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Les meilleurs souvenirs sont ceux que l'on a oubliés ♣ Maxyn & Declan

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MessageSujet: Les meilleurs souvenirs sont ceux que l'on a oubliés ♣ Maxyn & Declan Lun 7 Nov - 19:41


Les meilleurs souvenirs sont ceux que l'on a oubliés
Maxyn & Declan

Et voilà, on en était là, deux ans que Maxyn avait fait cette chute à cheval, autant de temps qu’elle se trouvait dans le coma à se battre pour sa vie, une bataille qu’elle a fini par remporter prenant à contrepied les médecins du Chicago Med, ouvrant les yeux et devenant un « miracle » médicale, redonnant espoir aux familles qui se trouvaient dans le même cas que le nôtre. Mais malgré mon bonheur, malgré cette joie de retrouver ma femme, de pouvoir à nouveau lui parler, la serrer dans mes bras, il y avait un léger détail… Quoi que léger, ce n’était sans doute pas le bon mot, puisqu’il était difficile de mettre de côté son amnésie, ses dix ans que l’on avait passé ensemble que Maxyn avait totalement oublié. Difficile d’imaginer l’état dans lequel elle devait se retrouver, revenant parmi nous, parmi les « vivants », incapable de se souvenir des personnes présentent à ses côtés, des personnes que l’on qualifie comme sa famille ou dans mon cas comme son mari. Je n’osais même pas me demander comment je pourrais réagir dans cette situation-là, est-ce que je serais capable d’accorder ma confiance à la personne qui est ma femme ? Je n’en savais rien. Sauf que voilà, je ne suis pas dans cette situation, mais plutôt l’inverse, celle du mari présent pour sa femme qui l’a complètement oublié, qui ne se souvient pas du moindre souvenir avec lui, pas même le jour de leur mariage, dans le genre difficile, on vit une nouvelle période qui l’est.

Après quelques jours, il était temps pour ma femme de revenir à la maison, de découvrir notre chez nous, celui qu’elle dans lequel Maxyn n’avait au final presque pas vécu, emménageant dedans peu de temps avant son accident, pas forcément facile pour lui apporter de la sérénité. « Attends, je viens t’aider. » Je fermais la portière conducteur après m’être adressé à ma femme, avant de récupérer à l’arrière un sac d’affaire que je lui avais apporté quelques jours avant. La lanière sur mon épaule, je me dirigeais aux côtés de Maxyn afin de l’aider à sortir de la voiture, ma main sur sa hanche pour la maintenir contre moi, tandis que la seconde passait son bras derrière mon cou. Le chemin de la voiture à notre appartement était guidé par Maxyn, lui permettant de marcher à son rythme, de pouvoir se sentir un peu plus à l’aise doucement, après deux ans de coma je pouvais comprendre que ce n’était pas toujours facile, le temps de retrouver ses repères et réapprendre ce que l’on sait faire depuis notre plus jeune âge.

La porte fermait derrière nous, je déposais les clés sur le petit meuble de l’entrée sans vraiment vérifier si ce n’était pas tombé derrière celui-ci ou tout simplement par terre, je me concentrais sur ce que je faisais avec ma femme, quittant le petit couloir de l’entrée afin de rejoindre le salon directement sur notre gauche. Le plus gros du chemin était terminé, il ne nous restait plus qu’à arriver au canapé qui n’était pas loin de nous, une fois chose faite, j’accompagnais Maxyn jusqu’au bout pour lui permettre de s’assoir dessus, avant de déposer au sol le sac, libérant mon épaule de la lanière de celui-ci. « Ca y est, on est arrivé chez nous. Tu as besoin de quelque chose ? A boire ? A mangé ? » Il allait falloir du temps à ma femme pour retrouver sa mémoire ou pour ne pas la retrouver, sur ce point là les médecins ne pouvaient pas se prononcer et autant dire que je ne savais pas réellement comment réagir, je ne voulais pas non plus la brusquer, lui faire peur. Une des raisons qui me poussait à savoir dans un premier temps si elle avait soif ou faim, le mieux à faire, enfin la meilleure idée qui venait de me passer par la tête, sans doute pas la meilleure, mais celle que j’avais choisis. Je tournais mon regard dans sa direction, avant d’apporter ma main à ses cheveux que je passais derrière son oreille en même temps que je les caressais, oui c’était toujours la femme que j’aimais, elle ne changeait pas, même si on allait devoir faire face à un nouveau coup dur, mais je ne pouvais pas m’empêcher de me demander ce qui allait se passer si son amnésie ne ferait jamais revenir ses sentiments pour moi, est-ce que l’on serait assez fort pour se battre face à ce nouveau défi.

