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douleur indélébile ∝ emil grayson

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MessageSujet: douleur indélébile ∝ emil grayson Sam 9 Avr - 20:22

douleur indélébile


Depuis qu'il était passé, Leslie avait l'impression de vivre un cauchemar. Qui était ce "il" ? Son ex. Le père de sa fille, son ancien mari. L'homme qu'elle avait aimé, celui qui l'avait brisé à plusieurs reprises. Il y a quelques années, lorsqu'il l'avait presque tué et aujourd'hui, il était revenu se venger. Il se vengeait parce qu'elle l'avait envoyé en prison. Il se vengeait ! Elle n'arrivait pas à comprendre qu'on veuille se venger pour une erreur qu'on a commise. S'il y avait bien une personne qui avait le droit de se venger, c'était Leslie envers lui. Et pas l'inverse.

Elle se regardait dans le miroir. Son teint pâle faisait ressortir le coquard qu'elle avait à l'oeil gauche, les différentes plaies qu'elle avait dont une à la lèvres et les bleus comme celui sur la mâchoire. Elle essuya le sang qui coulait sur son visage, grimaçant de douleur. Elle sentait une boule dans sa gorge, elle était prête à exploser mais elle n'arrivait pas à pleurer. Ça ne voulait pas sortir. Elle lâcha le gant de toilette à présent tâché de sang et s'appuya sur le meuble du lavabo, prenant un temps pour réfléchir. En vérité, elle n'y arrivait pas. Elle repassait les images dans sa tête et l'angoisse remontait. L'air ne passait pas et elle sut rapidement ce qu'il se passait. Elle faisait une crise d'angoisse : elle respirait trop rapidement et son coeur s'accélérait à cause de l'angoisse grandissante. Elle prit un temps pour reprendre sa respiration, se laissant glisser contre le meuble du lavabo. Elle avait tellement mal. Partout. Autant physiquement que mentalement. Elle se prit la tête entre les mains et resta plusieurs minutes, voir plusieurs heures, assise sur le sol de la salle de bain. Elle se releva, pris ses affaires et se dirigea chez Emil. Au delà d'être son ex, il était son meilleur ami et elle ne voulait se confier qu'à lui. Sur le chemin, elle avait l'impression d'être une morte vivante. Elle marchait, le regard vide. Elle gardait la tête basse, pour ne croiser le regard de personne.

Elle arriva devant l'appartement, elle tapa rapidement le code pour rentrer qu'elle connaissait par coeur. Elle prit l’ascenceur et réfléchit un instant. Deuxième étage, ou troisième ? Elle était tellement paniquée et hors d'elle, qu'elle n'arrivait plus à se souvenir. D'une main tremblante, elle appuya sur le bouton deux et se dirigea vers l'appartement d'Emil. Le 17. Une fois devant la porte, elle tapa quelques coups. « Emil, c'est Leslie. », annonça-t-elle derrière la porte. Sa voix tremblait, autant que tout ses membres. Elle se demandait comment elle tenait encore sur ses jambes. Elle prit une grande inspiration et continua, sur un ton suppliant :  « Ouvre moi, s'il te plait. ». Lorsqu'elle le vit, sur le pas de la porte : elle craqua. Les larmes se mirent à couler librement sur ses joues et elle s’effondra dans ses bras. Il l'avait brisé. Son visage était couvert de plaies et de bleus, mais son corps était dans un état pitoyable. Elle avait des bleus et des plaies partout, au delà de ça elle avait des blessures internes. Surement des côtes cassées, un poignet blessé et d'autres choses. Mais à cet instant, elle avait juste besoin d'Emil.  
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Relationship : Leslie Samantha

L'ainé d'une fratrie de quatre enfants, Eileen et Colleen sont mes deux soeurs, Connor le dernier est mort dans le drame de l'université.

