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Swann&Liam ~ Quand le hasard fait bien les choses

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MessageSujet: Swann&Liam ~ Quand le hasard fait bien les choses Mer 4 Mai - 4:46


Assis sur une chaise de cuisine, je regarde autour de moi. Tout ce que j'aperçois, ce sont ces quatre murs troués, un vieux canapé-lit et ce meuble de rangement où repose cette télévision presque ancestrale. Ça, c'est mon nouveau chez moi. Désespérant non? Ce taudis, c'est la seule chose que j'ai réussi à dénicher en me réinstallant à Chicago. C'est moche, ça empeste, mais ai-je vraiment le choix? Il faut dire que ce n'est pas tellement évidement de trouvé quelque chose d'habitable quand on a un dossier criminel qui nous suis. J'aurais pu sortir un paquet de pognon, après tout, je gagnais bien ma vie avant que ce cauchemar ne débute. J'ai plutôt décidé d'investir dans une vieille boutique délabré. J'ai acheté ce petit Local à quelques centaines de mètres de l'immeuble où j'ai loué, j'ai décidé de la ré-emménager, d'en fait mon nouveau gagne-pain. Tout cet argent accumuler durant des années, je l'aurai investi dans ce nouveau commerce. Je recommence à zéro, mais c'est pour le mieux. Et impossible pour moi de compter sur les membres de la famille, parce que lorsque l'on est condamné pour un crime odieux, les liens du sang n'ont plus aucune importance. Je ne suis rien, je ne suis plus personne. Alors inutile d'aller cogner à leur porte.

Je n'ai pas envie de rester enfermé dans cet appartement minable. Pourtant, je viens tout juste de remettre les pieds dans ma ville natale, il y a quelques jours. D'un pas décidé, je me levai de ma chaise, prenant mes clé avant de me diriger vers la sortie. Qu'ai-je de mieux à faire que d'aller travailler sur ma boutique en devenir? Si je veux pouvoir ouvrir le plus rapidement possible, il vaut mieux continuer ce que j'ai entamé dès mon arrivée.

Après quelques heures de dur labeur, je m'installai au milieu de la pièce, tournant sur moi-même. La peinture de l'endroit était terminé, j'avais même déjà installé plusieurs grosses tablettes au murs, pour y mettre quelques plants quand la première livraison arriverait. Ce n'était pas encore parfait, mais la boutique «Chez Lana» pourrait ouvrir ses portes d'ici deux semaines, avec un peu de chance, et beaucoup de volonté. Néanmoins, j'étais fier de ce que j'avais accompli, moi qui ne s'était jamais considéré comme un homme manuel, je m'étais découvert un certain talent caché. Je fermai les lumières, quittait l'endroit en verrouillant et en abaissant la grille de sécurité. Le soleil commençait à se coucher et je réalisai que je n'avais rien avalé depuis de longues heures maintenant. Étant déjà dans le Centre-Ville, je marchai sur la rue principale, décidant d'entré dans le premier bar-restaurant que je trouverais. Une taverne, c'était parfait. Je n'étais pas vraiment habillé pour manger dans un grand restaurant, de toute façon. Je poussai la porte d'entrée, m'installant directement au bar. Je commandai un bière avant de prendre le menu que j'examinai avant de faire mon choix.
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MessageSujet: Re: Swann&Liam ~ Quand le hasard fait bien les choses Jeu 5 Mai - 2:05


Je noircissais les pages sans m’arrêter. J’avais délaissé l’ordi pour mon carnet où la pointe de mon stylo dansait. Je n’écrivais pas un article. Je n’avais pas la tête à ça, j’avais passé une triste journée.

Un des patients dans le coma à qui je rendais visite régulièrement avait fini par lâcher prise et j’avais appris la triste nouvelle. Je pouvais pas être dévastée, parce qu’à part rendre visite aux patients et leur parler, je ne recevais rien en retour. Pas de quoi se sentir abandonnée. Mais j’étais triste pour la famille, triste de voir que le miracle n’arriverait pas. Au fond, je les connaissais ces gens. Leur famille me parlait d’eux. On entrait un peu dans leur vie et quand l’histoire se terminait mal, ça faisait toujours mal au cœur.

J’avais fuis mon appartement, je n’avais pas envie de rester seule. J’avais rejoins une petite taverne que j’avais l’habitude de fréquenter depuis ma sortie de l’hôpital. J’avais trouvé là un lieu animé, bruyant, dans lequel je pouvais m’entourer de vie. La vie continuait, malgré tout. Dans ce bruit de fond, j’avais commandé un verre, attendant un peu avant de commander à dîner. Il était encore tôt. J’avais ensuite sorti mon carnet et de quoi écrire et j’avais commencé à gribouiller le papier. Pour ne pas oublier ceux dont je croisais la route, je racontais leur histoire dans mon carnet. C’était peut être bizarre, mais j’aimais bien donner vie à leur histoire sur le papier.

Souvent, je finissais par écrire pour moi, comme on écrit un journal intime. Je notais souvent les souvenirs qui revenaient de mon coma. Je continuais à en avoir de nouveaux et je les notais. Souvent, quand je retournais à l’hôpital, je vérifiais avec ceux qui étaient là lors de mon coma, si c’était possible que j’aie vécu ça. Parfois j’arrivais à me faire confirmer les faits, parfois je restais dans le flou.

Je mettais un point final au chapitre et relevait la tête enfin. L’endroit s’était un peu plus rempli et à voir les burgers dans les assiettes et les autres plats, je commençais à avoir faim. Je refermais le carnet et me calais contre le dossier de ma chaise quelques secondes, le temps de trouver le courage de me lever pour aller au bar. Je connaissais le patron depuis le temps et je venais l’embêter pour récupérer un menu. Je n’avais même pas fait attention à l’homme installé à deux tabourets de moi et retournait m’installer à ma table, un grand verre de soda dans une main et le menu dans l’autre.