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MessageSujet: Re: Les meilleurs souvenirs sont ceux que l'on a oubliés ♣ Maxyn & Declan Mar 8 Nov - 13:42




 Les meilleurs souvenirs sont ceux que l'on a oubliés
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Le temps était pluvieux sur la ville. Les gens remontaient les rues, le regard perdu dans leurs pas pour éviter le grain et le froid de ce jour trop frais. Quelques parapluies protégeaient les plus lents alors que pour les plus pressés un simple journal en chapeau sur le crâne maintenu par une main levée et mal assurée avançaient d'une marche rapide, cherchant à gagner au plus vite leur point de chute. L’avenue était comme à son habitude, animée de klaxons et de bruits de moteurs, quelques vendeurs courageux hélaient les passants pour vendre leurs biens et ce malgré le temps maussade. Dans ce décor coutumier se fondait un véhicule sombre aux vitres teintées, remontant à une allure plus contenue les cortèges de taxis jaunes et les dédales de voitures de livraison ou de bus armés de touristes et d’habitants pris au piège d’une circulation en dents de scie à une heure de sortie de bureau.

Le regard perdu, Max démantelait les scènes de vie sans écouter un mot prononcé à part le poste radio, ou à son attention. De prime abord on aurait sûrement prit cette gamine d’un vingtaine d’années proche de la jeune trentaine pour une insolente ou une boudeuse prise dans une discussion qui ne lui convenait pas ou un voyage sans complication.

Mais il n’en était rien, ses traits mélancoliques, son teint légèrement halé et ses cheveux de geai démontraient une fragilité feinte, une cicatrice nouvelle pas encore totalement close. L’accent chantant des trois hommes ronronnait dans le poste tel une mélodie des années passées qui lui rappelait plus sa mère ou son grand-père.

Max avait pris l’habitude en dix jours de ce genre de situations, enfin si on peut se faire à l’idée d’être une coquille vide sans le moindre attrait que ce qu’elle fut par le passé et dont vous n’avez plus que des remontées de souvenirs ou des traits de caractères, enfin souhaitons-le pour ceux est celles qui tenaient encore à trouver en elle une personne qu’elle avait perdu en chemin…

Elle ne se rappelait même plus de la première fois où il était venu la chercher de cette façon.  Les mains posées sur le cuir finement cousu de son sac, elle ne détachait pas ses yeux d’ambre du paysage rural de la ville.

Les bandeaux de fumée s’élevaient des bouches d’égouts des stations métropolitaines, réchauffant quelques sans domicile fixe que beaucoup ne voyaient plus dans le décor. Le rêve américain était ainsi fait et nul ne pouvait prétendre échapper à ce système, mais aucun n’acceptait cet état de fait. Mais pas elle, la jeune femme qui observait tout, de la poubelle débordante de vie dont deux chiens s’animaient à démanteler le contenu, à la femme en talons aiguilles mal assurée sur un trottoir en travaux où des hommes avaient délaissé une simple passerelle métallique et fuis les lieux pour rejoindre un point plus chaud en cette fin de journée.

C’est alors que tous s’enchaînèrent, une masse d’hommes, de femmes, enfants sans vie et pourtant bien là sur leurs jambes, des vagues humaines sur les passages cloutés. La ville prenait vie là où depuis son réveil, elle n’avait vu que trop de calme. Son regard s’anima et doucement, un sourire se dessina sur ses traits alors qu’elle pouvait observer une mère et son chérubin, ou un couple flânant mains dans la main, avait-elle aussi fait cela avec lui ? Doucement elle glissa ses iris du couple qui disparaissait dans les rétros à l’homme qui conduisait à ses côtés. Détaillant l’alliance à son annulaire. Elle se mordis la lèvre inférieure pour ne pas lui demander où se trouvait la sienne. En effet Les n’en avais pas à son réveil, sûrement qu’on lui avait retiré l’anneau pour les examens ? Poussant un soupire elle se jura cependant de lui poser la question le moment opportun, retournant à l’observation silencieuse de la ville.

Les kilomètres s’effacèrent et enfin la voiture stoppa son voyage, son regard curieux se glissa sur le quartier et les calmes qui semblaient l’animer à cette heure.

Alors qu’il se saisissait du sac et venait en renfort pour son équilibre incertain, passant de l’air libre à un petit couloir, à enfin un appartement au silence encore plus lourd que celui qui avait régné par sa faute dans la voiture.