Leslie était ma petite amie, celle avec qui j'étais quand j'ai quitté Chicago, aujourd'hui les choses entre nous sont... Ambiguë. Le fait qu'elle soit enceinte de jumeau dont je suis le père, ne vient pas beaucoup nous aider à garder une distance.
Maggie c'est une amie, une très bonne amie, mais les choses n'ont pas toujours été simple, mon arrivée à la 51 a été chamboulé par les retrouvailles avec Leslie, mais le temps à fini par lier entre nous, une magnifique amitié.

Ca n'a pas été de tout repos avec Léandro, ami avec Leslie il nous a fallu du temps et jouer carte sur table pour devenir ami. Puis il faut dire qu'on a été aidé par l'ex de Leslie, qu'on déteste tous les deux.
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MessageSujet: Re: douleur indélébile ∝ emil grayson Lun 11 Avr - 13:20


❝ Douleur indélébile ❞Leslie & Emil « Il est revenu. » Il n’était pas rare que Leslie m’envoie un message, je ne m’inquiétais pas quand je voyais son nom s’afficher sur mon téléphone, mais ce soir les choses étaient bien différentes, ma meilleure amie, n’allait pas bien et il m’avait suffi de lire la fin de son message pour comprendre pourquoi ça n’allait pas. Son ex, le père de sa petite fille était revenu, depuis que j’avais vu ce message je bouillonnais de l’intérieur, je faisais les cents pas dans mon appartement, m’occupant comme je le pouvais pour me calmer, comme par exemple en me rendant dans la cuisine pour me prendre une bière ou encore aller jusque dans ma chambre pour y ranger dans les placards le linge qui était propre et sec. Cet homme je ne l’aimais pas, pour de nombreuses raisons, mais la plus importante était qu’il avait fait du mal à Leslie, il avait osé lever la main sur elle et rien que pour cela, il valait mieux pour lui que je ne le croise pas, qu’il ne soit pas un jour sur mon chemin, sinon il y aurait fort à parier que ce soit à son tour de se retrouver à l’hôpital, comme il l’avait fait il y a quelques années avec Leslie.

« Emil, c'est Leslie. » Après avoir entendu frapper à la porte, la voix de ma meilleure amie se faisait entendre, contrairement à d’habitude, cette voix était faible, presque trop pour que je ne l’entende pas de la chambre où je me trouvais. Apportant ma main au tiroir que j’avais ouvert peu avant, je le refermais après avoir rangé le dernier tee-shirt que je tenais entre mes doigts, le moment du rangement, ce n’était plus l’heure, c’était pour cette raison que je me dirigeais vers le salon, me rapprochant de la porte. « Ouvre moi, s'il te plait. » Les mots de Leslie se terminait au moment où je me retrouvais face à elle, mon regard ne tardait pas à se poser sur elle, sur les bleus, les traces de coup qu’elle avait sur son visage, je voyais une entaille sur sa lèvre. Je savais déjà qui était responsable de l’état dans lequel elle se trouvait et ça ne m’aidait pas à l’apprécier, bien au contraire, je le détestais un peu plus encore. « Lili… » Je n’avais pas pu en dire plus, je ne pouvais pas continuer ma phrase en la voyant laisser couler les larmes qu’elle devait retenir depuis bien trop longtemps, je m’approchais d’elle pour la prendre contre moi, l’entourer de mes bras, déposant un baiser sur son front, faisant attention à ne pas lui faire mal sur l’un de ses bleus. « Viens avec moi. » Je ne me voyais pas rester dans le couloir de l’immeuble, mes voisins n’avaient pas besoin de savoir ce qu’il se passait chez moi, puis pour Leslie que l’on se retrouve tous les deux ne pouvait qu’être une bonne chose. Je l’aidais comme je le pouvais à marcher, ayant l’appréhension de ne pas placer mes mains au bon endroit sur elle et appuyer sur l’une de ses blessures, ce n’était pas le moment d’accentuer la douleur qu’elle ressentait. « Assieds-toi, je vais chercher de quoi te soigner. » Je n’étais pas ambulancier, je ne l’avais jamais été et je ne le serais jamais, mais l’avantage d’avoir une meilleure amie qui l’était, c’était que grâce à elle, je disposais d’une trousse à pharmacie plutôt bien fournis, sans doute pas suffisamment pour toutes ses blessures, mais bien plus qu’une boite de secours normal. De retour dans le salon, je déposais la trousse sur la table basse, l’ouvrant, avant de m’assoir sur le canapé, reprendre place à côté de Leslie, avant de commencer les soins, je relevais ma main, passant mes doigts dans ses cheveux que je caressais, j’étais en colère, énervé contre son ex, contre cet abruti, mais j’avais mal, mal de la voir dans cet état, mal de savoir qu’elle souffrait. « Tu veux en parler ? » Je ne pouvais pas la forcer d’avoir cette conversation, je savais qu’on finirait par l’avoir, ce soir ou dans les jours à venir, donc si elle avait besoin de se changer les idées, penser à autre chose, je ne lui en voudrais pas, surtout pas quand je la voyais ainsi.
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MessageSujet: Re: douleur indélébile ∝ emil grayson Lun 11 Avr - 15:00