C’est seulement installé à table que je réalisais. Mon regard se dirigeait vers le bar et fixait le dos de l’homme dont je m’étais approchée tout à l’heure. Je le fixais, persuadée de le connaître, persuadée d’avoir au moins connu un jour son prénom mais je n’arrivais pas à le replacer. C’était rare chez moi, mais depuis mon coma, j’avais parfois quelques soucis de mémoire. Je finissais toujours par me rappeler des choses, mais parfois, tout se mélangeait. L’homme s’était retourné mais je l’avais réalisé trop tard et c’est après avoir été surprise en train de l’observer que je reposais mon attention sur mon menu. En apparence en tout cas, car je ne parcourais absolument pas la liste des plats. Je n’osais pas relancer un regard vers le bar et pendant ce temps, je faisais l’inventaire des raisons pour lesquelles cet homme me disait quelque chose.
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MessageSujet: Re: Swann&Liam ~ Quand le hasard fait bien les choses Mer 25 Mai - 20:11


Les rumeurs de mon retour à Chicago n'avaient pas mis longtemps à faire le tour de la ville. Pour une fois, ce n'étais pas les journalistes qui en avaient parlé. Oh, bien sûr, lorsque de ma libération, j'avais fais la une des journaux, mais c'était il y a près d'un an et j'étais partit loin de la ville le temps de me réintégrer. Cette fois, c'était probablement l’œuvre des paparazzis, puisque même les membres de ma famille ne savaient pas encore que j'étais revenu.  Dans la rue, je pouvais sentir les regards se poser sur moi. Certains se voulaient toujours accusateur, tandis que d'autres dégageaient plutôt une certaine pitié à mon égard. Une chose était certaine, c'était que beaucoup de gens ne croyaient toujours pas à mon innocence et que je me ferais sûrement encore pas mal d'ennemis. Après tout, je me retrouvais dans la ville même où j'avais été arrêté pour meurtre quatre années plus tôt. Ce soir ne faisait pas exception. Installé au bar de la Taverne, alors qu'on venait tout juste de me servir ma bière, je sentis un regard insistant sur moi. J'essayais de l'ignorer du mieux que je le pouvais, mais au bout de quelques minutes, je tournai la tête pour apercevoir un peu plus loin, une jeune femme qui m'était parfaitement inconnue. Elle tenta d'éviter mon regard en baissant la tête, mais c'était peine perdu, j'avais bien compris que c'était elle qui me regardait et bien franchement, ça aurait pu passer comme un couteau dans le beurre si elle n'avait pas tenté de fuir aussitôt que j'avais détourné la tête. Pourtant, je n'avais pas l'impression qu'elle me méprisait. C'était difficile à expliquer, mais je ne chercherais pas plus loin. Je voulais simplement profiter d'un moment seul, sans embrouilles, avec un verre à la main.

Plusieurs minutes s'étaient écoulées depuis l'incident, si on peut dire. De mon côté, j'avais finalement arrêté mon choix sur une assiette des plus simple; une assiette de hamburger et frites. En peu de temps l'assiette fut déposée sous mes yeux et c'est avec gourmandise que j'attrapai mon burger pour en prendre une grande bouchée. Je croyais pouvoir me délecter dans la plus grande paix, mais rapidement je me sentis de nouveau épié. Je soupirai, déposant mon hamburger dans l'assiette avant de me lever,  marchant directement vers cette table non loin de moi. Sans gêne, je tirai la chaise face à l'inconnue et m'y installai. Je postai mes mains en évidence sur la table, joignant mes doigts ensemble. «Vous voulez ma photo peut-être? Non parce que je sens que vous me regardez depuis tout à l'heure et c'est un petit peu gênant. J'aimerais pouvoir manger tranquillement, si vous n'y voyez pas d'inconvénients.» J'affichai un mince sourire. Mon intention n'était pas d'agresser la jeune femme, loin de là, mais c'était un peu déplacé d'être si insistante.  
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MessageSujet: Re: Swann&Liam ~ Quand le hasard fait bien les choses Mar 28 Juin - 16:29


C’était horrible cette façon de s’entêter à résoudre un mystère. On pouvait appeler ça une déformation professionnelle. Le fait est que je n’arrivais pas à me concentrer sur le menu et seulement sur l’homme installé au bar. J’étais persuadée de le connaître mais je ne parvenais absolument pas à le replacer dans un contexte. Si nous avions été amis, il serait sans doute venu me parler en surprenant mon regard. Est-ce qu’il connaissait Clay ? Est-ce qu’on avait été collègues ? Je continuais de me poser des questions alors que mon regard s’était reposé sur lui. Je n’avais pas le temps de détourner le regard cette fois, qu’il descendait de son tabouret pour se diriger droit sur moi.
Je l’observais s’asseoir en face de moi alors que je me sentais atrocement gênée. J’avais manqué de discrétion de tact et maintenant j’avais peur de sa réaction. Je fronçais légèrement les sourcils alors qu’il prenait la parole. Je faisais non de la tête dans un réflexe débile quand il me demandait si je voulais sa photo. Je savais bien que c’était une question rhétorique mais j’étais incapable d’agir normalement. Bien que les mots étaient directs, le sourire tendait à faire passer la remarque en douceur. Je me sentais malgré tout mal à l’aise.
« Je suis désolée… Je ne voulais pas avoir l’air… indiscrète… » C’était loupé, j’en avais bien conscience. « C’est idiot, je croyais vous connaître mais j’étais incapable de me souvenir de votre nom ou de l’endroit où l’on a pu se croiser… » Mais au moment où j’achevais ma phrase, un flash revenait. Je savais où je l’avais vu. Mes traits se détendaient et prenaient même la forme d’un grand sourire. « Vous êtes libres ! » J’avais parlé un peu fort et les tables d’à côté s’étaient tournées vers nous. Je leur jetais un regard avant de reprendre la parole une fois chacun retourné à ses affaires. « Vous êtes libre! Depuis quand ? » C’était plus que de l’enthousiasme dans ma voix, mais je me souvenais maintenant de l’homme en face de moi. Liam Price. Accusé du meurtre de sa femme, j’avais décidé de reprendre l’affaire pour en faire un article et j’avais cru en son innocence depuis le début. J’avais même écrit dans ce sens en soulevant les contradictions. Il avait été condamné à mon grand désespoir. Ensuite il y avait eu l’accident et je n’avais plus suivi son histoire. Le voir libre me faisait plaisir. Un plaisir presque étrange puisqu’on ne s’était jamais rencontré.
« J’ai l’impression d’avoir loupé tout un tas d’épisodes mais vous voir assis en face de moi est un grand plaisir. » Je réalisais que je lui parlais comme si on se connaissait et fronçais les sourcils devant ma façon d’agir, complètement en décalage. « Désolée… Je dois avoir l’air dingue de vous dire tout ça… » Je jouais avec le menu nerveusement avant de laisser un court silence s’installer. « Je vais arrêter de vous fixer comme ça… Vous pouvez manger tranquillement. Promis ! » Et je lui adressais un petit sourire tout mignon, comme pour faire passer mon comportement un peu étrange. Je m’attendais à ce qu’il se lève et retourne s’asseoir, mais le patron venait prendre ma commande. « Comme d’hab Swann ? » C’est vrai que je prenais le menu à chaque fois mais je finissais par choisir toujours la même chose. « Oui s’il te plaît. » Et il adressait un regard à Liam. « Vous voulez que je vous ramène votre assiette à la table de la demoiselle ? » J’allais protester « Non mais… » Et croisait le regard de Liam avant de réaliser que c’était pas très sympa d’agir de la sorte. « Enfin comme vous voulez… Je n’attends personne. » Et puis faut avouer que j’avais envie de savoir comment il avait été libéré. La journalise était curieuse. La femme aussi.
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MessageSujet: Re: Swann&Liam ~ Quand le hasard fait bien les choses Jeu 30 Juin - 17:18