Comme une enfant, elle observé silencieuse ce monde qui se dessinait devant elle, il lui était totalement inconnu, avait-elle contribué au choix des meubles ? Du lieu ? Si sa mémoire n’était pas aussi brouillée pour de simples choses de la vie, ce qui était du fait de ses choix de son passé tout se compliquait. Ainsi elle savait parfaitement ce qu’était un mac Donald, ou un téléphone portable. Elle commençait même à se rappeler de son travail, alors que les équipes soignantes se chargeaient des examens sur elle. Mais le vide total quant aux choses dites plus personnelles, ainsi elle était incapable de nommer père et mère, de savoir si elle avait eu un chien enfant, ou si elle avait une allergie. Elle ne savait même pas si elle aimait la pizza ou avait déjà pris une cuite.  Elle ignorait le nom du premier homme qu’elle avait aimé et ne connaissait pas non plus sa couleur favorite. Ce qu’elle connaissait se réduisait à des simples choses pratiques. Et le seul sentiment qu’elle éprouvait était envers celui qui se trouvait dans la pièce avec elle et encore même ceci était compliqué.

Comment savoir si en cinq années, il l’aimait encore ou s’il n’avait pas refait sa vie ? On lui avait parler de miracle médical, de résolution fatale refusée par lui et elle n’avait qu’une certitude dans tout cela c’est que sans son entêtement à la tenir branchée elle ne serait plus là pour se poser toute ces questions.

Se plaçant sur le canapé elle détailla l’homme à ses côtés qui lui proposait quelque chose à boire, qui faisait preuve de tendresse et elle ne put contenir à son tour un geste pour lui en appuyant sa joue dans la paume de sa main chaude qui caressait ses cheveux. Son regard se glissant dans le siens.

Elle brûlait de tout savoir de ses petites insignifiances pour une personne normale, et tellement importantes en réalité à la vie d’une personne comme elle. Le plus incongrus dans tout ceci restait cruel pour elle, qu’elle soit totalement incapable de se sentir proche de son soit disant frère, mais brûlait de sentiments inexplicables et profonds pour Declan, pire pourquoi nourrissait-elle une confiance croissante en lui alors qu’elle ne savait même pas si à ces jours il tenait encore à elle ou simplement se voulait aimable. Elle était perdue, oui perdue dans un cerveau défaillant à la limite du possible. Quinze jours que ses yeux avaient franchis les limites du coma à ce monde et elle ne se sentait toujours pas chez elle nulle part. Enfin…

Doucement la main s’était glissée sur ses cheveux à sa joue comme un doux signal de retour, de concentration. Et machinalement sa joue s’était glissée dans le creux de sa main, savourant la chaleur simple du contact. Ses yeux plongèrent dans les siens et une nouvelle fois elle se mordit les lèvres. Contenant un flot de questions, avant de finalement lui offrir un petit sourire encore timide avant de réaliser que son geste pouvait être mal placé, et de se rappeler qu’il cherchait une autre, celle qu’il attendait depuis cinq années. La retrouvait-il dans ce simple contact naturel qu’elle venait de faire ? Ou voyait-il qu’une coquille vide à l’allure de celle qu’elle fut ? Inspirant lentement elle glissa ses yeux sur la salle.

« Je suis désolée... » Murmura-t-elle. « J’ai tellement de questions que je ne sais pas par laquelle commencer et du coup ne suis pas d’une très agréable compagnie. » Avalant son courage et sa salive, elle se redressa sur son assise et pris sa main pour la serrer dans la sienne. Faisant tourner doucement son alliance sur son doigt la fixant sans rien dire.

« J’ai besoin de la vérité, pas de celle qu’on veut me donner pour ne pas brusquer, Declan, j’ai besoin savoir si celle que tu as en face de toi a une chance de sauver au moins ce que nous avions ou si tu ne retrouves plus rien d’elle…. Enfin de celle que tu aimais ? »

Elle avait laissé les mots sortir sans aucune mesure, juste de la sincérité, sans mesure. Elle avait simplement besoin de savoir si elle allait combattre la vie pour rien. Relâchant sa main elle remonta son regard vers le siens.

« Cinq ans c’est long pas vrai, surtout si au bout tu ne retrouves qu’une parodie de femme, tu as dû faire du chemin et je ne veux pas que tu te sentes obligé de prendre soin de moi et d’être tendre avec moi si… » Elle se poussa à lui faire un sourire.

« Si tu as d’autres engagements. Je ne sais même plus si j’aime le thé ou le café, si j’ai aimé ce canapé, je ne me rappelle plus de notre rencontre, pas plus que je me rappelle de ma famille, je n’ai qu’une certitude et je ne suis même pas capable de l’expliquer, de la nommer sans avoir peur de te blesser ou que cela soit encore possible avec celle que je suis à présent, prend tout à l’heure, il y avait ce couple, je me demandais si on avait fait comme eux, ou cette femme avec un enfant, et sur le moment je me suis simplement demandé si on avait envisagé cela aussi. Je ne sais plus rien, la seule chose que je sais… » Poussant un soupire elle glissa son regard sur des cadres avec des diplômes et finalement se mura à nouveau. « Je prendrais bien un peu d’eau. On réglera si tu veux les détails après, je ne veux surtout pas te déranger ou t’emprisonner plus longtemps, cinq années c’est déjà bien trop. » Fit-elle en s’enfonçant dans le canapé comme pour s’offrir une petite distance de survie morale.  