douleur indélébile


Elle était dans un état second, comme dans un autre monde. Son regard était perdu dans le vide, elle se contentait de fixer un point invisible ou de relever ses yeux humides vers Emil de temps en temps. Elle ne répondait à rien, ne bougeait pas. Elle laissait seulement son ex-petit ami faire. Elle se faisait déplacer, soigner sans rien dire. En vérité, elle rentrait dans un état de choc. Son teint était terriblement pâle, elle avait la peau froide et visiblement elle tremblait, elle avait l'air frigorifiée. Elle avait des difficultés à respirer, trop paniquée. Toute la tension redescendait, elle passait d'un état à un autre et c'était mauvais pour elle. Elle avait besoin d'être rassurée, de se sentir protégée. Elle était venue chez Emil, parce qu'il était la personne en qui elle avait le plus confiance mais elle restait terrorisée. Elle était paralysée par la peur.

Assise sur le canapé, elle ne l'écoutait pas parler. Enfin...Elle ne l'entendait pas, plutôt. Elle était dans son monde et n'entendait rien autour d'elle. C'est lorsqu'il commença à la soigner, qu'elle sursauta et plongea ses yeux bleus dans les siens. Elle laissa quelques larmes rouler sur ses joues, tandis qu'elle cherchait une respiration calme qu'elle n'arrivait pas à trouver. Elle lançait à Emil, un regard remplis d'angoisse. Dans ses yeux, elle lui demandait de l'aide. Ses expressions du visage parlaient pour elle. « Tu veux en parler ? », entendit-elle, enfin. Incapable de réfléchir, elle ne se demanda même pas si elle voulait en parler. Elle ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit. Elle se mordilla la lèvre, angoissée et garda le silence un instant. « Je... », commença-t-elle d'une voix hésitante. Elle ne savait pas par où commencer. « Je venais de déposer Claire chez...chez mes parents... J'allais fermer la porte et il l'a défoncé pour...pour entrer de force... ». Les larmes qui s'étaient alors calmées, reprirent de plus belle. Elle était dans un état pitoyable. « Je... Je suis tombée par terre et...Il a commencé à me frapper au ventre... Il me hurlait dessus... Je ne sais plus ce qu'il disait... ». Alors qu'elle racontait son histoire, elle s'était remise à trembler. Elle sentait la peur et l'angoisse monter à nouveau. Elle tenait à peine sur ses jambes mais elle se leva et tourna en rond. Après l'état de choc, elle commençait à faire une crise d'angoisse. Sa respiration était courte et sifflante. « Il a continué ! Il me frappait le ventre, il donnait des coups de pieds...J'étais au sol, j'avais mal, je ne pouvais rien faire... Il m'insultait. J'ai senti un craquement au niveau des côtes... Je crois qu'il m'en a cassé... Et après...Il...Il m'a pris par les chevaux pour me relever... Je hurlais de douleur... Il a commencé à me frapper le visage...Il me disait que tout était de ma faute...Que...Que sa vie aurait été meilleure sans moi...Que je devais payer pour ce que j'avais fait et...et que ce n'était que le début... ». Epuisée par les larmes, par la douleur : elle s'effondra sur le carrelage de chez Emil, la tête entre les mains à pleurer toutes les larmes de son corps. Elle poussait des petits cris de désespoir, elle n'essayait même plus de se contrôler. Elle se laissait aller. Son ex avait commencé le processus de destruction. Il la brisait.  
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L'ainé d'une fratrie de quatre enfants, Eileen et Colleen sont mes deux soeurs, Connor le dernier est mort dans le drame de l'université.