Depuis ma sortie de prison, je n'allais jamais vers les gens. Je préférais me faire discret, rester seul dans mon coin, mais quand une personne ne reconnaissait, la plupart du temps, ce n'était pas à cause du fait que j’aie finalement été disculpé. Alors sentir se regard insistant sur moi aurait peut-être été flatteur dans une autre vie, mais pas dans ma réalité. J'avais attendu, espérant que la jeune femme s'occupe de son menu plutôt que de m'observer, mais quand je vis qu'elle ne cesserait pas de me dévisager, je me levai de mon tabouret pour m'installer à sa table. Certes, je ne me suis pas montré des plus agréable à son égard, mais j'avais tenté de faire preuve d'un minimum de délicatesse.  «C'est idiot, je croyais vous connaître mais j'étais incapable de me souvenir de votre nom ou de l'endroit où l'on a pu se croiser...» Et la crainte que j'avais eue ne faisait que se concrétiser. Je levai les yeux vers le plafond en soupirant. «Croyez-moi, ce n'est pas plus mal que vous ne vous rappeliez pas.» Alors que j'allais me lever pour quitter la table, avant qu'on ne m'évince à coup de pied au cul, un sourire se dessina sur le visage de la jeune femme. Je haussai les sourcils, ne sachant pas trop à quoi m'attendre. Normalement, les gens qui croisent mon chemins, leur réaction n'est pas de me sourire. L'enthousiasme que démontrait la demoiselle me faisait un drôle d'effet. Je pensais bien comprendre qu'elle devait être l'une des rares personnes croyant en mon innocence, mais c'était tellement inhabituel. «On ma libéré il y a près d'un an, maintenant.» Je n'avais pas l'intention de détaillé sur ma libération, ni sur ma vie d'après, mais discuter avec une inconnue qui ne me pensait pas coupable me faisait le plus grand bien. «Je ne pense pas que vous soyez dingue, mais j'ai eu une sacrée peur. Je croyais encore avoir affaire à un de ces fichus journalistes.» Toujours à la recherches de petits détails croustillants. Le silence s'était installé à la table, hormis les voix entremêlées des autres clients discutant entre eux. Je ne voyais pas quoi ajouter de plus, mais heureusement, ce fut la jeune femme qui reprit la parole en premier. J'allais pouvoir manger sans me sentir observer, et ça c'était le comble du bonheur. Avant que je n'aie eu le temps de me lever, un homme arriva à notre hauteur, prenant la commande de mon interlocutrice -elle se nommait donc Swann-. C'était un prénom des plus original. L'homme me proposa ensuite de ramener mon repas à la table. Sur le moment, je ne sentis pas que cela réjouissait la femme de m'avoir comme compagnie, mais elle se ravisa presque aussitôt. «Si Swann n'y voit pas d'inconvénient, je ne voudrais surtout pas m'imposer.» Elle accepta puis l'homme nous quitta, revenant rapidement avec mon plat à peine entamer. «Merci.» Il repartit vers la cuisine, nous laissant de nouveau devant un moment silencieux. Cette fois, ce fut moi qui brisai le silence. «J'espère que vous vous rendez compte du bien que ça me fait, d'avoir parler avec quelqu'un qui ne m'a pas crier d'insultes en me reconnaissant.»
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MessageSujet: Re: Swann&Liam ~ Quand le hasard fait bien les choses Ven 1 Juil - 19:30


Je m’en voulais de ne pas avoir réussi à me souvenir de lui avant de le fixer du regard de façon aussi impolie. Je trouvais qu’il était resté plutôt courtois. A sa place, et me doutant bien que je ne devais pas être la première à l’observer, j’aurais sans doute perdu mon sang froid.

Un an… Mon coma et l’accident m’avaient volé un certains nombres de mois et je continuais d’apprendre des choses sur ce qui s’était passé pendant mon « absence ». La preuve avec Liam qui était libre alors qu’au moment de mon accident il était déjà en prison, condamné à tort. A l’époque c’était mon intime conviction mais s’il était libre, c’est que la justice avait fini par revenir sur sa décision. Un peu tard, mais mieux valait tard que jamais, non ?
Je manquais de perdre mon sourire quand il parlait des « fichus journalistes ». Une gêne était passée sur mon visage, mais on pouvait mettre ça sur le compte de mon malaise après m’être comportée comme une groupie. C’était peut être pas une bonne idée de lui dire que j’étais justement une journaliste. Je n’avais pas le courage ce soir, et je n’étais pas sûre que ce soit le bon moment de toute façon, de lui dire que c’est en tant que journaliste que j’avais repris toute son affaire à zéro pour me faire ma propre opinion. A la place je préférais esquisser un sourire et tenter de plaisanter. « Ce n’est que moi ! »
Le patron était venu nous interrompre et je le soupçonnais d’avoir fait exprès de proposer à Liam de rester à ma table. Il connaissait mon histoire et se désespérait de me voir venir travailler dans son établissement plutôt que d’y venir accompagnée par un homme charmant. Alors forcément, il avait du voir là l’occasion de m’arracher à mes articles et de me faire rencontrer une nouvelle tête.
J’avais fais non de la tête, je ne voyais pas d’inconvénient à ce qu’il reste à ma table. De toute façon j’avais besoin d’une pause et mon entourage avait raison, manger devant un écran d’ordinateur n’était pas une vie. Autant profiter de la présence de quelqu’un pour faire une vraie pause. Un silence malgré tout s’installait, la situation étant quelque peu étrange.  C’est Liam qui avait repris la parole cette fois, pour mon plus grand soulagement. Je détestais les silences quand ils s’éternisaient.

« Vous avez du être innocenté pourtant, non ? Si vous êtes là en face de moi ? » C’était mon côté naïf. A partir du moment où il avait été disculpé, les gens auraient du poser un autre regard sur lui et le traiter en innocent. Plus en coupable. « Je vous ai pas crié d’insulte mais j’étais un peu ridicule quand même. » Je souriais amusée, me moquant de ma propre réaction. « A l’époque j’ai suivi votre affaire… Et je vous croyais innocent depuis le début… » C’était bizarre pour une simple badaud de suivre un fait divers, je me lançais dans un petit mensonge. « En fait, une de mes amies était journaliste à l’époque et elle a étudié votre affaire… Elle a tout reprit à zéro et je comprend que vous ayez une sale opinion des journalistes, mais elle ne pensait pas comme eux… » C’était maladroit et je priais pour que le mensonge passe. Je n’avais pas envie qu’il quitte la table en comprenant que j’étais journaliste.