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MessageSujet: Re: Les meilleurs souvenirs sont ceux que l'on a oubliés ♣ Maxyn & Declan Mer 9 Nov - 1:32


Les meilleurs souvenirs sont ceux que l'on a oubliés
Maxyn & Declan

Sentir le contact de sa joue contre ma main faisait du bien, c’était un geste totalement banal pour un couple, mais sur le moment il avait tellement d’importance, il me montrait la confiance qu’elle pouvait avoir malgré ses souvenirs de notre histoire très restreint, voit quasiment inexistant. Il y avait plein de chose qui m’échappait dans cette situation, je n’étais probablement pas plus à l’aise qu’elle, mais je me devais, comme depuis deux ans de faire bonne figure, pour elle, pour moi, mais aussi pour nous. Depuis dix ans que l’on était ensemble on avait traversé pas mal d’épreuve, pas toujours très facile, mais on avait fini systématiquement par se rapprocher, permettant à notre amour d’être un peu plus fort à chaque fois. Mais cette fois-ci, les choses étaient bien différentes, est-ce qu’on allait être capable de se retrouver malgré son manque total de souvenir sur notre histoire ? J’étais bien conscient que je ne devrais pas douter de nous, c’était pour cette raison que je masquais au maximum ce genre de pensée, mais je ne pouvais pas m’empêcher de me poser pleins de question, à son sujet sur ce que Maxyn est en train de traverser, tout comme à notre couple et bien sûr la présence de Jaimie dans ma vie qui avait pris bien plus d’importance que je ne le pensais. Je savais également que depuis le début j’aurais dû m’éloigner, ne pas laisser cette attirance prendre plus de place petit à petit, mais pourtant j’avais fait tout l’inverse, les moments que l’on passait ensemble me permettait de m’évader du quotidien dans lequel j’étais, de pouvoir mettre de côté pendant un petit moment tout ce qu’il se passait, pour ma femme, mais aussi sur le côté sombre dans lequel j’étais tombé en flirtant avec des ventes très peu légal. En deux ans bien des choses avaient changé, mais une partie de moi ne pouvais pas s’empêcher de continuer de croire que tout pouvait revenir à la normal, comme si les mois passaient été une parenthèse dans notre vie.

Je sortais de mes pensées à la suite des excuses que Maxyn était en train de me donner, un simple « je suis désolé » que je ne comprenais pas, pourquoi est-ce qu’elle me disait cela ? Puis le moment de la réponse avant même que je ne pose la question était venu. Pendant les deux semaines qui venaient de s’écouler on avait eu l’occasion de discuter, de lui permettre d’en savoir un peu plus sur elle, sur sa vie, mais jamais réellement tranquillement, bien trop souvent dérangeait par les infirmières ou encore les médecins qui venaient dans sa chambre. C’était notre toute première occasion de pouvoir réellement discuter sans être interrompu, de lui permettre d’avoir des réponses à ses questions. « Ne sois pas désolé, prends ton temps, si tu veux me poser une question ou même plusieurs, je suis là pour t’aider à t’apporter des réponses. » Une façon pour moi de la rassurer au mieux dans cette situation, en temps normal, je savais comment m’y prendre avec elle, mais après tout ce que m’avait dit le médecin sur l’amnésie qu’elle vivait, que je devais faire attention, ne pas provoquer de choc émotionnel ou faire de grosse révélation, j’étais un peu perdu sur ce que je devais dire ou pas. Ma main avait quitté la joue de ma femme pour se retrouver entre ses doigts, je sentais l’alliance tourner autour de mon annulaire, un geste que j’avais eu bien l’habitude de faire pendant ces deux dernières années et maintenant, c’était la femme qui avait passé cette bague à mon doigt qui le faisait.