Leslie était ma petite amie, celle avec qui j'étais quand j'ai quitté Chicago, aujourd'hui les choses entre nous sont... Ambiguë. Le fait qu'elle soit enceinte de jumeau dont je suis le père, ne vient pas beaucoup nous aider à garder une distance.
Maggie c'est une amie, une très bonne amie, mais les choses n'ont pas toujours été simple, mon arrivée à la 51 a été chamboulé par les retrouvailles avec Leslie, mais le temps à fini par lier entre nous, une magnifique amitié.

Ca n'a pas été de tout repos avec Léandro, ami avec Leslie il nous a fallu du temps et jouer carte sur table pour devenir ami. Puis il faut dire qu'on a été aidé par l'ex de Leslie, qu'on déteste tous les deux.
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MessageSujet: Re: douleur indélébile ∝ emil grayson Mar 12 Avr - 0:37


❝ Douleur indélébile ❞Leslie & EmilJe n’avais pas besoin de parle de Leslie pour comprendre l’état dans lequel, elle se trouvait, son ex venait ce soir de l’anéantir, jamais je n’avais vu dans ses yeux ce que j’étais en train de voir ce soir, de la peur, de l’angoisse, de la tristesse, enfin tout ce qui traduit des sentiments bien négatif. Les larmes qui coulaient le long de ses joues ne faisait que le confirmer, je n’aimais pas son ex, ce n’était pas une nouveauté et je ne m’en cachais pas, mais là, maintenant tout de suite, je n’avais qu’une envie, lui faire subir exactement la même chose qu’il venait de faire à Leslie, je voulais qu’il éprouve les mêmes douleurs, voire peut-être même plus, j’avais envie qu’à son tour il se retrouve dans la position de la personne battu, qu’il comprenne ce qu’il faisait subir à la mère de sa fille. « Je... Je venais de déposer Claire chez...chez mes parents... J'allais fermer la porte et il l'a défoncé pour...pour entrer de force... » Si j’étais en colère contre cet homme, je ne savais pas quoi faire pour aider Leslie, me voir m’énerver n’était pas la meilleure des solutions, mais comment est-ce que je pouvais la soutenir ? Elle m’expliquait tout ce qu’il s’était passé ce soir, tout ce qu’elle avait vécu, ma meilleure amie était en train de revivre une deuxième fois ce moment en m’en parlant. Sa voix était hésitante, faible, elle n’hésitait pas à mettre des instants de silence entre les mots qu’elle employait. « Je... Je suis tombée par terre et...Il a commencé à me frapper au ventre... Il me hurlait dessus... Je ne sais plus ce qu'il disait... » Si j’avais dû l’aider à marcher de la porte jusqu’au canapé, Leslie avait trouvé la force nécessaire pour se relever et faire les cents pas dans mon salon, je n’aimais pas la voir ainsi et je m’inquiétais pour elle, j’avais mal au cœur d’entendre ce qu’elle venait de vivre. Je n’arrivais toujours pas à comprendre quel plaisir ce mec pouvait avoir à lui lever la main dessus, comment est-ce qu’il pouvait oser faire ça ? Je relevais ma main la passant sur mon front, ce n’était pas le moment que je m’énerve contre lui, il y avait bien plus important pour le moment, je m’occuperais de Leslie bien avant de m’occuper de lui, parce qu’il était hors de question que je le laisse s’en sortir sans rien faire. « Il a continué ! Il me frappait le ventre, il donnait des coups de pieds...J'étais au sol, j'avais mal, je ne pouvais rien faire... Il m'insultait. J'ai senti un craquement au niveau des côtes... Je crois qu'il m'en a cassé... Et après...Il...Il m'a pris par les cheveux pour me relever... Je hurlais de douleur... Il a commencé à me frapper le visage...Il me disait que tout était de ma faute...Que...Que