« Et du coup… Comment utilisez vous ce nouveau départ ? » J’aurais cru qu’il aurait changé de ville. Mais tout le monde n’était pas comme moi à prendre la fuite au moindre problème. « Et votre fille, comment va-t-elle ? » Je me souvenais de cette petite fille prise au piège dans le chaos de cette histoire. Je me rendais compte que j’agissais comme une journaliste avec toutes mes questions, pourtant ce n’était pas la journaliste qui jouait les curieuses. Je voulais juste en savoir plus, juste pour moi, pas pour un article.« Je suis désolée, je me montre incroyablement indiscrète... Oubliez! On peut parler d'autre chose! »
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MessageSujet: Re: Swann&Liam ~ Quand le hasard fait bien les choses Dim 3 Juil - 4:25


C'était peut-être difficile de croire qu'aux yeux de beaucoup, j'étais encore coupable, pourtant c'était bel et bien le cas. Je comprenais pourtant les questionnements de la jeune femme, qui -je me rendais bien compte- avait vraiment manqué beaucoup de détails à propos de mon cas. «Il n'y a pas eu de second procès. Un homme a été coincé dans une affaire de vol et son ADN était identique à une des empreinte retrouvé sur la scène du crime. À l'époque, cet homme n'était pas fiché et comme ce n'était pas quelqu'un de notre entourage, c'était plus facile de porter les accusations contre moi.» D'un certain sens, je comprenais la réaction des gens. Différé le vrai du faux, ce n'étais pas toujours évident avec les médias. Puis il était difficile de croire que les experts se trompait de coupable. Je n'en voulais pas aux parfaits inconnus qui me dévisageait, même si ce n'était jamais agréable. Le plus dur c'était le regard de ma famille. De mon frère, de ma sœur, qui m'ont tourné le dos à l'époque, et qui ne me reparlent toujours pas, malgré ma libération. «Il en faudrait plus, des journalistes comme votre amie.» J'affichai un mince sourire. Je me surprenais moi-même à dire cela, mais Swann avait probablement raison, si c'était une grande majorité des journalistes qui ne pensait qu'aux gros titres, forcément il y en avait qui devaient être plus honnêtes et humbles.

Quant à ma nouvelle vie, j'apprenais encore à vivre au jour le jour. «Comme j'ai été rayé du barreau après mon procès, je me suis quelque peu... reconvertit, si on peut dire.» Je n'avais pas honte de mon nouvel emploi. Les fleurs sont le symboles de la vie, de l'évolution, mais je n'aimais pas particulièrement étalé ma vie aux étrangers. Certes, cela était dut à un grand manque de confiance, pourtant j'appréciais déjà beaucoup la jeune femme. «Ne vous excusez-pas, la curiosité à ses bons côtés. Ma fille... on apprend à se ré-apprivoiser, ce n'est pas facile, mais je suis patient.» En pensant à Leah, un sourire se dessina sur mes lèvres. Nos premières retrouvailles ne s'étaient pas déroulés exactement comme je l'avais prévu, mais je ne voulais surtout rien brusquer. «Et vous, que faites-vous? Cette longue absence qui vous a fait perdre le fil du temps, elle est du à quoi?» Je piquai une bouchée dans mon assiette, entre deux questions. «Vous voyez, vous n'êtes pas la seule à être indiscrète.»
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MessageSujet: Re: Swann&Liam ~ Quand le hasard fait bien les choses Mar 5 Juil - 21:22


J’oubliais presque de manger à écouter les rebondissements de son affaire. Le hasard ou le karma avait fait en sorte que le véritable assassin de sa femme soit coincé. « C’est dingue… Si cet homme n’avait jamais été arrêté… Vous auriez encore le malheur d’être emprisonné pour quelque chose que vous n’avez pas fait ! Et puis vous avez tellement perdu à cause d’une erreur judiciaire et un lynchage médiatique en règle… Je suis désolée, je ne suis personne pour me montrer aussi passionnée, mais je ne supporte pas l’injustice et c’est ce que vous avez vécu. Je suis heureuse de vous voir libre et j’espère que le temps va vous aider à vous reconstruire et à laisser tout ça derrière vous. Vraiment. Je suis désolée, je parle encore trop » J’avais quand même ce goût amer, cette impression tenace de gâchis. J’avais en face de moi un homme qui avait été séparé de sa fille et emprisonné pour un crime qu’il n’avait pas commis. A part certains articles, la presse locale l’avait lynché et je n’imaginais même pas tout ce qu’il avait du traversé. Je comprenais qu’il n’aime pas beaucoup l’attention et encore moins celle des journalistes après ça. Maintenant que j’avais menti, je me voyais mal lui avouer que j’étais journaliste. Je craignais qu’il quitte la table sans me laisser le temps de lui prouver que je n’étais pas un de ces vautours de l’époque et que je n’étais pas en train de le piéger en me faisant passer pour une sympathisante.  C’est un peu nerveuse que l’écoutais parler de mon « amie » journaliste et concluais ce sujet. « Oui surement. »

Je découvrais son nouveau quotidien. Je me souvenais de tout maintenant, il avait suffit d’un déclic. Il était avocat mais avec une accusation comme celle-là, il avait été radié du barreau. Difficile de faire machine arrière après ça. Je me demandais même s’il  aurait aimé retrouver la robe d’avocat. Mais il s’était reconverti, cela attisait ma curiosité mais je restais sur ma faim car il ne rentrait pas dans les détails. La question me brûlait les lèvres mais je m’étais montrée déjà bien assez indiscrète.
Il me parlais de sa fille et le sourire qu’il avait à ce moment là balayait toute la tristesse ou la colère qu’il avait pu ressentir plus tôt. Par mimétisme je me mettais à sourire, touchée par leur histoire. « Je suis sûre qu’avec le temps tout est possible… Vous vous retrouverez. » C’était presque une promesse que je lui faisais alors que je ne les connaissais même pas.

