murmurai un « chut », un simple petit murmure enroué qui cherchait à lui dire que j’étais là et comprenais tous ses mots. Un maigre sourire se dessinait sur mes lèvres.

Lançant un regard vers la vitre et le couloir, je pouvais voir les allés et retour des blouses blanches et soupirai.

« Je… suis ta… » Ma gorge se serrait et je du lutter pour ne pas repartir dans une toux horriblement douloureuse. Je fermai les yeux. Je me laissai retomber sur le coussin. J’avais envie de hurler, je me sentais en prison, totalement bloquée et j’avais besoin de lui parler, de le questionner.

Le seul chose qui me vint fut de trouver un téléphone, un papier et un crayon. Plantant mes yeux sur lui, je glissai ma main sur la poche où je l’avais vue ranger son cellulaire et lui indiquai.

« Aide-moi… » Soufflai-je. J’avais besoin de son aide, de lui expliquer. Comment le prendrait-il ? Je n’étais pas moi-même sure de comment je prenais la situation.


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