sa vie aurait été meilleure sans moi...Que je devais payer pour ce que j'avais fait et...et que ce n'était que le début... » « Lili… » En la voyant s’écrouler sur le sol du salon, je m’étais relevé du canapé sans hésitation, arrivant à son niveau rapidement, me retrouvant accroupis à côté d’elle, passant l’une de mes mains dans son dos. « Lili, regardes moi… Regardes moi… » Mon regard était dans sa direction et j’avais besoin de retrouver ses yeux, je n’étais pas le meilleur infirmier qu’il soit pour la soigner et de toute évidence, les seules compétences que j’avais, qui allait pouvoir l’aider ce soir, c’était de calmer du mieux que je le pouvais sa crise d’angoisse, lui faire comprendre qu’en étant ici, avec moi elle ne risquait plus rien. Si ma main dans son dos n’avait pas bougé, l’autre s’était relevé pour venir se déposer sur celles de Leslie qu’elle avait devant son visage, serrant ses doigts dans les miens doucement, alors que j’arrivais enfin à capter son regard, son attention. « On est tous les deux, il n’y a que toi et moi, tu ne risques plus rien ici, d’accords ? » Ma rancune contre cet homme, je la laissais de côté, sans pour autant l’oublier, j’essayais du mieux que je pouvais d’avoir une voix calme, douce, de ne pas rompre se regard que l’on partageait, tout comme je ne lâchais pas sa main que je tenais dans la mienne. « Je ne te laisserais pas, je vais rester avec toi, c’est promis. » Je n’osais pas la prendre dans mes bras, la porter pour la remettre sur le canapé, je n’avais pas oublié l’information qu’elle m’avait donné concernant l’une de ses côtes, je n’avais pas envie de la faire souffrir plus que ce n’était déjà le cas pour elle. J’allongeais mes jambes sur le sol, me retrouvant assis à mon tour, prêt d’elle, mes yeux se reposant rapidement sur elle, alors que je gardais sa main dans la mienne, je la caressais même du bout des doigts. « Tu… Tu te souviens quand on était petit ? » Je ne savais pas trop si c’était une bonne idée, mais je tentais quand même de changer de sujet, de la ramener vers des souvenirs qui était bien plus joyeux, bien plus agréable, j’essayais comme je le pouvais de la calmer. « On se voyait toujours à la caserne… Je me souviens d’un jour après l’école, mon oncle était énervé contre moi parce que je n’avais pas pris mes affaires de math, pour les devoirs et… Et toi, tu es arrivée et tu as fait taire tout énervement en me passant ton livre, tu m’as dit ce jour-là que tu n’en avais plus besoin, parce que tu avais déjà fini l’exercice, le même sur lequel j’ai bloqué pendant bien deux bonnes heures. » Je laissais un léger sourire se montrer sur mon visage qui disparaissait aussi tôt, rare étaient les moments où je me replongeais dans le passé, il y avait bien trop de choix que je regrettais pour le faire, puis même à l’époque où tout allait bien et que j’étais avec Leslie je ne le faisais pas. Mais ce soir, c’était le seul moyen que j’avais trouvé pour essayer de la calmer, puis en même temps, je lui apprenais une chose qu’elle ignorait jusqu’à présent. « Je t’ai toujours dit que je ne m’en souvenais plus… Mais c’est à ce moment-là que… Que mes sentiments pour toi ont commencé. » J’espèrais une chose, c’était que cette conversation, ce changement de sujet allait aider Leslie, que ça allait lui permettre de se calmer, de retrouver une respiration normale, d’éloigner toutes crises d’angoisse ou de panique.
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MessageSujet: Re: douleur indélébile ∝ emil grayson Mer 13 Avr - 14:02