L’ancien avocat orientait la conversation sur moi et une vague de panique venait de me submerger. J’avais menti, donné mon métier à une « amie » qui n’existait pas vraiment et je me devais de me trouver une occupation. Alors qu’il parlait d’être aussi indiscret que moi, je me mettais à sourire amusée et trouvait intéressant de goûter à mon plat et de boire un peu pour me donner le temps de répondre. « J’ai été victime d’un grave accident de voiture, il y a deux ans… Je suis restée dans le coma pendant plusieurs mois, j’en suis sortie il y a un peu plus d’un an maintenant… Je cherche encore ma voie mais en attendant je suis bénévole à l’hôpital. Je vais voir les patients dans le coma, et parle avec leurs familles quand elles en ressentent le besoin. » Un demi-mensonge. Je ne cherchais pas ma voie, j’étais journaliste et c’était le seul métier que je me voyais faire. Mais j’étais aussi bénévole, je ne mentais pas sur ça.
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MessageSujet: Re: Swann&Liam ~ Quand le hasard fait bien les choses Mer 13 Juil - 3:55


De ma mésaventure, j'espérais qu'il en ressortirait des point positifs. Maintenant que j'étais libre et que le véritable meurtrier de Lana avait été découvert, j'espérais que les enquêteurs prendrais pour acquis toutes les preuves des futures affaires, afin que plus jamais un innocent ne soit inculpé. Et encore, j'étais bien heureux d'avoir échappé à la peine de mort, sans quoi, je ne serais plus de ce monde à ce jour. J'avais été chanceux dans ma malchance, si on peut dire ainsi. «Vous savez, la justice est parfois mal faite. Je ne mentirai pas en disant que je n'en veux pas aux policiers, au jury, non parce que, si tous les faits avaient été pris en compte, ce ne serait jamais arrivé. Le meurtre de ma femme aurait été classé comme non-résolu et ça aurait certainement été un coup très dur.» Moins que d'être emprisonné, certes, mais si je n'avais pas été inculpé, les proches de Lana n'auraient jamais avancé dans leur deuil. Tout ce que je souhaitais, c'était que ma famille réalise aussi l'ampleur de cette erreur et qu'ils me ré-intègrent à leur vie. J'aurais eu le droit de leur en vouloir, mais ce n'était pas le cas. Si un jury m'avait condamné à la prison a perpétuité, comment les gens de mon entourage auraient pu croire à mon innocence? Il y avait quelques exceptions, bien sûr, mais ces gens là étaient infiniment rares. Étrangement, j'étais bien content que Swann fasse partie de cette petite tranche de gens. C'était une jeune femme qui semblait être terre à terre et qui s’appuyait sur toutes les informations pour se faire une idée générale. Un peu comme elle décrivait sa copine journaliste. Ça devait être pour cette raison qu'elles s'entendaient si bien toutes les deux.

La discussion avait vite fait de tourner vers un nouveau sujet. Celui de ma nouvelle vie. Être rayé du barreau, ça avait été un coup dur. J'adorais être avocat, défendre chacun de mes clients, je savais que c'était ma vocation et ça me manquait énormément de ne plus pouvoir défendre les causes, mais j'avais du me résigner; plus jamais je ne revêtirait la robe d'avocat. Maître Price n'existait plus. Tout ce qui restait de moi, c'était cet homme ordinaire, qui tenait une petite boutique de fleurs, en plein cœur de Chicago. Il ne restait plus que le veuf, l'homme qui tentait de redevenir le parent qu'il n'avait pas pu être durant quatre années interminables. La première rencontre avec Leah avait été difficile. Elle n'avait pas dit beaucoup de mots. J'avais tenté d'engager la conversation, sans trop de succès. Je ne lui en voulait pas. Même si elle était jeune, je savais qu'elle n'était pas sotte, les gens parlent et elle avait sûrement entendu beaucoup de mal à mon sujet. Difficile d'accorder sa confiance après cela. Et c'était réellement douloureux pour mon cœur de papa. «C'est tout ce que je demande.» Il n'y avait rien à dire de plus à ce sujet. Seul le temps pourrait faire en sorte que Leah s'ouvre un peu plus à moi. J'avais encore beaucoup de chemin à faire, pour qu'elle me laisse entrer dans sa vie.

La curiosité, Swann n'était pas la seule qui en était atteint. Pour preuve, c'était à mon tour de me plongé dans sa vie privé, en lui posant une question indiscrète. Je me demandais ce qui avait pu causer cette perte dans sa mémoire, cette absence dont elle semblait avoir été prise. «Je suis vraiment désolée pour vous. Heureusement que vous vous en êtes sortie, au final.» Oui, car elle avait quand même été plongé dans un coma pendant plusieurs mois et ça, ce n'était pas rien. Elle était bien chanceuse de n'avoir aucune autre séquelle que quelques trous de mémoire. «C'est très gentil ce que vous faites pour ses patients.» J'affichai un sourire désolé, tout de même, car ça devait lui rappeler qu'elle avait aussi été dans cette posture difficile. «Je suis persuadé que ces familles vous en sont beaucoup reconnaissants.» Cette fois, c'est un sourire sincère qui se dessina sur mon visage. «Vous n'avez jamais songé à devenir infirmière?» Voilà une nouvelle question qui me titillait. Elle était si impliquée dans son bénévolat, mais il y avait toujours cette possibilité d'en faire plus, avec une jolie somme à la fin de la semaine. L'argent ce n'était pas tout, mais si Swann aimait cela, c'était de faire une pierre, deux coups. La laissant répondre, je l'écoutai attentivement tout en me replongeant dans mon plat.
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MessageSujet: Re: Swann&Liam ~ Quand le hasard fait bien les choses Mer 13 Juil - 16:24

Dommage que pour le deuil de la famille de sa femme, ce soit lui qui ait du endosser le mauvais rôle. Il était un innocent que la machine judiciaire avait broyé. Je regrettais de ne pas avoir été là quand il était sorti. J’aurais aimé écrire un article pour rétablir la vérité, la faire connaître aux gens et sauver sa réputation. Pour que tout le monde puisse le voir comme un innocent maintenant et ne plus l’observer de travers comme un coupable. Maintenant, un article sur lui n’aurait pas le même impact. Il aurait fallu écrire au moment de sa libération. Mais je n’avais pas le don de remonter le temps et je ne pouvais rien faire de plus à part lui dire que moi, parmi tant d’autres, j’avais cru en lui.

Pour sa fille, n’ayant pas d’enfant, je ne pouvais que tenter de lui transmettre mon espoir. Je ne pouvais pas imaginer ce qu’il ressentait mais je compatissais et j’espérais que père et fille se retrouveraient bientôt. C’était tout le mal que je pouvais leur souhaiter.