Mais mon but de faire attention à mes dires, c’était peine perdu puisque Maxyn elle-même me demandait de lui apporter de vraies réponses, de ne pas agir comme les médecins le demandaient à ne pas la brusquer, autant dire que ça partait plutôt mal. Surtout lorsque sa toute première question suivait, j’aurais pu m’attendre à tout, mais pas à celle-ci, est-ce que je lui avais laissé croire que l’on ne pourrait pas se remettre de cette histoire ? Que notre couple arrivait à sa fin ? « Maxyn… » C’était les seuls mots que je prononçais, je n’ajoutais rien de plus en voyant son regard remonter vers le mien, je me retrouvais silencieux pour lui permettre de reprendre la parole, de continuer dans ce qu’elle me disait, l’écoutant avec autant d’attention que je le pouvais. Au final cette conversation était notre toute première « vraie » conversation depuis son réveil et qu’on le veuille ou non, elle allait avoir beaucoup d’impact pour la suite, ça j’en avais bien conscience. Au final, j’étais en train d’écouter ses premières craintes, ce qu’il pouvait se passer dans sa tête depuis une quinzaine de jours et même si je pouvais l’imaginer, il y avait fort à parier que mes pensées étaient encore bien trop faibles par rapport à ce que c’était réellement dans la tête de ma femme. Un sourire se présentait sur son visage avant de continuer de parler, de mettre des mots sur ce que Maxyn pouvait ressentir ou encore penser et d’un côté, même si les pensées qui passaient dans sa tête me faisait mal de la voir autant perdu, encore bien plus que ce à quoi je m’attendais, c’était aussi pour elle un premier voir même deux pas de fait en avant, au final les médecins avaient peut-être tort. Ses craintes, ses questions sans réponses, j’en avais une grande partie et je devais admettre que je ne m’attendais pas à ce qu’elles soient aussi variées, ça allait du canapé sur lequel elle était assise jusqu’au probable projet par le passé de faire des enfants. C’était à mon tour de décrocher son regard, pour le baisser en direction de ma main que je venais approcher de la sienne pour serrer ses doigts dans les miens. Un geste qui fut de courte durée lorsqu’elle me demandait un verre d’eau, mettant une nouvelle fois en avant les deux dernières années écoulaient pendant lesquels j’avais attendu à ses côtés qu’elle se réveille. « Tu ne m’emprisonnes pas Max’, si je suis ici avec toi c’est parce que je veux être à tes côtés. Je reviens je vais te chercher de l’eau. »

Après quelques minutes passait dans la cuisine, j’étais de retour dans le salon, le verre à la main je me dirigeais vers le canapé où se trouvait ma femme afin de le lui passer, lui permettre de s’hydrater, alors que je reprenais place à ses côtés, une de mes mains sur le sofa pendant que la seconde était sur l’une de mes jambes. « Je ne peux pas te dire que l’entente entre ta famille et moi soit la meilleure qu’il soit, ça a même été tout le contraire au début de notre histoire, mais ces deux dernières années nous ont permis de mettre cette haine si je peux dire de côté et te soutenir comme on le pouvait. » Il était vrai que le grand-frère de Maxyn était du genre très protecteur avec sa petite sœur et cela nous avait souvent posé des problèmes, sur une relation qui était pour lui une lubie prise sur un coup de tête. « A ce qui concerne ce canapé, c’est la première fois que tu t’assoies dessus, le nôtre commençait à être trop vieux et très peu confortable vu le nombre de nuit que j’ai dormis dessus après ton accident, du coup j’ai craqué et j’ai pris celui-ci. » Mes yeux quittaient la jeune femme quelques instants pour venir se poser sur ma main toujours sagement sur ma jambe, avant que je ne vienne remettre mon attention sur ma femme, prêt une nouvelle fois à reprendre la parole, à lui apporter des débuts de réponses autant que je le pouvais. « Et pour te répondre, on avait envisagé l’idée d’avoir un jour un enfant tous les deux, mais à ce moment-là tu faisais ton internat de médecin et je venais à peine d’être stagiaire dans une caserne, alors on a pris la décision d’avoir une situation professionnelle totalement stable pour fonder une famille. » C’était un sujet qui avait été de nombreuses fois au cœurs de nos discussion, il faut dire qu’avec Liam mon cousin qui avait une petite fille cela ne nous avait pas aidé, même si malheureusement le pauvre n’avait pas vécu une histoire bien facile avec sa femme aujourd’hui décédé et son passage en prison.

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Très souvent, au cours de notre existence, nous voyons nos rêves déçus et nos désirs frustrés, mais il faut continuer à rêver, sinon notre âme meurt
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MessageSujet: Re: Les meilleurs souvenirs sont ceux que l'on a oubliés ♣ Maxyn & Declan Mer 9 Nov - 20:13




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Elle récupéra son verre d’eau et se mit spontanément à le faire danser entre ses mains, plongeant son regard dans les mouvements de vagues du liquide. Sans même y prendre garde, elle se perdit dans le vide translucide de son verre écoutant les mouvements de Dick et doucement la respiration de ce dernier toute proche. Tout n’était que questions, devait-elle considérer qu’elle était mariée, chérie ? Devait-elle se voir comme une seule et même femme ou parler d’elle comme si elle parlait d’une autre. Pire où dormirait-elle ? Serait-il mal placé de le toucher ? De vouloir un instant fondre dans ses bras et connaître la douce sensation d’être aimée par lui ou simplement en sécurité ? En deux années avait-il fait son chemin, laissant cette autre qu’elle fut dans un monde passé ?