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« Lili, regardes moi… Regardes moi… ». Elle ne releva les yeux que lorsqu'il l'y força, prenant la main qu'il avait posé dans la sienne. Elle serra ses doigts, relevant la tête vers lui et croisant son regard. Elle ressentait toutes les émotions d'Emil, elle avait toujours su lire en lui comme il savait lire en elle. Ils avaient eu une connexion spéciale dès l'enfance, qui s'était intensifiée à l'âge adulte. Il était en colère, énervé. Pas contre elle. Jamais. Contre son ex. Elle savait qu'il mourrait d'envie de le faire souffrir, elle savait qu'il n'avait qu'une envie : le faire payer ce qu'il venait de lui faire mais il en était hors de question. Leslie refusait qu'il mette sa vie en danger pour elle. Elle savait de quoi son ex était capable, elle savait qu'il pourrait faire du mal à son meilleur ami et elle ne supporterait pas l'idée que ça soit à cause d'elle. Elle n'arriverait pas à vivre avec. Elle garda les yeux rivés vers lui et alors que toutes ses émotions la frappaient, elle l'écoutait, se concentrant seulement sur sa voix. « On est tous les deux, il n’y a que toi et moi, tu ne risques plus rien ici, d’accords ? ». Elle ne répondit pas, mais hocha légèrement la tête. Elle savait qu'elle était en sécurité avec Emil, elle ne risquait rien mais elle était tellement terrorisée, qu'elle n'arrivait pas à se calmer. Sa respiration était toujours aussi saccadée.  « Je ne te laisserais pas, je vais rester avec toi, c’est promis. ». C'est ce qu'il ajouta. Encore une fois, Leslie le savait. Elle savait qu'elle pouvait compter sur lui et qu'il serait toujours là pour elle. Il était exceptionnel. Et même s'il l'avait laissé plusieurs années plus tôt, elle ne lui en voulait plus. Ses parents avaient beaucoup joués dans leur séparation, c'est désormais à eux qu'elle en voulait. Alors qu'il tentait de garder le contact, elle baissa les yeux. « Je sais... », répondit-elle d'une petite voix. Il y eu un instant de flottement, où il n'y eu aucun bruit puis Leslie se remit à pleurer de plus belle. Elle se jeta dans les bras d'Emil, où elle plongea sa tête dans son cou afin d'y déverser ses larmes.

Alors que flottait une ambiance lourde et une atmosphère pesante, elle sentit qu'Emil allait parler. Elle releva les yeux vers lui, pour replonger son regard dans le sien. « Tu… Tu te souviens quand on était petit ? ». Cette phrase l'intrigua. Elle savait ce qu'il essayait de faire : détourner son attention vers un autre sujet, pour qu'elle oublie et qu'elle se calme. Elle savait qu'il faisait au mieux pour la réconforter et elle en était reconnaissante envers lui mais...mais ce qu'il allait dire l'intriguait grandement. Elle haussa un sourcil, le questionnant du regard. « On se voyait toujours à la caserne… Je me souviens d’un jour après l’école, mon oncle était énervé contre moi parce que je n’avais pas pris mes affaires de math, pour les devoirs et… Et toi, tu es arrivée et tu as fait taire tout énervement en me passant ton livre, tu m’as dit ce jour-là que tu n’en avais plus besoin, parce que tu avais déjà fini l’exercice, le même sur lequel j’ai bloqué pendant bien deux bonnes heures. ». Elle fit presque un sourire, lorsqu'il lui rappela ça. Bien sûr qu'elle s'en souvenait. C'était des moments joyeux de sa vie, des moments qu'elle affectionnait particulièrement. Elle ne les oublierait pour rien au monde. « Il y a une chose que je ne t'ai jamais avoué : lorsque je t'ai prêté mon livre, je n'avais pas encore fait l'exercice. Quand j'ai vu que ton oncle t'engueulait, je me suis dit que tu en aurais plus besoin que moi. Dans ma tête, le plan était déjà fait : j'allais faire croire que je l'avais fait, mais je ne le ferais que le soir dans mon lit avant de dormir...Ce que j'ai fait, ça m'a pris 5 minutes comme à chaque fois. », avoua-t-elle d'une voix douce. La discussion la calmait beaucoup, sa respiration était désormais normale et même si elle souffrait à cause de ses blessures, elle était concentrée sur ce qu'Emil et elle disaient.  « Je t’ai toujours dit que je ne m’en souvenais plus… Mais c’est à ce moment-là que… Que mes sentiments pour toi ont commencé. ». Un léger sourire apparu sur son visage. Elle s'était toujours demandé à partir de quel moment il était tombé amoureux d'elle et maintenant elle savait. « J'ai toujours su que tu t'en souvenais, mais que tu avais trop de fierté pour me le dire... »
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Leslie était ma petite amie, celle avec qui j'étais quand j'ai quitté Chicago, aujourd'hui les choses entre nous sont... Ambiguë. Le fait qu'elle soit enceinte de jumeau dont je suis le père, ne vient pas beaucoup nous aider à garder une distance.
Maggie c'est une amie, une très bonne amie, mais les choses n'ont pas toujours été simple, mon arrivée à la 51 a été chamboulé par les retrouvailles avec Leslie, mais le temps à fini par lier entre nous, une magnifique amitié.