Mais on avait fini par discuter de moi et malgré ma petite crise de conscience, j’avais joué le jeu et parlé de moi. J’avais juste omis certaines parties de ma vie. Mais même si nous ne discutions que depuis quelques minutes, je n’avais pas envie que cela s’arrête parce que j’étais journaliste. Et je craignais que ce soit le cas si je lui donnais mon métier. Comment lui faire comprendre que je n’étais pas comme tous ces journalistes qui l’avaient lynché. Comment lui dire de me faire confiance alors que j’avais commencé par mentir sur ça ? J’étais coincée.
Je m’en étais sortie et aujourd’hui j’étais heureuse d’être vivante mais il y avait eu des moments où coincée dans ma coquille, dans le coma, j’avais eu envie qu’on abrège mes souffrances. Si j’étais restée bloquée dans ce corps pendant des années, je ne sais pas comment j’aurais fais pour ne pas devenir complètement folle. Je haussais les épaules quand il trouvait que c’était gentil de ma part de m’engager de cette façon avec les patients. « J’ai été à leur place, vous voyez ? J’ai juste envie que ces gens dans le coma, sachent qu’on ne les oublie pas et que leur famille ne se sentent pas trop seules… » Je ne me voyais pas trop lui raconter comme ça, de but en blanc, que j’avais été consciente et que j’aurais aimé que quelqu’un vienne me parler comme s’il savait que j’étais encore là.
Alors qu’il me soumettait le métier d’infirmière, j’avalais ma bouchée avant de laisser échapper un petit rire. « Oh non ! Je crois que ce ne serait vraiment pas pour moi… » Je souriais amusée et reprenait. « C’est une vocation et je n’aurais pas le courage de ces hommes et femmes qui veillent sur les patients. Je laisse ça à ceux qui sont à la hauteur. » C’était plus « facile » d’être une simple bénévole. Les infirmiers et infirmières galéraient et je trouvais leur métier si difficile. Ils avaient toute mon admiration. Avec mon carnet, mon stylo et mon ordi, j’avais la belle vie en tant que journaliste.

Je terminais mon assiette et avalait une gorgée d’eau. Je l’interrogeais du regard et esquissait un sourire gourmand. « Un dessert ? » Heureusement qu’il n’y avait rien d’ambiguë entre nous parce qu’on aurait pu croire que je parlais d’autre chose que de pâtisserie. Et ça aurait été une approche un peu trop directe pour une première entrevue.
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MessageSujet: Re: Swann&Liam ~ Quand le hasard fait bien les choses Mer 20 Juil - 3:49


La discussion se faisait si naturellement avec Swann, que j'en oubliais presque l'assiette qui était posé sous mes yeux. Le drame, l'emprisonnement, ma fille... C'étaient là des sujets de conversations que je n'avais encore jamais abordé. Un petit coin de ma vie que je préférais garder pour moi, pour ne pas ré-ouvrir la plaie. En parler avec une parfaite inconnue, je n'y aurais pas songé une seule seconde, et pourtant, je dévoilais cette partie de moi à cette jeune femme que je ne connaissais depuis quelques minutes. Mais la curiosité de s'arrêtait pas là aux questions de la belle. J'avais envie d'en savoir d'avantage aussi sur cette jolie blonde assise en face de moi. C'est ainsi que j'appris que Swann faisait du bénévolat pour les patients de l’hôpital, qui tout comme elle l'avait été, étaient plongés dans un coma. Je fus agréablement surpris par cette révélation, ça en disait beaucoup sur la personnalité de la jeune femme. Sans même la connaître, je devinais qu'elle s'intéressait beaucoup aux gens, même aux parfaits inconnues, que c'était une femme très généreuse de sa personne et qu'elle était certainement une très bonne oreille pour se confier. C'est tout bonnement que je lui demandai si elle n'avait jamais songé à rejoindre le cadre médical. Son rire me décrocha un petit sourire, avant que je ne pique une nouvelle bouchée de mon burger qui, ma foi, avait beaucoup refroidit, ce qui me fit grimacer un peu. J'essuyai ma bouche avec une serviette de papier, avant de prendre une gorgée de ma bière. «Vous êtes la mieux placée pour savoir ce qui est bon pour vous.» Je lui souris de nouveau, mais je restais convaincu qu'elle aurait été une excellente infirmière. Toutefois, je me doutais bien qu'il s'agissait d'un métier parfois difficile et que ce n'était pas tout le monde qui était intéresser par ce boulot.

Je regardais Swann terminer son repas dans le silence, tandis que moi je laissai quelques bouchées dans mon assiette, incapable de terminer. Il fallait dire que je ne mangeais plus beaucoup depuis que j'étais revenu à Chicago. Peut-être était-ce du au stress, j'en savais trop rien. Je terminai le fond de ma bouteille de bière, la reposant vide sur la table. Deux petits mots qui sortirent de la bouche de la blondinette qui me fit lâché un rire étouffé. Je savais bien qu'il n'y avait aucune arrière-pensées derrières ces paroles, mais même si je n'étais pas du genre à ramener chez moi la première femme rencontrée, il fallait admettre que le double-sens qu'aurait pu avoir cette petite phrase, me traversa tout de même l'esprit. J'étais toujours un homme, après tout. «Évidemment. Je n'ai toujours pas eu ma dose de sucré.» Je posai mes mains sur la table, cherchant le serveur des yeux, avant de reporter mon attention sur Swann. «Est-ce que ça vous dit d'aller le prendre ailleurs, le dessert?» Ma phrase se voulait inoffensive, mais au regard que me jeta la demoiselle, je compris que j'avais peut-être omis le principal de la proposition. «Oh, euh, enfin. Vous savez, je crois qu'ici le choix est très limité. Si mes souvenirs sont bons, il y a une petite pâtisserie à quelques rues d'ici.»

Swann ayant accepté l'invitation, nous demandâmes les additions pour payer, puis nous quittâmes direction cette fameuse pâtisserie qui, à mon grand soulagement, existait toujours et ce, depuis de très longues années. Arrivés devant la boutique, j'ouvris la porte, cédant le passage à la jeune femme. «Je ne sais pas si vous êtes déjà venue ici, mais ils font les meilleurs desserts en ville.» Un large sourire c'était dessiné sur mon visage. De nombreux souvenirs émergeaient dans ma mémoire. C'était une habitude de venir ici en famille, une fois par semaine, avant que le drame n'arrive, mais je n'en dis pas un mot. Je ne voulait pas gâcher l'ambiance du moment. «Prenez le temps qu'il vous faut pour choisir, pour ma part, ce sera un chou à la crème.» Classique, mais toujours un délice.
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MessageSujet: Re: Swann&Liam ~ Quand le hasard fait bien les choses Dim 31 Juil - 20:17


Je n’avais pas vu l’ambiguïté dans ma question mais au rire étouffé par Liam, je lui lançais un regard un poil réprobateur avec un sourire amusé. Ah ces hommes ! Je ne faisais pas plus de commentaire, trouvant juste amusant la complicité qui s’était installée en quelques minutes. Et même si Liam était très charmant et bel homme, il n’y avait aucune invitation dans ma question et il le savait très bien.
Il proposait de prendre le dessert ailleurs et cette fois c’est moi qui manquais de rire. Comme si ce ailleurs pouvait être une proposition intéressée. Nous étions quittes. Il se reprenait, justifiait sa proposition en évoquant l’existence d’une pâtisserie pas très loin et il avait fini de me convaincre. « Si vous me prenez par les sentiments, je vous suis où vous voulez. » Terminais-je avec un petit sourire.