Tellement de questions et si peu de moyens de poser des questions, sans prendre le risque de passer pour… pour quoi au juste ? S’il s’autorisait à la toucher, à glisser sa main dans ses cheveux, s’accordait à toucher son corps, sa joue, avait-elle le droit de le découvrir de la même façon ? Avalant une gorgée de son eau elle ne trouva là aucun réconfort à la boule logée dans sa gorge. Déposant ce dernier sur la table basse elle se tourna doucement vers lui. Tachant de faire répondre ses jambes encore faibles de deux années sans porter. Elle le détailla un instant et avança doucement, sa main vers lui avant de finalement se raviser, inspirant profondément un peu de courage.

« A l’hôpital, ils m’ont dis que j’avais un fond d’aide financier, si ma présence te dérange, je peux demander l’aide d’un conseiller et trouver un logement… » Se mordant sa lèvre inférieure, elle réalisa que ses mots pourraient-être mal compris.

« Je veux, enfin je voulais dire deux ans, c’est long...et je ne suis plus que l’ombre de celle que tu voulais retrouver. Je sais que je te dois la vie, je sais aussi que je suis une déception, j’essaye… »  Elle marqua un arrêt, se triturant sans le réaliser, son annulaire à l’endroit où se trouvait la bague, là où son doigt avait encore l’encoche de ce bijoux manquant.

« J’essaya de tout cœur de me rappeler, et les seules choses qui me reviennent, je ne peux les expliquer, je ne peux placer de mots sans que ceux-ci passent pour de la folie pure. » Finalement elle remonta sa main pour l’empêcher de parler, ayant peur de perdre tout courage, de se sentir bête ou simplement qu’il ait pitié de la sombre idiote qu’elle était devenue.

« Je ne sais même pas quel était mon plat préféré, alors comment je pourrai expliquer ce que je ressens ? Ai-je encore des traits de caractère, est-ce que je serai capable d’être ta femme ? Puis-je encore prétendre que je le suis ? Le veux-tu ? Enfin est-ce que tu veux encore de moi comme ça ? » N’osant plus bouger, dire un mot, elle lança un appel à l’aide invisible à son verre comme si cet objet lui aurait été bêtement salutaire.

« Je suis tellement désolée de te faire vivre tout ça Dick, je ne sais même pas si j’ai encore le droit de te tenir la main ou t’embrasser, je me dis que tu as peut-être une petite amie ? Donc voilà avec tout ceci, je me dis surtout que je devrai peut-être libérer les lieux, je ne peux pas ouvrir les yeux, plus rien savoir de ma vie et attendre de toi que tu sois là, m’aime et accepte tout ça en oubliant ta nouvelle vie sans moi. »

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MessageSujet: Re: Les meilleurs souvenirs sont ceux que l'on a oubliés ♣ Maxyn & Declan Dim 27 Nov - 0:15


Les meilleurs souvenirs sont ceux que l'on a oubliés
Maxyn & Declan

C’était difficile de se retrouver à marcher sur des œufs, je n’ai jamais douté du réveil de Maxyn et je savais déjà à l’époque que malgré le temps qu’il allait lui falloir, ça n’allait pas être simple pour nous, que ce passage allait être compliqué, mais que l’on s’en sortirait une fois de plus tous les deux. Sauf que le niveau n’était pas assez élevé visiblement, jamais je n’avais prévu l’éventualité qu’elle soit amnésique et que ma femme ne se souvienne même pas de notre histoire, de toute notre histoire. Cela ne venait pas diminuer l’amour que j’avais pour elle, bien au contraire, j’avais épousé cette femme, ma femme pour le meilleur et pour le pire et je ne doutais pas que cette épreuve on allait la passer ensemble. C’était juste que l’on allait devoir réapprendre à se connaitre, se découvrir à nouveau, si en apparence elle était toujours la Maxyn que je connaissais, intérieurement je savais très bien, du moins je me doutais que des parts d’elle avaient changé, que sa façon de voir les choses allaient être différentes et surtout, qu’il n’allait pas être facile de revenir dans un monde où nos souvenirs sont flous et lointain. C’était principalement ce passage-là que je redoutais, les mots du médecin se répétait en boucle dans ma tête, je ne devais surtout pas la brusquer, lui donner trop d’information, essayer de forcer ses souvenirs oubliaient et pourtant, je me trouvais dans notre salon à devoir répondre à ses questions. J’avais des réponses à ce que Maxyn me demandait et garder le silence je ne le pouvais pas, pas en l’entendant me dire comme présentement qu’elle pouvait utiliser l’aide financier qu’on lui proposait pour chercher un appartement avec l’aide d’un conseiller. Je gardais le silence, mais mon regard qui remontait dans sa direction avait dû parler pour moi, s’exprimer à ma place puisque Maxyn reprit la parole, apportant des explications à ses propos, des explications qui avaient du sens.