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MessageSujet: Re: douleur indélébile ∝ emil grayson Jeu 14 Avr - 2:34


❝ Douleur indélébile ❞Leslie & EmilMon but en lançant cette conversation, était de la calmer, lui permettre de ne plus se focaliser sur la crise d’angoisse qu’elle était en train de faire, permettre à Leslie de pouvoir mettre de côté quelques instants ce que son ex lui avait fait. Et cela avait bien plus que marché, puisque non seulement, ma meilleure amie, avait une respiration qui était revenu à la normal, mais en plus, j’avais même pu apercevoir un sourire se former sur ses lèvres un bref instant. Il faut dire que nos souvenirs de la caserne de notre enfance, sont tous sans exception, de bons souvenirs, pour moi, il n’y a rien à changer, si c’était à refaire, je referais les choses exactement de la même façon. De me rendre sur le lieu de travail de mon oncle, m’avait permis de rencontrer Leslie, la femme que j’avais le plus aimé dans ma vie, celle qui était ma meilleure amie, celle qui me connaissait sans doute mieux que moi-même et puis, j’avais aussi eu cette passion, ce rêve de devenir pompier, l’amour de ce métier qui est aujourd’hui le mien. « Il y a une chose que je ne t'ai jamais avoué : lorsque je t'ai prêté mon livre, je n'avais pas encore fait l'exercice. Quand j'ai vu que ton oncle t'engueulait, je me suis dit que tu en aurais plus besoin que moi. Dans ma tête, le plan était déjà fait : j'allais faire croire que je l'avais fait, mais je ne le ferais que le soir dans mon lit avant de dormir...Ce que j'ai fait, ça m'a pris 5 minutes comme à chaque fois. » Cette fois-ci j’affichais un net sourire, un vrai, il ne restait certes que peu de temps sur mon visage, mais il avait été là. Depuis le temps que l’on se connaissait, je connaissais ce côté surdoué de ma meilleure amie, mais cela continuait toujours à me surprendre, à m’impressionner, là où je pouvais passer des heures à résoudre un problème de math, elle en 5 minutes, c’était terminé, elle était même déjà passé à un autre exercice. « Je suis bien content que tu l’ais fais, tu m’as sauvé la mise ce jour-là. J’avais le droit de venir à la caserne, sous condition que je ne laisse pas l’école de côté… » Je n’aurais sans doute pas supporté de ne plus mettre un pied au boulot de mon oncle, c’était bien plus important pour moi que d’aller en cours, puis l’aide de Leslie ce jour-là avait changé beaucoup de chose à notre amitié, c’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à la voir bien plus qu’une simple amie. C’était d’ailleurs la révélation que j’étais en train de lui faire, gardant sa main dans la mienne, moi qui avait toujours crié haut et fort ne pas m’en souvenir, je lui disais pourtant bien le contraire aujourd’hui. A en voir le sourire de Leslie, aussi léger soit-il, je comprenais que cette révélation, lui faisait plaisir, c’était aussi pour elle l’occasion d’avoir certaines réponses à des questions qu’elle avait pu se poser par le passé. Même si je n’aimais pas remettre en avant des vieux souvenirs, que je préférais profiter du jour présent, ce soir, ça avait permis de pouvoir la calmer, de lui apporter un peu de sourire dans cette soirée