Quelques minutes plus tard, nous avions réglé notre dîner et quitté la brasserie pour déambuler quelques mètres dans les rues de Chicago. Il faisait bon, la chaleur écrasante de la journée s’était dissipée mais l’air restait très doux. J’adorais ce genre d’ambiance. Il faisait nuit à présent et c’est la lumière des lampadaires et des vitrines qui nous permettait d’y voir clair.
La pâtisserie était vraiment proche et en entrant, je ne me souvenais pas d’être venue ici avant. « Je ne connaissais pas mais je vous fais confiance. » Alors que Liam savait déjà ce qu’il voulait, avec son « chou à la crème » je me retrouvais à parcourir des yeux la vitrine avec un sourire gourmand et une lueur enfantine dans le regard. Il y avait toute sortes de pâtisserie et notamment des pâtisseries française ce qui était clairement mon péché mignon. « Oh mon dieu, je ne vais jamais réussir à me décider… » C’était pourtant bientôt notre tour et alors que Liam passait sa commande, je me retrouvais à regarder la vendeuse avec un air désolé et indécis… « Je vais prendre… aaaaaargh… » ça m’arrachait un rire et à la vendeuse aussi. Liam aussi semblait s’amuser de mon incapacité à prendre une décision. « Bon je reviendrai donc faut juste que je choisisse par quoi je commence… » Je jetais encore un regard sur la vitrine et cette fois, d’un air décidé, je dévoilais mon choix. « Un Paris-Brest. » et lançant un regard à Liam je murmurais. « J’ai jamais su résister à la crème pralinée. » avec un air de victime. Oui, j’étais une victime. De ma gourmandise.

La vendeuse nous remettait une petite boîte joliment emballée avec un petit nœud qui maintenait le couvercle. Après avoir réglé et remercié la jeune femme, on décidait de prendre la direction d’un petit square. Ça aurait été dommage de rester enfermés alors que la soirée était belle et douce. J’espérais pouvoir apercevoir quelques étoiles, mais c’était compliqué avec toutes ces lumières artificielles. Je laissais Liam déballer nos pâtisseries et face à mon Paris-Brest, je réalisais que je n’avais pas choisi le dessert le plus facile à manger tout en restant digne et glamour. « Hors de question de vous moquer si je m’en met partout ! » je le menaçais du regard avant d’essayer de croquer dedans sans que ça dégouline de trop. Ce n’était pas trop mal pour un début, j’arrivais encore à ne pas être trop ridicule. « J’ai vécu à Paris pendant quelques années. » J’avais failli parler du journal pour lequel je travaillais et me retenais de justesse. Je regrettais de lui avoir menti tout à l’heure mais il m’aurait sans doute envoyée promener. Et maintenant qu’on avait passé une jolie soirée, je n’avais pas envie de tout gâcher. J’étais coincée et je savais que tôt ou tard, si j’étais amenée à revoir Liam, j’allais le payer cher. « Bref, tout ça pour dire que les pâtisseries française… C’est une de mes plus grandes faiblesses. Je ne résiste pas. » je souriais amusée et tentait de prendre une nouvelle bouchée de ma pâtisserie.

« Vous avez des passions ? La lecture, la musique, le sport ? Peut être même les voitures ou les timbres ? » Je plaisantais à moitié pour les voitures et les timbres, mais si ça se trouve, Liam était un dingue de tunning et avait une voiture entièrement personnalisée. Je m’en voudrais de le vexer.
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MessageSujet: Re: Swann&Liam ~ Quand le hasard fait bien les choses Lun 12 Sep - 3:02


Je cru avoir fait le bon choix, en proposant à Swann ce petit tour à la pâtisserie du coin. Si j'avais opté pour un truc traditionnel sans trop y avoir réfléchis avant, je pouvais voir l'hésitation sur le visage de la jeune femme. Il y avait un choix monumental et elle croyait ne jamais pouvoir se décidé. J'échappai un rire, osant poser ma main sur son épaule. «Prenez votre temps, il n'y a aucune presse.» C'est vrai, la soirée était jeune, je n'avais rien d'autre de prévu, si ce n'était que j'allais rentré chez moi une fois que nos chemins allaient se séparer. Heureusement, ce n'était pas pour tout de suite. Swann arrêta enfin son choix. Un dessert que, de mon côté, je n'avais encore jamais osé goûté.  «Il faudra me le faire découvrir, donc.» dis-je dans un sourire. Peut-être pas maintenant, mais je comptais bien remettre ça, éventuellement. En attendant, j'allais me régaler avec mon chou à la crème.

Nous avions quittés la Pâtisserie, la boîte emballée en main. J'avais insisté pour régler la note, après tout, ça avait été mon idée de quitté la Taverne après le repas. Puis, je connaissais encore la galanterie, ce n'était pas quelques années emprisonné qui avait changé ce côté de moi. Nous avions marchés quelques minutes en échangeant quelques mots avant que je ne m'arrêtes finalement pour déballés nos péchés mignons. J'échappai un rire rauque à la remarque de Swann avant de lever une main dans les airs, l'autre tenant toujours le paquet. «Promis. Juré.» dis-je un sourire toujours sur les lèvres. Le Paris-Brest s’apparentait beaucoup au chou, avec sa pâte similaire et sa crème au milieu. Je pris une première bouchée avant d'ajouter : «De toute façon, mon choix n'est pas beaucoup plus sécuritaire.» L'avantage que j'avais était probablement ma bouche, bien plus grande que celle de la jeune femme, mais je n'étais pas à l'abri d'un dégât. «J'ai toujours rêvé d'y mettre les pieds. La tour Eiffel, le Château de Versailles.» C'est une belle ville touristique qui mérite qu'on y passe du temps, je pense. «Vous avez de la famille en France?» Ou alors des amis, ou même, peut-être était-ce un prétendant. L'idée ne m'avait même pas effleuré l'esprit que sa profession  ait été la cause de son emménagement. «Ah bon? J'avais cru comprendre que vous aviez un petit faible pour toutes les pâtisseries en général.» Je rigolai avant de poursuivre. «Non mais c'est très bien ainsi, ya rien de mieux que de faire plaisir à son estomac.» C'était bien beau les salades et tout ce qu'on appelle la nourriture saine, mais rien ne vaut un bon gros steak ou des petits gâteaux.