Ce n’était pas facile de savoir comment bien réagir avec ma femme sans agir trop rapidement, mais j’étais en train de vraiment réaliser, que s’était encore bien plus difficile pour elle de trouver une place dans un monde qu’elle ne connaissait finalement pas, enfin plus. Maxyn avait vécu dans cet appartement, mais trop peu pour que ce souvenir est résisté à ses deux ans de coma, à cette foutu chute qu’elle avait faite. De deux ans de lutte acharnaient pour continuer à vivre, ma femme revenait dans un univers qu’elle ne connaissait plus, dans une vie de femme mariée dont elle n’en avait pas le moindre souvenir, trouver sa place ne devait pas être une mince affaire, comment est-ce que je pourrais lui en vouloir de croire qu’en vingt-quatre mois ma vie est changé, que j’ai refait celle-ci en présence d’une autre personne ? C’était complètement impossible, autant que je lui en veuille, que je puisse également refaire ma vie, bien que la présence de Jaimie avait été très importante, mais pas toujours facile à gérer à cause de cette attirance, mais désormais je pouvais tourner la page, ne plus y penser, après tout, ma femme était bien là avec moi, vivante et je ne voyais pas comment il était possible qu’une autre femme continue de m’attirer. Une série de question, une sorte de conclusion de sa part sur tout ce qu’elle venait de me dire et j’en profitais pour prendre à nouveau la parole, non s’en avoir apporté ma main à la sienne, serrant ses doigts entre les miens, alors que mon regard une fois de plus retrouvait le sien, enfin tout du moins essayait lorsque celui-ci n’était pas attiré par le verre d’eau sagement posé sur la table basse. « Il n’y a qu’une personne qui peut prétendre être ma femme quoi qu’il arrive et c’est toi. C’est vrai que deux ans c’est long, je te mentirais si je te disais le contraire. » Je laissais un léger rire se faire entendre, non pas par amusement, mais plutôt par réalisme, j’avais passé ces deux dernières années à espérer le retour de ma femme, si j’avais dû attendre cinq ou dix ans de plus je l’aurais fait, mais ce n’était pas pour autant que le temps m’avait semblé passer plus rapidement, bien au contraire. « Mais mes sentiments pour toi n’ont pas changé, ce sont toujours les mêmes et même si tu n’as pas de souvenir ou que tu es différente de celle que tu étais avant cet accident, je peux aussi aimer la femme que tu es devenu. » On allait devoir apprendre à se découvrir tous les deux une nouvelle fois, nous permettre de revivre après dix ans d’amour tous ces moments de début de couple. Même si les raisons qui nous avait poussé dans cette situation était dramatique, au final on avait cette chance de revivre ce moment une nouvelle fois et si à l’époque on était tombé amoureux l’un de l’autre dès le premier regard, on était encore capable de le faire, la preuve était, Maxyn m’offrait une issue de secours en me proposant de se trouver un autre logement et pourtant je n’en avais pas envie. « Il est hors de question que tu ne restes pas ici, sauf si c’est vraiment ce que tu souhaites, je ne pourrais pas te forcer. Ça ne va pas être facile au début pour tous les deux, j’en suis bien conscient et si tu préfères que l’on ne se tienne pas la main, que l’on s’embrasse ou encore que l’on dorme ensemble, je le comprendrais. J’ai passé plusieurs nuits sur ce canapé, je pourrais encore le refaire. » Même si ce n’était pas ce que je souhaitais, une part de moi la comprenait, dans le fond elle savait que l’on était marié, que cela faisait dix ans qu’on était ensemble, que je m’appelais Declan, surnommé Dick, mais pour tout le reste j’étais un parfait étranger, qui pourrait avoir envie de dormir dans le même lit qu’une personne que l’on ne connait pas ? Si ce n’était pas le cas de Maxyn, alors je pourrais le concevoir et me contenter du canapé le temps que l’on trouve tous les deux nos marques dans cette toute nouvelle aventure qui se présentait à nous. « Tu ne dois pas te gêner avec moi, encore moins si c’est pour me dire ce que tu penses ou ce que tu ressens, rien de ce que tu pourras dire sera pour moi de la pure folie. Même si tu n’es pas capable de dire quel est ton plat préféré… D’ailleurs au lieu de chercher à te souvenir de ce que tu aimes manger, de quel couleur tu aimes, de quelle musique tu aimes écouter, je te propose qu’on apprenne à le découvrir ensemble au lieu de chercher à se baser sur le passé, qu’est-ce que tu en penses ? »