cauchemardesque pour Leslie. « J'ai toujours su que tu t'en souvenais, mais que tu avais trop de fierté pour me le dire... » Je laissais un petit rire s’échapper de ma bouche, détournant mon regard vers le sol, celui-là même sur lequel on était assis tous les deux depuis quelques minutes. Mon pouce s’amusait à caresser la main de ma meilleure amie, on en avait parcourus du chemin depuis ce jour-là, pour toujours de la meilleure des manières pour nous, mais ce qui comptait c’était le résultat final, on était toujours là l’un pour l’autre, comme on se l’était promis, comme tout couple d’adolescent je pense. La seule différence, c’était que l’on n’était plus ensemble, mais il y avait un lien, une connexion entre nous qui faisait que l’on ne pouvait pas s’en vouloir, ni même se faire la gueule, la preuve en avait été à mon retour, Leslie avait fini par me pardonner mon départ de Chicago, d’une rupture qui n’avait jamais vraiment vu le jour et pourtant, aujourd’hui, les choses entre nous sont toujours remplis de complicité et… On a un lien parfaitement unique, que je ne serais pas vraiment capable de définir en réalité. « C’était surtout la fierté du petit con que j’étais à l’époque. » Je ne m’étais jamais vu comme un adolescent mauvais, même encore maintenant avec le recul et la trentaine déjà entamé, mais j’aimais bien ce terme « petit con » il définissait bien le jeune lycée que j’étais à l’époque, à l’homme que je suis aujourd’hui. « Mais aujourd’hui je peux te le dire, s’il y a bien quelque chose que je n’oublierais jamais, ce sont tous les moments que l’on a passé ensemble, tout ce que j’ai pu ressentir envers toi. » Mon regard avait retrouvé celui de Leslie, au final, en abordant ce sujet pour lui permettre de se changer les idées, j’avais fini par apporter un sujet bien plus sincère que je ne le pensais, c’était comme ouvrir à nouveau la page de cette époque, celle où je pensais à une histoire heureuse avec ma meilleure amie. « Tu es mon premier amour et sans doute la seule femme que j’ai été capable d’aimer, ça ne s’oublie pas… Et puis je n’ai pas envie d’oublier. » Aujourd’hui, je pouvais le dire, même si beaucoup de question se posaient, mais lorsque j’étais parti de Chicago, j’aurais tout donné pour pouvoir oublier Leslie, pour ne plus souffrir et tourner la page de notre histoire, maintenant je ne regrette pas de ne jamais l’avoir réussi. « Aller, je vais t’aider à te relever, je suis presque sûr que tu seras mieux sur le canapé. » Bon parler de mes sentiments, je pouvais le faire, je savais le faire, mais à courte dose, ce n’était pas un sujet que j’affectionnais particulièrement, en parlait me rendait aussi compte que je ne disais pas suffisamment aux gens qui compte pour moi que je les aime. La mort de mon père, qui était à l’origine de mon retour avait commencé à me le faire comprendre, mais la disparition de mon petit frère en Févier dernier, avait été bien plus forte, autant dans la souffrance que pour m’ouvrir les yeux, même si je ne faisais pas mieux deux mois après. « Ça te fera moins mal si je te porte jusqu’au canapé ou ça va appuyer sur tes côtes et accentuer ta douleur ? »
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