Le silence ne retomba pas bien longtemps. J'avais été prévenu de la curiosité de la demoiselle, mais je n'avais pas imaginé qu'on aborderait le sujet des passions aussi rapidement. Je passai proche de m'étouffer avec ma bouchée, et j'essuyais mes lèvres du revers de ma main. «Disons que, par le passé, j'étais beaucoup plus intellectuel, la lecture faisait partit de mon quotidien.» Et je ne parlais pas uniquement des livres sur le Droit, ou sur les cas que j'avais eu à traiter. «J'ai eu pas mal le temps de changer pendant...» Je baissai les yeux vers le sol avant de reporter mon attention sur Swann. «Enfin, vous voyez ce que je veux dire. J'ai un peu laisser tomber le côté intellectuel. Vu les charges pour lesquelles j'ai été inculpé, disons que je ne me suis pas fait beaucoup d'amis. J'ai du commencer a m'entraîner de manière plus assidue si je voulais être capable de bien me défendre.» De ce côté, j'avais assez bien assuré. Après avoir donner quelques leçons aux gros durs de la prison, on a fini par me laisser tranquille. «Je suis très manuel, la peinture, la mécanique, je touche a peu près à tout. Ce qui n'était pas le cas avant.» Comme quoi la prison n'avait pas eu que des effets négatifs sur ma vie. Valait mieux se montrer optimiste. «Et sinon, mise à part être curieuse, vous avez d'autres passes-temps.» De nouveau, j'affichai un sourire -taquin cette fois- avant de porter le dessert à ma bouche et croquant dedans à pleine dent, je fis dégouliner la crème fouettée de chaque côté du chou. «Maintenant, c'est moi qui vous interdis de vous moquer.»  
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MessageSujet: Re: Swann&Liam ~ Quand le hasard fait bien les choses Lun 12 Sep - 21:44


J’avais remercié Liam pour nous avoir offert les pâtisseries et promettais déjà de me rattraper la prochaine fois. Du moins, s’il avait envie de me revoir. Assis sur un banc, on avait l’air de deux gourmands prêts à croquer dans nos desserts. Nous avions choisi sans penser à la façon dont on les mangerait mais tant pis, cela en valait bien la peine. Le goût était au rendez-vous. De plus en plus à l’aise avec Liam, je manquais de parler un peu trop et m’était arrêtée de justesse en confiant seulement avoir vécu à Paris. Liam me parlait de tous ces grands monuments parisien ou proches de Paris. J’avais eu la chance de les visiter et de me perdre également en province où les paysages ne manquaient pas de charme et d’intérêt. « C’est magnifique ! Vous devriez y aller un jour… » Il ne le regretterait pas, j’en étais certaine.

Je croyais à nouveau dans mon gâteau et cette fois je manquais d’en mettre partout. La diversion provoquée par ma maladresse faisait que j’en oubliais de répondre à sa question sur une potentielle famille en France. J’étais juste occupée à essuyer les dégâts à tenter de remettre la crème entre les deux niveaux de pâte à choux tout en confiant mon amour de la pâtisserie française. Ça me valait une petite vanne bien placé qui m’arrachait un rire. « Touché ! » Avais-je prononcé en français. « Je crois que je ne peux plus cacher ma gourmandise… je n’y arriverai jamais. » Une chance que je ne prenne pas trop de kilos facilement et que le sport n’était pas une torture pour moi car j’aurais sans doute fini aussi ronde qu’un ballon à manger et grignoter sans arrêt. « C’est terrible. » Concluais-je avec un sourire amusé.

Je venais d’interroger Liam sur ses passions et je ne sais pas si c’était ma question, ma curiosité ou le hasard mais il manquait de s’étouffer. Dans un geste instinctif je lui avais tapoté le dos tout doucement avant de fouiller dans mon sac à la recherche d’une petite bouteille d’eau que je lui tendais tout en l’écoutant me parler de lecture. Tristement, je découvrais que la prison avait aussi eu raison de ce qu’il aimait faire et je lui adressais un petit sourire compatissant. Silencieuse, je l’écoutais m’expliquer comment il avait abandonné la lecture pour l’entraînement. Se défendre. C’était devenu sa priorité là-bas et je baissais les yeux à mon tour, réalisant que je pouvais à peine imaginer tout ce que cet homme avait traversé. A cause d’une erreur judiciaire. Et j’imaginais que même maintenant, sa vie ne devait pas être complètement facile. « Je comprends… ça n’a pas dû être facile… »

Il parlait de ses talents manuels et c’était un sujet un peu plus joyeux. Je levais les yeux au ciel en réalisant que j’étais à l’opposé de lui. « Je suis d’une telle maladresse que je crois que je ne suis absolument pas faite pour les travaux manuels… » C’était presque maladif à ce point-là.
Et comme c’était de bonne guerre, Liam me retourna la question sur les passions et souriait amusée à sa petite pique sur ma curiosité. « Je plaide coupable. » Alors qu’il croquait dans son chou, c’était à lui de galérer un petit peu et je tendais ma serviette pour lui essuyer les lèvres avant de réaliser que c’était un geste bien trop intime. Je me retrouvais à lui tendre la serviette bêtement après avoir retiré mon bras un peu trop rapidement. Mon sac glissait du banc, encore ouvert de ma précédente recherche pour attraper ma bouteille d’eau, son contenu s’étalait légèrement sur le sol. « Nan ! Laissez, ce n’est pas grave… » Et j’allais pour me baisser pour tout ramasser au moment où je réalisais que ma carte de presse avait glissé juste sous le nez de Liam. C’était peut-être un signe du destin ou une bonne leçon qu’il me donnait. Je ne cherchais même pas à essayer d’attraper la carte de presse dans un espoir vain d’éviter la catastrophe. J’avais relevé les yeux vers Liam et à la tension sur son visage, je comprenais qu’il avait vu la carte et fait le lien. « Ce n’est pas ce que vous croyez… » Il s’était levé, forcément, et allait me planter là comme je le méritais mais je voulais essayer encore de recoller les morceaux. « Liam ! Laissez-moi vous expliquez… Ce n’est pas la journaliste qui a passé la soirée avec vous » Et désespérée je tentais une dernière fois de le retenir. « Liam… Je suis désolée… Ecoutez-moi… » Mais je me retrouvais tristement figée sur place devant ce banc.

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