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MessageSujet: Re: Les meilleurs souvenirs sont ceux que l'on a oubliés ♣ Maxyn & Declan Dim 27 Nov - 14:56




 Les meilleurs souvenirs sont ceux que l'on a oubliés
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« Tu ne dois pas te gêner avec moi, encore moins si c’est pour me dire ce que tu penses ou ce que tu ressens, rien de ce que tu pourras dire sera pour moi de la pure folie. Même si tu n’es pas capable de dire quel est ton plat préféré… D’ailleurs au lieu de chercher à te souvenir de ce que tu aimes manger, de quel couleur tu aimes, de quelle musique tu aimes écouter, je te propose qu’on apprenne à le découvrir ensemble au lieu de chercher à se baser sur le passé, qu’est-ce que tu en penses ? »

Ses yeux étaient remontés sur l’azur des siens et en quelques secondes sans vraiment comprendre pourquoi, sa main l’avait attiré plus près. Le détaillant et réalisant la sincérité de chacun de ses mots. Ressentant encore cet étrange sentiment qu’elle n’arrivait elle-même à s’expliquer. Et sans comprendre pourquoi elle en avait eu le besoin soudain, elle glissa sa main sur sa joue, dans ce qui pouvait sembler une caresse de soutiens. Et finalement glissa son visage tout proche du siens et inspira son parfum. Comme un animal s’imprégnant de l’odeur de son partenaire. Glissant sa bouche de sa joue ou elle déposa un simple bisou sur sa mâchoire et finalement fondis sur sa bouche, lui offrant un baiser bien plus fougueux qu’elle ne l’aurait voulu. Un baiser brûlant de sentiments, de tous ces sentiments qui l’enveloppaient depuis qu’elle avait ouvert les yeux, qu’elle avait glissé son regard perdu dans le siens. Sa bouche savourait le parfum sucré de celui qui s’avérait être son époux. Elle n’avait pas les mots, mais sans doute la connaissait-il assez pour comprendre son corps ?

Elle souhaitait ardemment qu’en c’est instant il ressente aussi le feu qui la consumait. Un feu insupportable qui prenait naissance au plus profond de son âme. Comment pouvait-on être aussi certaine d’aimer une personne dont on ne savait rien. Comment pouvait-on désirer autant lui appartenir quand le monde vous avait déjà uni et s’était joué de vous pour vous séparer. Elle n’avait là encore aucune réponse. Mais au lieu de reculer, de se stopper, son corps s’avança davantage vers celui de son mari. Sa main encore unie attirait la sienne sur sa hanche, invitant silencieusement Dick à la toucher. Alors que ses doigts se nichaient enfin dans cette chevelure brune où elle s’était de nombreuses fois aventurée par le passé ou depuis son retour, elle se demandait souvent quelle en était la texture. Posant finalement son front contre celui de son partenaire. Elle garda encore les yeux clos. Se mordant les lèvres sans un réflexe naturel qu’elle ne savait pas avoir toujours eu. Ce petit tic qu’elle avait toujours eu pour contenir son désir, ses mots ou son amusement.

« Est il possible… »

Elle marqua un temps, un moment de réflexion, se demandant s’il était réellement possible d’aimer naturellement une personne juste car pour vous la vie n’aurait plus sens sans lui, juste car simplement en ouvrant les yeux sur un monde inconnu, il n’y avait que cette évidence là qui était claire. Cette sensation que de lui dépendait toute sa raison, ce sentiment qu’il était la voix qui l’avait poussé à ouvrir les yeux et pire encore quand dans le brouillard de ses mois de coma elle ne gardait que la certitude qu’il était celui qui lui parlait, de quoi, de qui ? Elle ne saurait plus le dire, si au début tout était clair, les souvenirs de ses conversations s’étaient estompés, étaient devenus comme un de ces rêves qui nous échappe. Un de ceux qu’on a clairement en tête au début de la journée et qui ne vous revient plus le soir venu quand bien même vous le cherchez. Réalisant que vous ne vous rappellez que d’un point important. Et celui de Max en cet instant était le fait qu’elle l’aimait intensément et incompréhensiblement.

« Est-ce que… » Glissant son regard sur son visage tout proche, elle se stoppa, glissant sa main de sa nuque à son cou. « Tu ressens ça aussi, je veux dire, ce courant, ou est-ce que je ne suis plus normale sur ce point aussi ? » Murmura-t’elle.


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Les meilleurs souvenirs sont ceux que l'on a oubliés ♣ Maxyn & Declan
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